‹ Collected papers (volume 2)Chapitre 124 sur 150 · M. Auguste Dujoncquov. adjoint au maire d'Etampes · texte numérisé non relu

M. Auguste Dujoncquov. adjoint au maire d'Etampes

3. Un mémoire faisant partie des titres de propriété signale que la ruelle bordant le jardin et dite « du Pont-Doré », portait autrefois le nom de « Ruelle au Comte », parce qu'elle aboutissait à la rue du même nom. L'acte de 1236 mentionne un « vicus Comitis •> qui doit sans doute se trouver en ces parages.

4. D'après le plan cadastral, le n" 15 fait hache sortante sur le nu 13; et le n° 13 entre de même dans la maison voisine, n* n.

PL III. - Grand-Hotel-Saint-Yon.

Lucarne sur la façade principale {restaurée)

Quant à l'hôtel actuel (n° 17, en A sur le plan) c'est une grande construction qui tourne autour d'une cour. Il a deux étages surmontés de toits très en pente qui font de vastes combles avec charpentes en châtaignier et lucarnes très ornées du côté de la rue.

Il est probable que l'hôtel a été bâti en deux fois ('), mais peutêtre avec un court intervalle entre les deux constructions. Peut-être encore, à cette occasion, a-t-on démoli entièrement les édifices antérieurs, ou s'est-on contenté de les rajeunir. Le corps de bâtiment le plus ancien me paraît être celui qui touche au n° 19. Les meneaux de ses fenêtres ont été enlevés par un marchand de laines au milieu du siècle dernier. Depuis, une restauration opérée en 1873 par M. Dujoncquov, a remis les choses à peu près en état.

L'autre corps de bâtiment, mitoyen avec le n° 15, est peut-être une annexe très ancienne, mais, en tout cas, il a une décoration très caractérisée de la fin du xve siècle ou du commencement du xvie. Il s'étend en travers, d'un côté s'avançant vers la rue, de l'autre enjambant la rivière. L'aile nord-ouest possède une ornementation particulièrement soignée, parce qu'elle était du côté de la rue.

Son grand pignon, qui donne sur la cour, a son rampant garni de crochets ayant toute l'exubérance de leur époque (PL II). Il est gardé à droite et à gauche par deux chiens héraldiques. Celui de gauche est ancien (2) ; l'autre ne l'est pas.

Les sculptures bien conservées qui ornent les montants et l'archivolte de la lucarne de la façade (PI. III) sont remarquables par leur style; elles représentent des feuillages qui s'échappent d'un vase et grimpent enchevêtrés à des amours. La lucarne rectangulaire est coupée par une croisée, c'est-à-dire par un meneau et une traverse horizontale. Elle est surmontée d'un fronton triangulaire refait et plus ou moins inventé par l'architecte restaurateur^), ainsi que les deux clochetons qui l'accostent. Il y a sur la cour deux autres lucarnes semblables et restaurées dans les mêmes proportions, mais dont les montants et l'archivolte sont simplement moulurés.

L'hôtel est flanqué de deux tourelles d'escalier, dont une possède quatre étages, le dernier étant occupé par une pièce qui accapare toute la cage au-dessus de l'escalier (4).

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