‹ Collection d'objets d'art de M. Thiers, léguée au Musée du LouvreChapitre 32 sur 36 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

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1419. BOITE ovale, ouvrant à charnière, en or, couverte extérieurement d’un ricin-

travail de mosaïque de Neubert, de Dresde, composé de belles matières dures, agate, cornaline, turquoise, et parties métalliques sous cristal, imitant les perles fines. Le dessus esl orné d’un camée sur agate orientale rouge, à trois couches, représentant une tète d’Omphale de profil à droite. Époque Louis XV. — Diamètres, 0,086 et 0,060.

1420. — BOITE oblongue à angles coupés, ouvrant à charnière, en or émaillé bleu, avec ornements rapportés en or, au pourtour, et émaillés blanc et vert. Les cordons ou encadrements sont décorés de feuillages verts et d’ornements en or se détachant sur fond d’émail blanc. Le dessus est bordé d'un rang de demi-perles. Époque Louis XVI. — Longueur, 0,088; largeur, 0,035.

1421. — BOITE oblongue et plate, ouvrant à charnière, en or guilloché gris de fer foncé, avec ornements rapportés en or et émail blanc, formant encadrement de chacun des panneaux d’émail. Le dessus représente un combat de cavalerie entre Turcs et Hongrois devant Vienne. Travail de Genève du temps de Louis XVI. — Longueur, 0,090 ; largeur, 0,047.

La poussière que soulève un combat de cavalerie a naturellement terni et dû ternir les couleurs de cette petite peinture, que j attribue à

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Lepaon, qui fut peintre de batailles attaché à la maison du prince de Condé.

1422. — BOITE rectangulaire, ouvrant à charnière, montée à cage, en or ciselé, à fleurs et ornements rocaille, et doublée en or. Elle est ornée de six panneaux peints sur émail, représentant : celui du couvercle, un sujet allégorique ayant trait au couronnement de Philippe Y, roi d’Espagne; celui du dessous, Apollon et les Muses, et ceux du pourtour, des sujets allégoriques de la Paix, de la Guerre, du Commerce et des Arts. Epoque Louis XIV. — Longueur, 0.078; largeur, 0,062.

Cette boîte, doublée en or, renferme une note imprimée coupée dans un ancien catalogue. Il y est dit que la boîte fut donnée par Louis XI\ ù son petit-fils Philippe Y, lorsque ce jeune prince fut appelé au trône d’Espagne par le testament de Charles II, en 1700. De fait, le présent était digne d’un roi ; et ce n’est pas la faute de Louis XIY si les miniatures exécutées sur les deux faces et au pourtour ne sont pas d’une

couleur plus agréable. Les rouges en sont durs, en effet, les bleus crus,

les jaunes lourds, les verts tièdes, et cela ne doit pas nous étonner, car il n’y avait, en 1700, aucun miniaturiste habile au service du roi. Petitot était mort en Suisse, où il s’était retiré après la révocation de l’édit de Nantes. Perrault et Chatillon n’étaient pas encore connus, ou du moins n’étaient pas en vogue. Lebrun et Mignard n’existaient plus, et ils étaient eux-mêmes, d’ailleurs, si peu coloristes, qu’ils eussent été incapables de diriger un peintre en miniature. La scène représentée est composée par quelque élève de Lebrun dans le goût des peintures historiques et décoratives exécutées par ce maître à Versailles. La boîte n’en

est pas moins précieuse, et il faut dire que le sujet d’Apollon et les Muses, rappelant les figures du bassin d’Apollon dans les jardins de Versailles, est d’un coloris moins rougeâtre et d’un aspect plus avenant que celui du couvercle.

1423. — BOITE ovale en or gravé et émaillé en plein, ouvrant à charnière. Le dessus et le fond sont décorés d’un médaillon représentant des jeux d’Amoursen grisaille sur fond rosé. Ge médaillon est encadré d’une grecque gravée, réservée sur un fond d’émail bleu translucide, à travers lequel on distingue des rosaces gravées sur le fond d'or. Le pourtour offre des

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compartiments en hauteur émaillés bleu lapis et des entre-deux décorés de feuillages peints en camaïeu sur fond d’émail rosé. Le bord supérieur est décoré d’ornements sinueux, réservés en or gravé sur le fond d’émail bleu. Epoque Louis XV. — Diamètres, 0,082; 0,062.

