‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 38 sur 191 · Letters, p · texte numérisé non relu

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quer l'intrigue sans me mettre ouvertement en contradiction avec des événements récents, mon seul but a été d'imiter le langage passionné et violemment métaphorique des orateurs français, et de développer les caractères des principaux acteurs qui jouent sur ce vaste théâtre d'horreur '. »

En réalité lœuvre est sans mérite littéraire. Ce sont, comme l'a dit Southey des deux actes qu'il a écrits, « les journaux mis en vers, aussi vite que possible )). Quand les jeunes auteurs ajoutent quelque chose de leur cru, c'est souvent tout à fait hors de propos, comme ces vers mis dans la bouche de Barrère :

La troupe athée menée par Hébert,

dont la main furieuse mit à bas les autels du Dieu vivant

avec toute Tinlolérance de l'athéisme '-.

On a cherché, avec trop d'ingéniosité peut-être, à rattacher cette improvisation à l'influence de Godwin, à y voir une critique « de l'insensibilité systématique que celui-ci érigeait en doctrine ^ ». Mais Coleridge, qui avait lu Godwin avec beaucoup d'attention, aurait-il eu l'idée de représenter Robespierre comme un Godwinien? 11 fait de lui un tyran, un homme qui a la passion du pouvoir, ce qui est incompréhensible dans la doctrine de Godwin, qui est le pur individualisme philosophique, et mènerait bien plutôt à l'anarcliisme qu'an jacobinisme. Nous ne croyons pas (ju'on puisse comparer la Clinle de Jiubcs/iierre aux

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