‹ Collected papers (volume 2)Chapitre 18 sur 150 · Annales de l'église cathédrale de Noyon, p · texte numérisé non relu

Annales de l'église cathédrale de Noyon, p

8. Monographie de l'église Noire-Dame de Noyon, p. 110 et 111.

9. Arch. de l'Oise, G 19S4, fol. 99 v°. — Levasseur, Annales de l'église cathédrale de Noyon, p. 815.

cathédrale. Samson, archevêque de Reims, Baudouin II, évêque deNoyon, Henri, évêque de Beauvais, Thierry, évêque d'Amiens, et Godescaud, évêque d'Arras, déposèrent les ossements de saint Eloi dans une nouvelle châsse en bois recouverte de lames d'or et enrichie de perles. Ce reliquaire était orné d'une statuette du saint évêque tenant un livre et une crosse, d'après une description reproduite par Levasseur1. La date de la translation est certifiée par un authentique trouvé dans la châsse le 5 septembre 12552 et le 23 août 12583, quand Gérard, évêque d'Amiens, et Eudes Rigaud, archevêque de Rouen, vinrent en faire l'ouverture à trois ans de distance. Parmi les autres personnages qui assistèrent à la cérémonie de 1157, il faut citer les abbés de Saint-Eloi et de Saint- Barthélémy de Noyon, de Chauny, d'Ourscamp, d'Homblières, de Saint-Prix, du Mont-Saint-Quentin, de Vermand, d'Arouaise, de Saint-Médard de Soissons, de Corbie, les archidiacres d'Amiens, d'Arras et de Beauvais, Gui, comte de Noyon, et ses fils, Raoul, comte deNesle, et Albéric, seigneur de Roye.

M. Vitet suppose avec raison que la translation des reliques de saint Eloi avait pour but d'exciter la générosité des fidèles 4, mais il n'a pas attaché d'importance à ce fait qu'une pareille cérémonie ne pouvait pas être célébrée dans un chœur à moitié construit et encombré d'échafaudages. En outre, les pèlerins qui venaient en foule vénérer les reliques de la nouvelle châsse n'auraient pu trouver place dans une simple chapelle pour accomplir leurs pieux exercices. Enfin, si le seul but de cette solennité était de faire pleuvoir les offrandes des fidèles, on aurait opéré la translation des reliques aussitôt après le second incendie, c'est-àdire vers 1153 ou 1154.

Il faut en conclure que le chevet actuel de Notre-Dame de Noyon devait être à peu près terminé le 25 juin 1157, car on a pu monter la charpente et ]es tours jumelles de l'abside pendant les années suivantes. L'incendie de 1152, mentionné par Démocharès au xvie siècle, avait sans doute causé plus de dommages aux maisons de la ville qu'à la cathédrale. En effet, il est impossible d'admettre qu'on ait pu rebâtir l'abside en cinq ans. La

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