Arch. de l'Oise, G 1984, fol. 222 v
3. Lefranc, Histoire de la ville de Noyon, p. 37, et Pièces justif. n01 32, 33 et 34.
4. Levasseur, Annales de l'église cathédrale de Noyon, p. 940.
datée de 1231, institua quatre sacristains nommés Robert de Bondy, Baudouin Tuevache, Thomas Conradi et Etienne, qui devaient coucher tour à tour dans la cathédrale pendant une semaine, sonner les cloches, décorer l'édifice les jours de fête et ranger les ornements sacerdotaux1. En 1233, Fernand de Portugal, fait prisonnier à la bataille de Bouvines, mourut à Noyon; son cœur fut déposé dans la chapelle de Saint-Eloi, derrière le maître-autel2. On trouve une mention de deux chapellenies fondées par le chanoine Hugues de Ver à la cathédrale dans un acte de vente daté du mois de février 1236 3. Au mois de mai de l'année suivante, Renaud, sire de Coucy, vendit une rente au chapitre pour la chapellenie que le chanoine Vermond de Cessoy avait établie à la cathédrale4.
En 1238, un nouvel incendie éclata dans la ville de Noyon. Ce sinistre doit donner lieu aux mêmes observations que l'incendie de 1152. Les chroniqueurs du xiue siècle n'en ont pas signalé les ravages, et il faut arriver jusqu'au xvie siècle pour en trouver une mention dans l'ouvrage de Démocharès, qui parut en 1562 5. Cet auteur affirme que toute la ville fut brûlée ; mais la meilleure preuve de l'exagération de son récit, c'est que la cathédrale ne fut pas atteinte par les flammes, comme il est facile de le constater encore aujourd'hui, car aucune de ses parties ne porte l'empreinte du style en usage au milieu du xnie siècle. Desrues6 et André Duchesne7 prétendent que cet incendie eut lieu en 1228, mais Levasseur a rectifié cette erreur8, ainsi que les auteurs du G allia christiana* .
L'évêque Pierre Ier Chariot (1240-1249), successeur de Nicolas de Roye, vit sans doute commencer la construction du cloître et de ses dépendances, car la chapelle de Sainte-Catherine qui s'ouvrait sur le cloître est citée dans les analyses de