Les Amours peints en grisaille sur cette boîte sont de ceux que dessinaient si bien, au temps de Mm0 de Pompadour, Boucher, Cochin, La Rue, Greuze, des Amours joufflus et dodus, aux carnations tendres, aux mouvements d’une gaucherie adorable, non pas de ces Amours comme le style les refait, et qui sont chez Michel-Ange et Raphaël des enfants herculéens, mais de ceux que fait chaque jour la nature et en qui le style est suppléé par la grâce.

1424. — BOITE ovale, ouvrant à charnière, en or guilloché, émaillée jaune translucide et décorée de médaillons où sont peints en camaïeu brun des paysages et des marines, encadrés de festons de fleurs polychromes. Cette boite est enrichie de cordons et de montants ciselés à ornements et feuillages en relief, émaillés rouge orangé et vert, avec encadrements composés de filets d’émail blanc. Epoque Louis XVI. — Diamètres, 0,083 ; 0,059.

1425. — BOITE ovale, ouvrant à charnière, en or guilloché, émaillé gros bleu et à cordons décorés de rosaces, de feuillages et de festons de lauriers ciselés en relief et émaillés vertémeraude. Le dessus est décoré d’un médaillon ovale en hauteur (c’est-à-dire en sens contraire de l’ovale que dessine la boîte), peint sur émail et représentant une Vestale entretenant le feu sacré ; elle a un voile sur la tète et sur ce voile une couronne de fleurs ; elle est aux pieds d’une statue de Diane. — Diamètres, 0,085; 0,063.

1426. — BOITE ovale allongée, ouvrant à charnière, en or émaillé, décorée de panneaux imitant l’agate arborisée sur fond opalin. Elle est encadrée de cordons et de montants ciselés à feuillages et ornements émaillés rouge-rubis, vert-émeraude et blanc. La gorge porte l’inscription : Au petit Dunkerque. C’était l’enseigne d’un magasin de tabletterie et d’objets d'art, célèbre, à Paris, sous le règne de Louis XVI. — Diamètres, 0,083; 0,06t.

1427. — BOITE oblongue, arrondie à ses extrémités et ouvrant à charnière, en or guilloché à mille raies et à pois, et émaillée gros bleu. Elle est enrichie de cordons et de montants ciselés en relief, à feuillages émaillés vert et points d’émail imitant l’opale. Epoque Louis XVI. — Longueur, 0,107 ; largeur, 0,033.

1428. — BOITE ovale ouvrant à charnière, en or guilloché, émaillé bleu violacé, et enrichie de cordons ornés de points d’émail imitant l’opale. Les cordons du pourtour, ainsi

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if ne les montants en forme de pilastres, sont rehaussés d émail blanc. Le dessus est oiné d'une peinture sur émail, de forme ovale en hauteur, représentant un sujet ayant trait à l'hymen. Époque Louis XYI. — Diamètres, 0,0S1 ; 0,059.

C’est dans le goût de Lagrenée que la scène est composée et dessinée. Un héros s’avance vers une femme assise dont le sein est percé par une flèche que lui enfonce l’Amour. On peut croire que l’artiste a voulu peindre le mariage d’Alexandre et de Roxane. 11 est singulier que le XVIIIe siècle, où l’on parlait tant de la nature, ait été si fort occupé de l’antique. Les membres de l’Académie de peinture auraient cru déroger s ils n’avaient pas emprunté leurs sujets de la mythologie. Tout au plus faisaient-ils exception pour les motifs tirés de nos expéditions dans l’Inde sous Louis XV. Lagrenée peignait la veuve eploree d un Indien comme, au temps de Rochambeau et de Lafayette, il eût peint des caciques, mais il en revenait bien vite aux héros et aux dieux. La petite miniature que nous avons sous les yeux est très délicatement touchée. C’est de 1 antique mis à la portée des boudoirs, et la femme dont 1 Amour \ ieut percer le cœur attend un jeune seigneur qui joue les héros sur un théâtre intime dressé dans les appartements de Pompadour ou aux Menus- Plaisirs.

1429. — BOITE ovale, ouvrant à charnière, en or guilloché à mille raies et à rosaces, et à cordons décorés d’ornements et de feuillages émaillés en couleurs et rehaussés d or sur fond bleu. Les montants sont formés de vases émaillés blanc et de draperies \ertes sur fond gros bleu. Le dessus offre un médaillon peint sur émail et monté sous verre, représentant le Concert du sultan, d’après Carie Vanloo. Époque Louis XVI. — Diamètres, 0,0S5; 0,064.

