‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 107 sur 191 · Id., p · texte numérisé non relu

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site, une soif de savoir le poussait à tout apprendre à la fois, l'empêchiait de renoncer à rien?

A Cîœttingen, où il arriva au mois de février, il se répandit ainsi dans les multiples demeures de la science allemande, étudiant l'histoire naturelle et la physiologie avec Blumenbach, le gothique et le vieux haut allemand (qu'il appelleTheotiscan) avec Tychsen, dans Ulfilas et Otfrid., et le moyen haut-allemand « en lisant avec un soin tout particulier les Minnesinger et les romans en vers, et en peinant sur les Meistersinger, leurs successeurs dégénérés' )) jusqu'à Hans Sachs. Il connut aussi les cours d'Eiclihorn sur le Nouveau Testament et peut-être ceux de Heyne sur la littérature grecque, mais on n'a pas prouvé qu'il ait alors suivi les cours de Bouterwok sur la philosophie de Kant, ni même qu'il se soit occupé de philosophie. Il n'en est pas (|u(>stion dans ses lettres, et les registres de la bihliothoquc montrent qu'il empruntait surtout des livres de littérature et de philologie. 11 est vrai quil dit avoir acheté beaucoup de livres de métaphysique (( en vue de l'ouvrage aucpiel je pense consacrer en silence le meilleur dema vie' ». Mais nous croyons ([u'il s'agit surtout de philosophie religieuse ■■• et puis, il ne dit pas qu'il les a lus, ces livres.

C'est bien la Vie de Lessing et l'histoire des contro verses religieuses qui y sont impliquées, qui paraît avoir occupé la plus grande partie de son temps à Gœttingen. Il écrit à Poole. à Wedgwood qu'il lit et fait des extraits du matin au soir *, qu'il n'a jamais autant travaillé et qu'il espère ne jamais avoir à travailler aulant. (( ce travail de copie sans fin étant un

1. liiogmp/iia Liinrarin, l. I, p. 213-14. Leflers, p. 298-99.

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