Aubais, Itinéraire des rois de France, t. I, p
Le 3 août 1607, à trois heures de l'après-midi, la foudre tomba sur la grosse tour du nord sans occasionner de dégâts, mais elle traversa les vêtements d'un maçon qui travaillait à l'intérieur du clocher1. Le chapitre, qui avait donné deux os du bras de saint Eloi, l'un aux moines de Saint-Martin de Tournai en 16132 et l'autre à la corporation des orfèvres de Rome en 1619, céda une autre relique du pieux évèque à l'abbaye de Ferrières en Gàtinais en 16263. Le prince de Condé et le duc de Mayenne visitèrent la cathédrale le 7 août 1615 4. Après une violente épidémie de peste, les habitants de Noyon résolurent d'offrir aux chanoines une châsse en vermeil pour remplacer un des anciens reliquaires de saint Eloi. Cette châsse fut commandée le 16 août 1623 à René de la Haye5, orfèvre à Paris, qui en soumit le modèle au chapitre6. L'évêque Charles de Balsac, décédé le 10 novembre 1625, fut enterré dans l'abbaye de Marcoussis, mais son cœur fut déposé au pied d'une colonne élevée dans le sanctuaire de la cathédrale deux ans avant sa mort, car le chapitre lui accorda cette faveur le 16 mars 16237.
La confrérie des Joies, dont l'autel se trouvait au-dessous de la grosse tour du nord, fut autorisée à s'établir, le 9 juillet 1627, dans la chapelle de l'Assomption, qu'on appelait alors la chapelle neuve. Le menuisier Julien Berson rapprocha la clôture et posa un lambris contre les murs pour la somme de 300 livres8. En 1634, le chanoine Louis Flamen fit repeindre le jubé, dont la description sommaire se trouve dans l'ouvrage de Levasseur9. Le grand crucifix central, qui mesurait vingt-deux pieds de hauteur, était flanqué des statues de la Vierge, de saint Jean et de trois anges. Au pied de la croix, on voyait un calice et un dragon, emblèmes de saint Jean, et à l'extrémité des branches, ornées de quatre fleurs de lis, on avait sculpté les attributs des
1. Levasseur, Annales de l'église cathédrale de Noyon, p. 1243.