ÉGLISE DE SAINT-PIERRE DE SENLIS
ses trois fenêtres fut refait au XVIe siècle : on voit encore le pied du meneau primitif. Au XIIIe siècle, les deux chapelles du transept communiquaient avec le sanctuaire par une arcade, mais, vers 1530. l'évèque Guillaume Parvi les lit démolir pour élever de véritables bas-côtés sur les flancs de l'abside. Leurs voûtes ramifiées, qui retombent sur une colonne intermédiaire, comme les arcs des deux arcades de la partie droite, sont très remarquables et leurs fenêtres bouchées avaient un remplage flamboyant. Ces collatéraux se terminent par un mur droit.
La façade, datée de 1516 dans un cartouche à gauche du portail central, est l'œuvre d'un véritable artiste. Je l'attribuerais volontiers à Pierre Chambiges, en raison de sa ressemblance avec l'entrée du croisillon sud de la cathédrale. Son portail principal en tierspoint, dont le tympan ajouré repose sur un linteau à clef pendante, est encadré par des rinceaux, des festons et des statuettes qui représentent des scènes de la vie de Jacob, Moïse. Gédéon, Tobie et Jonas. Les vantaux en bois remontent au XVIe siècle, comme ceux de la porte du bas-côté nord. Deux tourelles ornées d'arcatures et de pinacles, amorties par des gargouilles et des petits arcs-boutants, séparent le portail central des portes latérales du même style : celle du nord était garnie de douze statuettes mutilées. Les trois pignons, revêtus d'arcatures tréflées et d'un réseau flamboyant, comme ceux des bas-côtés de Saint- Severin, à Paris, sont rehaussés de chimères et de crochets imitant les feuilles de la mauve frisée.
Au nord s'élève un curieux clocher roman qui ressemble à ceux de Saint- Aignan de Senlis. de Pontpoint, de Rhuis. de Noël- Saint-Martin et de