‹ Collection Archeologique du Prince Pierre SoltykoffChapitre 29 sur 59 · PLANCHE XIII · texte numérisé non relu

PLANCHE XIII

La montre, fig. 1 ”, est une charmante fantaisie d artiste : étant fermée c’est un bouton de tulipe, étant ouverte e'esl la fleur épanouie. Ia> cadran , qui est en argent, a reçu de jolies gravures. Le mécanisme est bien traité. Les feuilles ouvrantes de la tulipe sont en argent uni. C’est la queue de la fleur qui forme l’anneau après lequel on attachait la chaîne ou le cordon. Il a fallu beaucoup d’habileté pour exécuter les parties de celle montre, pour enchâsser le mouvement dans la boite de manière à ce que les organes ne fussent (tas gênés dans l’enveloppe. L’horloger qui a fait ce travail vivait au commeuccment du xvn* siècle, il habitait la ville d’Auch et se nommait litige ml.

figure 2

1-a Cg. 2 offre une pièce d’un caractère plus austère : elle est de forme octogone et d’une notable épaisseur; les couvercles, qui s’ouvrent à charnière de chaque côté, sont simplement en argent uni. Les huit faces du pourtour forment huit petits tableaux représentant des fleurs, des fruits et divers ornements découpés à jour, comme les délicates guipures que confectionnent aujourd'hui les dames dans les salons princiers de la petite bourgeoisie. Celle montre est à sonnerie, à réveille-matin ; elle marque le quautième du mois et les jours de la semaine par un excellent système qui a été imité tout récemment par des horlogers de Paris et de la Suisse, lesquels, pour cette découverte qui date de trois siècles, n’ont pas mauqué de

sc faire donner des brevets d’invention... sans garantie du gouvernement. Je pourrais divulguer ici bien des plagiats de ce genre, mais à quoi bonî laissons les Robert Macaire de l’horlogerie moderne battre la grosse caisse sur le seuil de leur boutique, ils n'altrapent que les sots; d’ailleurs, le avi* siècle est assez riche pour supporter tous les vols de cette nature.

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