La peinture ethnographique, dont nous avons fait nos délices dans le temps du romantisme, avait commencé en France sous Louis XV. Le peintre était allé jusqu’à Moscou, et il avait le monopole des sujets russiens et moscovites. Carie Vanloo avait introduit dans l’école des Turcs, des vizirs, des hachas, et ces nouveautés avaient rajeuni quelque peu le bagage pittoresque des peintres de l’Académie royale. Il est vrai de dire que les personnages de Carie Vanloo n’avaient guère, des Ottomans de Constantinople, que la robe et le turban. La sultane du Concert repré-

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sentée sur cette petite boîte d’après le tableau gravé par Littret est une Pompadour déguisée en costume oriental. Elle écoute, à côté du sultan, un morceau exécuté sur le clavecin par une jolie femme du harem de Versailles avec accompagnement de violons. On sait comment les maîtres de l’École française ont compris l’harmonie des couleurs et qu’ils l’ont obtenue, le plus souvent, par l’affaiblissement des teintes qu’il est plus facile d’accorder dans les sourdines de la palette que dans son éclat. Ici les couleurs sont pâles, fanées, délavées. Nous avions besoin, en vérité, que les Orientaux, — non pas ceux que peignait Carie Vanloo, mais ceux du véritable Orient, — et en particulier les Persans, les Chinois et les Japonais, vinssent nous apprendre que l’harmonie des tons n’est pas incompatible avec leur intensité et leur splendeur.

1430. — BOITE de forme contournée, en cristal de roche, taillée à cuvette. Le dessus et le pourtour sont décorés d’ornements rocaille et feuillages gravés en relief en guise de camée et incrustés de diamants, rubis, saphirs et émeraudes. Elle est montée à gorge à charnière en or, à moulures unies. Époque Louis XV. — Longueur, 0,078 ; largeur, 0,062.

1431. — BOITE de forme contournée, en cristal de roche, taillée à cuvette et décorée de godrons en spirale. Elle est montée à gorge à charnière en or, et cette monture offre au-dessous du bec un diamant rosé formant bouton. Époque Louis XV. — Longueur, 0,083; largeur, 0,064.

1432. — BOITE ronde, en racine de buis, doublée d’écaille rouge. Le dessus est orné d’une miniature en grisaille sur fond roux, représentant une fête bachique par De Gault. Époque Louis XVI. — Diamètre, 0,086.

Silène est amené par des Faunes et des Ménades devant Bacchus, qui est assis et à qui ses libations, sans doute, donnent un air rêveur. Une Bacchante frappe des cymbales, une autre joue de la double flûte. De Gault était un dessinateur savant qui affectionnait les motifs tirés de l’antique; son style élégant, un peu grêle, ressemble à celui de Lafitte, c’est le style qui , sur une plus grande échelle , caractérisa la décoration des hôtels de la Chaussée-d’Antin au temps du premier Empire.

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1433. — BOITE ovale, ouvrant à charnière, montée à cage, en or gravé à ornements et pilastres et à larges filets d’émail bleu, et doublée d'or. Elle est ornée de six miniatures sur vélin , par Van Blarenberghe. Le médaillon du couvercle représente un groupe de villageois jouant au furet, et ne contient pas moins de dix-sept figures. Celui du fond, c’est-à-dire du dessous, en renferme onze, qui viennent de jouer au colin- maillard dans un intérieur rustique. Ces figures ne sont pas toutes des villageois; on y remarque une dame élégante, en chapeau à plumes et redingote à la polonaise , se défendant avec mollesse contre les galanteries d’un cavalier qui semble l’inviter à la danse. Le pourtour est divisé en quatre compartiments, ornés de sujets de la vie champêtre : Annette et Lubin, Colin et Lisette. — Diamètres, 0,068; 0,051.

On a vraiment de la peine à comprendre que les miniatures de Blarenberghe aient été si peu estimées au commencement de ce siècle, alors qu’elles le sont tant aujourd’hui. Il y eut un moment où ceux ({ne nous appelons la queue de David affectaient de mépriser tout le XVIIIe siècle, y compris Watteau, et eussent haussé les épaules en enten¬

dant parler de Blarenberghe. Heureusement que cet excellent peintre en petit a reconquis sa place et que, par une de ces réactions que rend si fréquentes la mobilité de l’esprit français, les miniatures de Blarenberghe, après s’être vendues quelque cent livres, se vendent aujourd’hui quinze et vingt mille francs, et jusqu’à trente mille, témoin la miniature récemment adjugée à ce prix aux enchères de la vente Double. Trente mille francs 1 c'est beaucoup, c’est trop peut-être; mais pour l’honneur des beaux-arts, mieux vaut trop que pas assez.

