‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 67 sur 191 · Letlers, p · texte numérisé non relu

Letlers, p

122 s. T. COLERIDGE.

obligé d'écrire à son père, trois semaines après l'avoir pris chez lui : d S'il doit rester avec moi je ne puis être son maître ni son compagnon d'études, ni d'aucune manière lui faire acquérir un système régulier de connaissances... Ma vie à moi sera consacrée pratiquement à mon ménage et à Tagriculture. Je n'aurai

pasdedomesti(|ues Je ne vois rien ([ue l'agriculture.

Je désire non seulement éviter le mal, mais en éviter jusqu'à l'apparence. Ce monde où nous vivons est un monde de calomnie! »

11 eut la sagesse de renvoyer Lloyd dans sa famille pour quelque temps et les parents du jeune homme renoncèrent pour lui à toutes leurs ambitions, et môme à toute profession régulière. Mais, quand sa santé se fut un peu améliorée, Coleridge insista pour le reprendre chez lui dans la maison que Poole lui avait trouvée à Nether Stowey, le petit village du Somersetshire, où il habitait. Coleridge allait quitter Bristol, s'éloigner de toute société, et de celle des livres de la Bibliothèque publique en particulier, pour se livrer à l'agriculture!

(' Et quelles sont les connaissances de ^'otrc Honneur en agriculture? » demandait Lamb. Mais il y avait une Providence spéciale |)our lui. A Xether Stowey il devait rencontrer l'homme tjui eut sur sa vie la plus grande influence, et la courte période d'excitation intellectuelle produite parle voisinage d'une âme pour ainsi dire créée pour compléter la sienne allait suffire à tous ses chefs d'anivre poétiques.

Mais il n'en savait rien encore. Il ne voyait qu'une chose, c'est qu'à Stowey, par (iuel(|ue opéralion mystérieuse du calmt! de la campagne et du travail manuel, il trouverait la paix. Aussi, (juand l'oole, en

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