I. Elyires entières
A. Coï'ps hémis|)tHiri(|ue ou ovalaire.
B. Corps oblong ou allongé 12. i-AinniniiDEs.
li. Elytrcs bien plus courtes que Tabdomen. 7. psélaphides.
Ce tableau des familles -n’est pas d’une exactitude rigoureuse en ce que, dans certains groupes, le nombre (les articles des tarses a subi des variations ; mais ces exceptions ne font que confirmer la règle et le système tarsal présente trop d’avantages, en ce qui concerne l’arrangement des familles, pour ne pas l’appliquer dans un ouvrage de ce genre.
FAUNE ÉLÉMEiNTAlRE
FAMILLE DES CICINDÉLIDES
Un seul genre représente, on Europe, cette famille, qui ne diffère de la suivante que par l’insertion des antennes sur la. face de la tète et par la présence d'un petit crochet articule à l’extrémité des mâchoires. Ces insectes ont 6 palpes, 5 articles aux tarses et vivent dans les endroits salffonneux, découverts, sur les plages, plus rarement dans les clairières arides et les. chemins au milieu des Lois. Leur forme est élégante; la tète, avec ses gros yeux, déborde le corselet, qui est plus étroit que les élytres; les pattes sont longues et grêles; les mandibules sont grandes, en forme de faucilles, aiguës et dentelées, et pincent bien les doigts. Ils exhalent, quand on les saisit, une odeur pénétrante assez agréable. Leur coloration est d'un vert tantôt mat, tantôt un peu bronzé ou môme cuivreux, avec des bandes angulées ou des points d’un blanc parfois jaunâtre.
Ciciiiiltrln campestris, 12 à 15 mill., d’un vert pré mat en dessus, d’un rouge cuivreux, brillant en dessous, ainsi que sur les côtés du corselet et les premiers articles des antennes; abdomen bleuâtre au milieu ; élytres assez plates, ayant sur chacune G points blancs, celui du milieu accompagné d’une petite teinte noirâtre; commune partout, surtout au printemps et à l’automne. — C. hy-
brida (PL I, fig. l)., 12 à 17 mil!., plus convexe, d’un bronzé brunâtre plus rarement verdâtre et parfois presque noir, dessous et tarses bleuâtres ; pattes, suture, écusson et côtes de l’abdomen cuivreux; sur chaque élytre, une large bande médiane, angulée, s’élargissant sur le bord, une tache en lunule à l’épaule, une autre à l’extrémité, d’un blanc jaunâtre; dans les bois, au bord des eaux, de la mer, très commune. — On trouve dans les Alpes une espèce très voisine, C. sijloicola, mais plus graiule, plus allongée, plus robuste, à tête plus grosse, à corselet rétréci en arrière, ù élytres plus convexes, plus parallèles, non dentelées, commune à la Grande-Chartreuse. — C. (jallka, un peu plus petite, d’un beau vert avec les lunules blanches, d’une forme plus étroite, moins robuste; plus rare que la précédente, plus voisine des neiges. — C. sylvatica, 15 à 18 mil!., un peu allongée, conve.xe, d’un brun bronzé, veloutée en dessus, d’un noir bleuâtre en dessous, avec les côtés violacés ; labre noir (il est blanc chez les autres); élytres très illégales, rugueuses, une lunule humérale, une bande médiane ondulée et un point blanc sur chacune ; dans les bois très sablonnoux, peiidaiit l’été. — C. UUoralà, 12 à 15 mill., assez allongée, d’un brun reugeâtre ou verdâtre, avec la suture cuivreuse, élytres ayant une lunule humérale blanche, une autre apicale, et entre les deux, 4 points blancs sur 2 lignes un peu obliques ; bords de la mer, très commune. — C. flexuosa, 1 1 â 14 mill., d’un bronzé plus ou moins rougeâtre, rarement verdâtre, dessous d’un vert bleuâtre brillant, élytres ayant chacune 2 taches à la base, 3 autres le long de la suture, une lunule humérale, une autre dorsale fortement angulée et un point
18 FAUNE ÉLÉMENTAIRE
souvent réuni à la lunule, d’un blanc un peu jaunâtre, commune dans le Midi, au bord des eaux. — C. trisignata, 9 à 11 mil!., allongée, d'un vert bronzé, dessous très brillant, élylres triangulaires à l'extrémité, ayant le bord interne, une lunule liumérale, une autre apicale, et une bande discoïdale étroite, angulée en arriére, puis arquée en dedans; avec la précédente. — C. paludosa, 10 à II mil!., presque cylindrique, d’un brun bronzé, rarement verdâtre; sur chaque élytre 3 lunules blanches presque droites, se joignant ordinairement et formant alors une bande un peu sinuée; plages sablonneuses de la Méditerranée. — C. germanica (PI. I, fig. 2), 9 à 12 mill., allongée, cylindrique, d’un vert soyeux, passant au bleu et au noirâtre, presque mat ; dessous verdâtre et brillant ; élytres ayant un point apical, d’un blanc jaunâtre; dans les champs, les prés, etc. Vole très rarement.
FAMILLE DES CARABIDES
Ces insectes se reconnaissent à leurs antennes filiformes, assez grêles, insérées latéralement, leurs palpes au nombre de six, leurs mandibules assez longues et tranchantes, peu dentées, leurs pattes allongées, à trochanters bien développés et à tarses de cinq articles, les antérieurs souvent élargis chez les mâles. Aussi carnassiers que les Cicindélides. iis sont un peu moins agiles et
surtout s’envolent assez rarement; beaucoup sont privés d’ailes et ne quittent que la nuit, soit les pierres, soit les fissures du sol, soit les feuilles mortes qui leur sei'vent d’abri. Certains groupes vivent exclusivement au bord des eaux, dans les marécages; quelques espèces meme Habitent sous les eaux de la mer.
I, Jambes aiUôi'inures non écliancrees en dedans.
A. Epines terminales des jambes antfirieures insérées l'une à l’extrémité, l'antre un peu
en avant ÉLAPiimr.Ks,
B. Los deux épines insérées à l’extrémité. . . carabiens.
IL Jambes antérieures éohancrées au bord
interne.
A. Elytres tronquées braciiiniens.