En tenant compte de l’avilissement du numéraire et de ce que représentaient trois mille livres au temps de Louis XV, on peut dire que \ an Blarenberghe ne fut pas maltraité par la fortune. Il mourut cependant pauvre et dans un hôpital, aux Incurables du faubourg Saint-Martin, âgé de soixante-dix-huit ans. C’était le 23 septembre 1812. Cela résulte des registres compulsés par M. Jal, dont les patientes investigations nous ont valu tant de curieuses découvertes sur les artistes français, et notamment sur les artistes parisiens. Van Blarenberghe n’était pas précisément de ces derniers, car il était né à Lille, en 1734, et il était fils de

maître. Le plus ancien de ses ouvrages connus est daté de 1769 et signé. (Test une miniature où il a peint un bal en figures microscopiques sur

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une boîte ovale plus petite encore que celle dont la description précède. Cette boîte appartient à M. Delahante, qui l’avait prêtée à une exposition de l’Union centrale, au palais des Ghamps-Élysées, ainsi que deux autres boîtes que je n’ai point vues, mais qui sont des chefs-d’œuvre, au dire d’un appréciateur des plus compétents, notre ami Paul Mantz. Ce sont deux vues de Bercy. « L’architecture du château, les terrasses plantées d’arbres en quinconce, les tapis de verdure sur lesquels se presse une foule endimanchée, et, au fond, les lointaines perspectives des quais de Paris, tout cela est figuré sur des boîtes moins larges que la main d’un enfant, avec une aisance de pinceau, une vivacité de coloris, une touche alerte qui sont l’amusement du regard. » On pourrait ajouter l’étonnement, car rien n’est plus surprenant ni plus rare qu’une touche facile et libre dans les infiniment petits de la peinture.

Il faut croire que ces miniatures firent sensation et qu’elles lurent montrées à la cour, car c’est précisément en cette même année 1761) que le duc de Choiseul attacha Blarenherghe au département de la guerre en qualité de peintre de batailles, au lieu et place de Lenfant, qui venait de mourir. Singulière idee, soit dit en passant, que celle de choisir pour peintre officiel des batailles un miniaturiste, comme s’il n’avait dû peindre que des batailles en miniature, des victoires de poche !

J1 est vrai de dire (pie Van Blarenherghe peignait aussi à l’huile et qu’il osait s’attaquer à des tableaux d’une dimension pour lui colossale, à des toiles d’un mètre de longueur! Témoin deux morceaux, la Rade de Brest et le Cap Français, qu’il peignit dix ans plus tard pour le ministère de la marine, auquel il fut attaché, comme il l’était au département de la guerre, pour peindre « les vues et développements des villes, ports et lieux remarquables des côtes de France ». Ces mots sont tirés d’une lettre écrite par Van Blarenherghe à M. de Sartine et relatée dans le Dictionnaire biographique, historique et critique de J al.

La Rade de Brest est d’une exécution fine et précieuse. Le milieu de la composition est occupé par une frégate en armement, sur laquelle

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s’agitent matelots et forçats et qui sur le tableau est longue de 21 centimètres. Que Blarenberghe ressemble ici à Joseph Vernet, cela s’explique naturellement par l’identité des sujets qu’ils ont traités l’un et l’autre. Le désordre pittoresque d’un port de mer, le va-et-vient des figures qui portent, tirent ou traînent des fardeaux, les désœuvrés qui se promènent, les dames qui viennent s’y montrer, les enfants qui s’y amusent, cela compose un tableau tout fait, un tableau qui se renouvelle sans cesse et qui est toujours arrangé à souhait pour le plaisir des yeux. On voit dans la Rade de Brest ce qu’on voyait chaque jour dans ce temps-là, la frégate servant de vaisseau amiral non loin de la frégate en armement, le quai de la Recouvrance, avec sa fontaine, les maisons du port, des soldats, des bourgeois, des femmes bien mises, des petits garçons, et cette foule anime le spectacle sans l’encombrer, elle y grouille sans confusion. Jusque-là, rien de bien saillant, rien qui soit de nature à exciter une vive admiration, ou du moins rien qu’on ne puisse rencontrer ailleurs. Mais ce qui est absolument rare dans ce tableau d’un mètre de long, c’est qu’il s’y trouve un autre tableau qui ne mesure pas trois millimètres , c’est une toile accrochée à la porte d’un marchand, et assez distincte en ses dimensions insaisissables pour qu’on y reconnaisse un paysage avec des arbres, des animaux et un ciel !

