‹ ColéoptèresChapitre 5 sur 53 · NOMENCLATURE DES DIFFÉRENTES PARTIES · texte numérisé non relu

NOMENCLATURE DES DIFFÉRENTES PARTIES

composant le corps des Coléoptères

Carabique : Sphoclrus leiicophtbalmiis. — Dessous du corps.

a, languette. — 6, paraglosse. — c, palpe labial. — d, lobe interne de la mâchoire, ou palpe maxillaire interne. — f, palpe maxillaire, ou palpe maxillaire externe. — g, mandibule. — h, menton ollrant une forte dent médiane en avant. — i, pièce basilaire. — j, tempe. — /î, limite postérieure de la joue très réduite. — l, œil. — m, antenne filiforme. — n, prosternura. — o, bord infléchi du pronotum. — P, épisternum. — q, épimère soudée. Ces deux dernières l)ièccs forment les propleures. — r, hanche antérieure. — s, trochanter antérieur. — t, cuisse. — «, jambe ou tibia. — V, tarse. — x, ongles ou crochets. — a', mésosternum. — b’, épisternum. — c’, épimère. très étroite. Ces deux dernières pièces forment les mésopleures. — d’, bord infléchi ou repli latéral de félytre. — e’, hanche intermédiaire. — f, métastornura. — g’, épisternum. — h’, épimère. Ces deux dernières pièces constituent les métapleurcs. — f, hanche postérieure. — f, trochanter postérieur, dit fukrunt, — k’, abdomen.

FAUNE ÉLÉ.AIENTAraE

ritnre ou recevoir sa ponte, on voit les feuillets des antennes s’écarter pour mieux recueillir ces effluves. Les formes do ces organes sont très variées ; tantôt les antennes sont grêles comme chez les Carabides, tantôt très longues comme chez les Capricornes, tantôt renflées en fuseau comme chez les Boucliers ou coudées comme chez les Charançons, ou terminées par des feuillets serrés comme chez les Hannetons, les Cétoines, les Bousiers. Le nombre de leurs articles est généralement de onze.

Le thorax, en avant duquel est insérée la tète, se compose de trois portions : le prothorax, dont la plaque supérieure, appelée corselet, forme avec la tète et les élytres, le dessus du corps ; le mésothorax qui ne se révèle en dessus que par une petite portion appelée écusson située à la base de la suture des élytres et disparaissant parfois ; et le métathorax, complètement caché sous les ailes. Ces trois portions sont représentées en dessous : l“par le prosternum qui porte les pattes antérieures, dont les hanches sont tantôt contiguës, tantôt séparées par la saillie sternale, très variable de forme ; 2“ par le mésosternum, assez court, souvent échancré pour recevoir la saillie prosternale et portant les pattes intermédiaires ; 3“ par le métasternum, toujours assez développé, sur lequel sont insérées les pattes postérieures ; il est parfois, mais très rarement, prolongé postérieurement en épine, comme chez les Hydrophiles.

Les pattes se composent : 1 “ de la hanche qui sert de point d’insertion dans le tliorax et qui est le plus souvent globuleuse et médiocrement saillante ; mais quelquefois elle devientconique,très proéminente; elle s’articule dans une cavité appelée colyloïde qui est tantôt arrondie, tan-

tôt angulée en dehors, tantôt entièrement fermée, tantôt ouverte sur le bord du prosternum ; 2“ de la cuisse ou fémur, ordinairement un peu renflée vers l'extrémité, parfois armée d'épines en dessous ; 3° de la jambe ou tibia, tantôt presque cylindrique et nue, tantôt prismatique, crénelée ou hérissée de soies ; 4° du tarse, composé d’articles variant en nombre (de trois à cinq) et terminé par deux crochets, très rarement par un seul ; ces articles sont le plus souvent oblongs et l'avant-dernier un peu élargi, cordiforme ou échancré; dans beaucoup d’espèces ils sont élargis chez les mâles, comme on le voit chez les Carabes. Les pattes longues et assez grêles chez les insectes carnassiers et coureurs, deviennent plus courtes et épaisses chez les espèces fouisseuses, et alors les jambes antérieures sont fortement dentées et élargies, comme chez les Géotrupes et les Bousiers, les Rhinocéros ou Orijctes. Chez les insectes nageurs, les pattes postérieures sont plus développées et leurs tarses sont comprimés et ciliés pour faciliter la natation, mais les pattes antérieures sont plus courtes. Le contraire a lieu, il est vrai, pour les Gyrius ou Tourniquets, qui ont mérité leur nom à cause de la rapidité avec laquelle ils exécutent des courses circulaires sur les eaux tranquilles ; mais ce ne sont pas des insectes vraiment nageurs, ils restent toujours à la surface et ne s’enfoncent que lorsqu'ils y sont forcés.

L'abdomen est composé do cinq ou six segments ; les derniers sont quelquefois mobiles et peuvent se relever ou s'affaisser comme ou le voit chez beaucoup de Staphylinset les Boucliers on Silpha; il prend parfois un grand développement, chez les Mcloe par exemple et chez plusieurs Galéruques. Quelquefois il se termine, chez les

FAUNE ÉLÉMENTAIRE

femelles, par une tarière qui sert à déposer les œufs, mais il n’est jamais armé d'un aiguillon. Dans quelques groupes, les Cétonies, les llister, les Bruches, etc., le dernier segment est perpendiculaire en forme d’écussoir et prend le nom de pygidium. Quelques insectes, les Carabes surtout, lancent par l’extrémité de l’abdomen un liquide âcre qui -parait être composé d'acide butyrique, tandis que le gaz qui produit les détonations des Brachines est formé d’oxygène et d’acide carbonique avec un peu d’azote.

Les ailes sont au nombre de quatre ; les supérieures, ou élytres, sont de consistance cornée et servent plutôt de parachutes que d’organes du vol ; il y a môme un certain nombre de Coléoptères qui soulèvent un peu ces élytres pour laisser les ailes se développer, comme on peut le voir chez les Citoines. Généralement les élytres, dont la ligne de jonction s’appelle suture, recouvrent tout l’abdomen, mais parfois elles sont beaucoup plus courtes, comme chez les Staphylins, les Molorqnes, ou bien laissent <à découvert les deux ou trois derniers segments comme chez les Nécrophores. Chez les Sitaris et les Oedémërcs elles sont très rétrécies après la hase et laissent voir une partie des ailes. Celles-ci sont membraneuses, bien plus longues que les élytres sous lesquelles elles se cachent en se repliant ; parfois elles sont atrophiées ou manquent complètement et dans ce cas les élytres sont presque toujours soudées à la suture. Ces dernières forment, le long de l’abdomen, un repli, àxtépipleural, assez variable et donnant parfois des caractères utiles.

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