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à vos.sem-bla - blés, Mon cher Edmond^ il faut prendre un emplQi .
Suivez la loi do la nature:
Vendez à d^honnètes bourgeois Des tissus a^-fausse mesure, Ou dos aliments à faux poids, Ou des romans interminables, Ou du savon rafraîchissant...
Pour être utile à vos semblables.
Mon cher ami, faites -voua commerQant.
Ou bien consacrez vos années A guérir vos frères souffrants.
Par lé diète, par les saignées Et les visites a dix fraises; Puis vos malades incurables Tous appelleront assassin... Pour 'la santé de vos semblables.
Ion cher ami,faite(er-vou8 médecin.
Si l'uniforme militaire Sourit plus à votre raison i Allez goûter sur la frontière Les douceurs de la garnison.
Ou poursuivre, au milieu des sables, L'Arabe d'Aller à Blidah...
Pour le repos de vos semblables.
Mon cher ami i faite s- vous donc soldait.
Ou défenseur plein de courage De tous les orphelins franijais, Tous grugerez leur héritage.
Mais vous gagnerez leur procès; Et puis, tons les bavards aimables Deviennent des hommes d^état...
Pour le bonheur de vos semblables « Mon cher ami, faites vous' avocat.
Mjiis non, domtMirez inutile.
Bravez le iiitinde et sos brocards; Restez parossotix ot tranquille.
Aimez les lottros o\ les arts; Ayez doî« amis xôrilihles , Fuye? le miil. chevclioz le bien...
Pour le inalhtMir Ho vos semblables, Mon cher ami, m» faites jamais rien.