C’est là vraiment que triomphe le peintre jadis attitré « des ports et côtes de France ». Les appointements attachés à ce titre étaient de trois mille livres, qui furent réduits, en 1776, à quinze cents livres. Les deux tableaux dont M. Jal fait mention, la Rade de Brest et le Cap Français, furent payés à Blarenberghe cent quatre-vingt-dix-huit livres seulement, sans doute parce qu’on faisait entrer en ligne de compte le traitement qu’il recevait. Ce prix toutefois est bien misérable, et l’on aurait peine à y croire s’il n’était constaté dans un état des dépenses et recettes du trésorier de la marine, se rapportant à l’exercice de 1779 et signé du maréchal de Castries. Il faut dire, au surplus, que Van Blarenberghe était aussi maître de dessin des enfants de France, étant adjoint, en

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cette qualité, à M. de Silvestre, dont il avait la survivance, et que jusqu’à la chute de la royauté il toucha ses traitements.

A vrai dire, ce n’est pas précisément comme « maître de dessin » que Van Blarenberghe se recommande à la postérité, non pas que son dessin ne soit correct et très suffisant; mais il est un peu rond et mou, il manque de cet accent, de cet esprit du contour, de ce sentiment vif des méplats, que Meissonier saurait conserver dans une figure grande comme l’ongle. Ce qui est remarquable, ce qui est prodigieux chez Blarenberghe, c’est la finesse exquise et surtout la liberté de la touche. Loin d’être stenté dans ses petits ouvrages, il n’est jamais plus à l’aise que là où les autres seraient gênés. Il y montre une facilité, j’allais dire une largeur prodigieuse, et une allure étonnamment dégagée. Des vérités infinitésimales y sont indiquées avec souplesse et poursuivies en apparence jusqu’au bout; je dis en apparence, parce que le détail chez lui paraît minutieux et ne l’est point. Il excelle à nous donner le change par l’habileté de sa manœuvre, et en portant sa touche où il faut, il nous fait croire que nous voyons, dans ses miniatures, ce qui n’est que sousentendu. C’est ce côté du talent rarissime de Blarenberghe qui motive les prix énormes auxquels s’élèvent aujourd’hui les boîtes ornées de peintures par cet artiste charmant, mort à l’hôpital.

1434. — BOITE ovale, ouvrant à charnière et montée à cage en or ciselé, à feuilles de laurier et à feuilles d'eau avec entre-deux émaillé gros bleu. Elle est ornée de six miniatures représentant des scènes d’intérieur d’après Greuze. Époque Louis XVI. — Diamètres, 0,079 ; 0,000.

Les tableaux de Greuze qui sont reproduits dans ces miniatures, sur le couvercle de la boîte et au-dessous, sont d’abord celui qui a été gravé par Maleuvre sous le titre de l’Enfant gâté. La mère adresse quelque douce remontrance à un petit garçon en apparence contrit, qui fait les yeux en coulisse, pendant que le chien de la maison lèche la cuillère à bouillie. Ensuite celui que Laurent Cars a si bien gravé sous le nom de Silence! et qui n’est qu’une variante du précédent. Un petit enfant est endormi sur sa chaise roulante et son tambour dort à côté de lui. La

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mère, une femme blonde et fraîche, coiffée avec grâce d’une cornette négligée, impose silence à un enfant plus âgé qui tient un mirliton dans ses doigts , et qui se résigne péniblement à ne pas réveiller son jeune frère. Les petites scènes du pourtour sont des jeux d’enfant tirés de l’œuvre de Greuze ou des petites peintures de Freudenberg.

1435. — BOITE oblongue à angles coupés, ouvrant à charnière. Elle est montée à cage en or ciselé, à ornements et pilastres. Elle offre sur chacune de ses faces et se détachant sur un fond de poudre d’écaille rouge une miniature en grisaille sur fond noir ; celle de dessus représente le Triomphe de Neptune, traîné sur son char par deux chevaux marins que mène l’Amour, et escorté de Tritons et de Néréides. Au revers sont peintes des divinités marines, des Naïades portées par des dauphins. Au pourtour sont distribués en compartiments huit sujets du même genre : Amours voguant, Tritons sonnant de la conque, Naïades, Sirènes, le tout d’un dessin délié, fin et sûr. La boite est doublée en écaille brune. Epoque Louis XVI. — Longueur, 0,087; largeur, 0,045.

1436. — BOITE oblongue, à angles coupés, ouvrant à charnière, en or guilloché à quadrillages et émaillé gris-perle. Elle est enrichie de cordons et de montants en or ciselé, en relief, à festons de feuillages , perles et ornements émaillés vert-émeraude, rouge-rubis et opale. Le dessus et le pourtour de la boîte sont ornés de peintures sur émail, encadrées d'or émaillé, représentant des Nymphes, des Amours et des attributs. Epoque Louis XVI. — Longueur, 0,080 ; largeur, 0,048.

