‹ Collected papers (volume 2)Chapitre 120 sur 150 · Fleureau, ouv. cité. p · texte numérisé non relu

Fleureau, ouv. cité. p

2. I.éou .Marquis. Les Rues d'Etampcs, p. 176. — Pourtant Marquis ajoute que le bâtiment était la propriété de la Communauté des bouchers. En outre, il émet la supposition que la Boucherie de Philippe-Auguste aurait été démolie en 1765. Mais ceci est inexact, car le bâtiment, que nous pouvons supposer avoir été reconstruit, a continué d'être désigné « la salle d'audience . Voir Marquis, p. 404, note Gi.

3. Sur le plan cadastral de 1825, le bâtiment est désigné « Théâtre ». Quand il fut démoli, les troupes d'amateurs allèrent s'installer dans une maison de la route de Paris, dite Salle de la Girafe.

4. Dans cette maison, le représentant du Chapitre d'Orléans exerçait à Etampes sa justice haute, movenne et basse sur ses justiciables d'Etampes ou des environs Fleureau, oui-, ciif, p, ~

— i3 — signée en 1226, dans l'acte de limitation des paroisses Notre-Dame et Saint-Basile (I). Nous avons l'acte de délibération du directoire, en date du 31 octobre 1791, ordonnant sa vente comme faisant partie de la seigneurie du Menil-Girault (3). De cet hôtel Sainte-Croix, je considère comme en ayant fait partie la maison portant n° 14, qui existe actuellement à l'angle de la rue de la Tannerie et de la Place de l'Ancienne-Comédie, sur la façade de laquelle est sculptée en pierre une croix à deux branches égales. Cette maison, qui est très ancienne, possède une cave voûtée à deux étages.

Pour en revenir aux de Saint-Yon, il est évident que s'ils ne furent pas les concessionnaires de la boucherie étampoise aux xne et xm*3 siècles, ils ont pu le devenir par la suite ; le fait est très douteux,maisen tout cas, — et c'esttout ce que nous prétendons aujourd'hui, — ils ont bel et bien possédé à Etampes la grande demeure qui porte leur nom et dont l'ornementation soignée révèle le passé à travers le Moyen Age et la Renaissance. Je crois donc intéressant d'ajouter quelques mots de plus et sur eux et sur leur logis.

Comme on le conçoit tout de suite, cette vieille famille de barons tirait son nom du fief de Saint-Yon, près de Châtres, aujourd'hui Arpajon, qui est à quinze kilomètres environ d'Etampes ou de Corbeil.

D'après l'abbé Lebeuf(3), le plus ancien seigneur du fief serait Hugo miles de Sancto Ionio, cité au cartulaire de Notre-Dame-des- Champs. Aymon de Saint-Yon est nommé au cartulaire de Longpont dans un acte passé entre 1086 et 1135. Puis, sous Louis VI existait Païen, Paganus de Sancto lonio, dont le vrai nom était Rogerius et qui servit de médiateur entre son prieuré de Saint-Yon et l'abbaye de Morigni.

1. Fleureau, ouv. cité, p. 404. — Ce très intéressant acte signe par Gautier Cornu, archevêque de Sens, confirme une partie de ce que nous avons dit ci-dessus. On y trouve cette phrase: « ... A domo sanctœ Crucis Aurelianensis qux est juxta domum Régis... » La maison du Roi citée ici ne saurait être son habitation, son palais du séjour, qui eût été plus respectueusement désigné, mais une propriété du roi, mise eu opposition avec la propriété du Chapitre d'Orléans. Il s'agit, à mon avis, de la Boucherie et de ses dépendances. Le même acte cite en même temps une propriété appartenant au Chapitre de l'église Sainte-Croix d'Etampes, qui au temps de Fleureau, était « renfermée dans le corps de la boucherie » (p. 405). Tout auprès (juxta) se trouvait également la propriété, le domus de l'abbaye de Saint-Denis, mais nous ne s.ivous pas où exactement. Enfin l'auberge du Coq-en-pate ne doit pas avoir changé de place depuis longtemps.

2. Archives départementales. En partie publié par L. Marquis, ouv. cité, p. 403. L'hôtel est estimé à 120 liv. de revenu et à 2113 liv. de capital.

3. Hist. de la ville et du diocèse de Paris, t. IV, p. 94, 163 et 164.

A partir de 1133. une série de transactions interviennent entre eux et plusieurs autres contractants : i° le roi de France ; 20 les religieux de Saint-Martin des Champs, alors détenteurs du prieuré de Montmartre; 30 les religieuses qui succédèrent à ceux-ci dans le même lieu passé au titre d'abbaye.

C'est dans ces derniers actes que les de Saint-Yon se révèlent les Grands-bouchers de Paris, car il s'agissait pour eux d'acquérir de vieux bâtiments mitoyens pour donner de l'extension aux étaux du Chàtelet. En 1 153, Philippe de Saint-Yon vendit aux religieuses de Montmartre tout ce qu'il avait de terres ou autres héritages à Torfou(x), en même temps qu'il remettait au roi le fief qu'il possédait en ce lieu 2 .

Les Saint-Yon acquirent peu à peu une grande puissance à laquelle leur richesse ne fut sans doute pas étrangère. A la fin du xme siècle, une de leurs filles, Agnès, épousa Robert II de Courtenay, Sr de Tanlay, de Ravières et de Saint-Winemer. qui était issu du roi Louis VI ; de même, une arrière-petite-fille de ce couple, Jeanne de Tanlay, dame de Poissy épousa Jean de Chamigny, Sr de Saint- Yon - .

Les Saint-Yon se sentaient puissants et avaient de gros intérêts à défendre ; aussi n'est-il pas surprenant qu'ils aient joué parfois un rôle politique. Au commencement du xve siècle, pendant les guerres des Armagnacs et des Bourguignons, ils se mirent à la tête des bouchers ou Ecorcheurs, du parti du Duc de Bourgogne contre le Duc d'Orléans et les Armagnacs, et furent un grave sujet de troubles. Les revers de la lutte leur tirent perdre momentanément leurs privilèges. Néanmoins, au cours du siècle, Garnier de Saint-Yon fut échevin de Paris et garde de la Bibliothèque du Louvre M). Enfin ils furent pendant plusieurs siècles si étroitement mêlés aux grands événements de la vie parisienne que les documents les concernant sont innombrables aux Archives nationales. La Communauté perdit

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