‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 97 sur 191 · Lloyd à Cottle, Réminiscences, p · texte numérisé non relu

Lloyd à Cottle, Réminiscences, p

178 S. T. COLEHinGE.

expliquo la ilouleiir de Coleridgo, (|ui fut réolle et profonde', ce n'est pas seulement la crainte de perdre l'amitié de Lamb, c'est qu'il savait qu'il avait des ennemis et qu'une révélation comme celle du roman de Lloyd, s'il était reconnu, pouvait lui faire beaucoup de tort.

Les attaques vinrent, dans un des journaux les plus spirituels et les plus méchants du temi)s, VAiili- Jitcoh'm^ où écrivait, entre autres, le futur ministre (^anning-, alors tout jeune homme. Canning et ses amis, tous furieusement réactionnaires, atta(|uaient en prose et en vers tout ce qui leur paraissait suspect de jacobinisme, c'est-à-dire de complicité avec les idées françaises, ou simi)lemcnt avec les idées de réformes, depuis le plus vague lib(''ralisme jusqu'à la « haute trahison ». La bonne foi leur importait peu, ils ne connaissaient pas leurs victimes, et frappaient au hasard. En juillet I7!)(S, ils publièrent une pièce des vers, intitulée Nouvelle Morale^ où l'on voyait les cinq poètes errants qui vivent « dans un doux accord d'harmonie et d'amour ».

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