Les miniatures qui décorent le dessus et le pourtour de la boîte, car le fond est simplement en or guilloché, sont dans la manière de Natoire; et je crois même d’après lui. La frise supérieure est un joli groupe de trois femmes jouant avec un Amour. Les Cupidons du pourtour sont aussi de ce style aimable , tant déprisé par l’école de David , mais qui n’est pas déplacé sur une boîte destinée à passer des mains d’un Céladon entre les doigts fuselés d’une petite-maîtresse et qui deviendra peut-être une boîte à mouches.

1437. — BOITE rectangulaire à angles arrondis et à pourtour ondulé, en écaille blonde piquée et posée d’or. Elle est montée à charnière et bec en or. Travail napolitain de la première moitié du XVIIIe siècle. — Longueur, 0,080; largeur, 0,047.

1438. — BOITE rectangulaire à pourtour ondulé, en écaille brune, piquée et posée d’or. Elle est montée à charnière, en argent doré. Travail napolitain de la première moitié du XVIIIe siècle. — Longueur, 0,082; largeur, 0,056.

1439. — GRANDE BOITE rectangulaire, en nacre de perles, montée à cage en argent gravé et ciselé. Le couvercle, sculpté en bas-relief, représente le jugement de Salomon et porte la signature /. B. B. fecit. Travail hollandais du XVIIe siècle. — Longueur. 0,129; largeur, 0,062.

1440. — BOITE rectangulaire, en ancien laque noir du Japon, représentant un paysage avec figures. Elle est montée à gorge, à charnière, en doublé d’or. Époque Louis XVI. — Longueur, 0.081; largeur, 0,068.

1441. — BOITE oblongue à angles coupés, ouvrant à charnière, composée de panneaux d’ancien laque du Japon, à décor de rosaces et quadrillages en or sur loin! noii . Elle est montée à cage en or de couleur ciselé, à ornements et pilastres ; elle est doublée en or. Longueur, 0,073; largeur, 0,052.

1442. — BOITE ronde en écaille, incrustée d'or gravé à rosaces et ornements, galonnée d’or ciselé et doublée en or. Le centre du couvercle, à décoration rayonnante, est orné d une opale entourée de roses. — Diamètre, 0,074.

1443. — PETITE BOITE en argent ciselé, simulant la caisse d'un carrosse, décorée d’ornements et de figures d’enfants. Travail hollandais du XV IIIe siècle. — En haut, longueur. 0,067 ; largeur, 0,035. En bas, longueur, 0,047 ; largeur, 0,025.

1444. BOITE rectangulaire à angles coupés, ouvrant à charnière et montée a cage en or ciselé. Elle est garnie de panneaux émaillés bleus sur fond guilloché. Sur chacun de ces panneaux se trouve rapportée une miniature ovale, peinte en grisaille, représentant des sujets mythologiques ou allégoriques, encadrés d’un cercle d’or gravé. Ces miniatures peuvent être attribuées à De Gault. Époque Louis XVI. — Longueur, 0,074; largeur, 0,033.

Le panneau de dessus est un tableau qui semble inspiré des fresques de la Farnésine. Jupiter et Junon reçoivent Vénus, qui leur est amenée par Mercure et qui montre sa pomme. Neptune est présent a cette scène. Au revers de la boîte, la miniature ovale représente une offrande a l’Amour. La statue du dieu est sur un autel où brille la flamme du sacrifice, et au pied duquel sont groupées cinq figures de Nymphes. Dans les pans coupés de l’octogone, et sur les longues faces du pourtour, reparaissent des Nymphes et des Amours. C’est un morceau de la plus fine distinction.

1445. — BOITE ovale ouvrant à charnière, montée à cage, en or ciselé, à ornements et feuillages en relief, émaillés vert-émeraude et rehaussés de points d’émail blanc. Elle est garnie de six panneaux d’ambre jaune uni. Époque Louis XVI. — Diamètres, o ,073 ; o ,056.

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1446. — BOITE oblongue, à angles coupés, ouvrant à charnière, montée en or gravé et composée d'échantillons de jaspes et d'agates de diverses nuances. Le fond est formé d'une seule plaque d'agate. Époque Louis XYI. — Longueur, 0, 082 ; largeur, 0,042.

1447. — BOITE oblongue en écaille blonde, piquée et posée d'or, à ornements simulant la dentelle. Elle est garnie d’une charnière d'or, et ses angles supérieurs, ainsi que son bec, sont en or gravé à fleurs et ornements. Travail napolitain de la première moitié du XVIIIe siècle. — Longueur, 0,081 ; largeur, 0,064.

