‹ Collected papersChapitre 39 sur 84 · ÉGLISE DE VILLERS-SAINT-PAUL · texte numérisé non relu

ÉGLISE DE VILLERS-SAINT-PAUL

tiers-point divisées soit par un, soit par deux meneaux qui soutiennent des quatre-feuilles ou des rosaces à six lobes. Le chœur, qui se confond avec le transept dans le grand rectangle du chevet, est voûté d'ogives, comme ses bas-côtés où les nervures retombent sur deux piles à seize colonnettes. La cage inférieure du clocher est formée par deux cloisons modernes. Derrière le maître-autel, une niche en tiers-point, qui renfermait l'autel primitif, s'ouvre entre quatre colonnettes, comme dans plusieurs églises du Soissonnais: des arcatures de la même forme tapissent les murs du chœur. A gauche, un vitrail du XIIIe siècle, encore intact, représente une vierge noire.

Les douze pierres tombales de cette église méritent d'attirer l'attention. Les plus anciennes, qui remontent au XIV1' et au XVe siècle, conservent le souvenir de plusieurs membres de la famille Brunel. Guillaume Brunel et sa femme Jacqueline s'étaient fait représenter dans un groupe en haut relief dont les tètes sont cassées. Pierre Brunel était trésorier du duc Philippe d'Orléans. Les tombes plates de Pierre Mahieu, de Gallerand Vuibert et de leurs femmes portent les dates de 1633 et de 1651.

Le portail principal, qui ressemble à celui de Catenoy (Oise), fut plaqué après coup contre la façade vers le milieu du XII'' siècle. Ses voussures en plein cintre, garnies de bâtons rompus, d'une frette crénelée, comme à La Villetertre, et d'un rinceau de feuillages, retombent sur dix colonnettes. Le linteau est appareillé d'une façon très curieuse au-dessous d'un tympan nu. Comme cette porte fait une saillie sur le mur, elle s'encadre dans un gable plein rehaussé d'un bas-relief qui représente un homme monté sur un lion. Au-dessus, on

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