1448. — BOITE oblongue à angles arrondis, montée à cage en argent gravé et doré ef garnie de plaques de cailloux d'Egypte, simulant des paysages et des arbustes. La monture est de travail moderne. — Longueur, 0,074; largeur, 0,055.

1449. — BOITE rectangulaire à angles coupés, ouvrant à charnière, montée à cage et doublée en or. Elle est garnie de six fixés par Swebach-Desfontaines. — Longueur, 0,084; largeur, 0,051.

On entend par fixés des miniatures peintes sur taffetas et collées ensuite à une glace qui leur tient lieu de vernis, et qui les préserve de toute altération. Les fixés de Swebach sont plus jolis que ses tableaux, et cela sans doute parce qu'il est plus facile d’obtenir l’harmonie dans un petit cadre que dans un grand. Son tableau est un diminutif de celui qu’a illustré Carie Yernet. Swebach est comme lui sec, nerveux; il a les mêmes allures avec moins de vivacité et moins d’esprit. Ce qu’il y a de singulier chez lui , c’est qu’il peint comme un graveur et qu'il grave comme un peintre. L’exécution de ses tableaux est, en effet, creuse et dure; mais, en revanche, ses dessins et ses estampes (j’entends ce qui est de sa propre main) sont d’un faire gras, libre et coloré. On peut dire que lorsqu’on a vu un Swebach, on les a vus tous, mais cela n'est vrai que de ses tableaux de chevalet, car ses miniatures valent mieux, et sont d’une couleur agréable. 11 dessine bien les chevaux et il les sait par cœur; mais son type est toujours le même. C’est un cheval vif, maigre, fringant, comme celui de Carie Yernet. Il est haut monté; il a l’encolure mince, le corps fluet, la jambe sèche, le canon long, le boulet petit. 11 en est des peintures de Swebach et de ses fixés comme des tableaux de Wouwerman; le cheval y joue le principal rôle.

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li b

Les fixés de la boîte que nous venons de décrire sont amusants à voir et d’une exécution plus précieuse que de coutume. Sur le couvercle, deux dames élégantes, dont Tune tient un parasol, passent dans une magnifique calèche attelée de quatre chevaux et menée par deux postillons, dont l’un fait l’aumône à une pauvre femme. Un des quatre chevaux est blanc; les autres sont bais. Au revers, une amazone est montée sur un cheval liai qui se cabre; auprès d’elle est son écuyer : elle semble attendre le cavalier qui doit l’accompagner dans sa promenade, et dont le cheval blanc est tout sellé. Au pourtour, sont distribués, en quatre compartiments, des sujets du même genre. Ici, un cheval se cabre; là, il rue. Celui-ci rentre à l’écurie, revenant de la chasse avec une meute; celui-là broute l’herbe. En somme, tous ces fixés sont charmants, parce que le talent de Swebach s’est raffiné en se resserrant dans les dimensions d’une tabatière, et de sa main nous n’avons rien vu de plus joli.

1450. — BOITE RONDE en vernis de Martin, galonnée d’or et doublée en écaille. Sur le recouvrement est peint en miniature un Enlèvetnent d'Europe, dans le goût des Coypel. Le fond et le pourtour sont ornés de paysages. — Hauteur, 0,242 ; diamètre, 0,083.

Pour nous, ce qu’il y a de plus précieux dans cette boîte, ce sont les miniatures dont elle est décorée. Celle du dessus est un chef-d’œuvre du style Pompadour; le taureau qui enlève la belle Phénicienne est enguirlandé de fleurs.

L’enlèvement est escorté par deux Amours, l’un qui nage à la surface des flots, l’autre qui vole dans les airs. Europe est vêtue d’une draperie rouge volante qui la laisse voir presque entièrement nue. La couleur de ce morceau est à la fois brillante et caressante. Le dessous de la boîte est orné d’un paysage héroïque dans le goût de Patel, avec de beaux arbres sur le premier plan, et, dans le lointain, des rochers, des fabriques et des montagnes d’un vert bleu se dessinant sur un ciel d’or, perdu en vert.

Le pourtour est une suite de paysages dont la vue panoramique se

TA B ATI ÈR ES

déroule en couleurs agréables. Les verts bruns, les tons roux des feuilles d'automne colorent ce tableau cylindrique, dont les fonds charmants offrent des perspectives de villages, de maisons rustiques, de villes bâties sur des collines, d îles et de ponts, avec échappées de vues sur la mer. La boîte serait digne d’être offerte à Vénus en personne. Lest un bijou ravissant, et la perfection du vernis y est, pour ainsi dire, pardessus le marché.

On a fait beaucoup de recherches pour savoir quelque chose touchant ce Robert Martin, dont les vernis furent si estimés qu’il passe pour avoir égalé, sinon surpassé, les Japonais. Les faits recueillis par M. Jal, dans son excellent Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, peuvent se résumer en peu de mots. Fils d’un tailleur d’habits, Robert était né en 1706. Ayant réussi à imiter les vernis du Japon, qui faisaient alors l’admiration de la cour et de la ville, il reçut le brevet de « vernisseur du Roy », et il avait déjà ce titre en 1733, quand il se maria, le 7 novembre, dans l’église Saint -Laurent, avec la tille du libraire Etienne Papillon, demeurant faubourg Saint-Denis. De ce mariage naquirent trois enfants. Robert mourut le 3 avril 1765. On lui donne, dans l’acte mortuaire, le titre de peintre vernisseur du Roy. Il était, du reste, peintre de ces petits sujets dont on décorait alors les voitures et les meubles. « Le vernis Martin, quand il se montra, dit M. Jal, reçut un accueil qui classa tout de suite son auteur parmi les inventeurs heureux. De proche en proche, d’ébénistes à carrossiers, le nouveau produit fut bientôt aux mains de tous ceux qui avaient intérêt à l’employer. Le succès fut rapide, général, incontesté. Qui, à Versailles et à Paris, aurait voulu avoir un carrosse, un clavecin, un ameublement, un cabinet du meilleur ébéniste, recouverts d’un vernis autre que celui de Martin? Les choses allaient à merveille, l’argent affluait chez Martin. »

Voltaire a vanté plus d’une fois ce Martin, qui avait « surpassé l’art de la Chine », notamment dans ces vers :

Et tandis que Damis, courant de belle en belle, Sous des lambris dorés et vernis par Martin...

TABATIERES

Le célèbre vernisseur du Roy n’était pas, du reste, le seul qui eût trouvé le secret d’un vernis merveilleux. On a découvert aux Archives, et M. Albert Jacquemard a publié, dans la Gazette des Beaux- Arts , un arrêt du conseil du 6 juin 1767, révélant l’existence de vernisseurs dont le nom avait été oublié, et qui jouissaient pourtant d’une grande réputation, comme on en peut juger par l’extrait suivant :

« Sur la requête présentée au Roy en son conseil par la veuve Gosse et le sieur Samousseau, son gendre, contenant que le sieur Gosse, maître peintre, sculpteur et vernisseur à Paris, possédait le secret d’un vernis propre à être empreint sur toutes sortes de métaux, préservant principalement le fer de la rouille; que ce vernis, ayant été examiné par messieurs de l’Académie des sciences, il résulte du rapport qui en a été fait qu’il était doux, tenace, brillant, d’un beau noir, sans aucune odeur, résistant à l’action de l’eau-forte et à celle du feu sans être endommagé, et un des meilleurs que l’on pût employer pour les boîtes à tabac, et qu’il pourrait servir à préserver de la rouille les ouvrages en fer, et notamment les canons de fusil des équipages de la marine et que, sur l’approbation de cette Académie, le feu sieur Gosse espérait faire usage de ce vernis, » etc.

La veuve Gosse et son gendre demandaient à exploiter leur secret, et, sur leur demande, il leur fut délivré des lettres patentes leur accordant le privilège, pour quinze années, d établir a Paris une manutacture de vernis façon de Chine, et de l’appliquer sur tous métaux, sur bois, cuir, carton, papier, terre cuite ou crue, faïence ou porcelaine, avec dorures et autres couleurs, d’entretenir un magasin de vente, de mettre sur la porte de leur manufacture et d’y vendre toutes sortes de marchandises enduites de leur vernis et revêtues de leurs noms en toutes lettres ou en abrégé, et de mettre sur leur porte l’inscription : Manufacture royale de vernis façon de Chine, et d’avoir un suisse à la livrée

du Roy.

Que sont devenues les pièces laquées sorties des ateliers de la veuve Gosse et de son gendre? C’est une question qu’il est bon d’adresser aux

TABATIERES

chercheurs et à ceux qui donnent à tous les vernis de France le nom de « vernis Martin ».

1451. — BOITE OBLONGUE, montée à cage, en or, et garnie sur toutes ses faces de panneaux d'ancien laque du Japon représentant des paysages et des arbustes en or en relief. Epoque Louis XVI. — Longueur, 0,087; largeur, 0,041.

1452. — BONBONNIÈBE, en ancienne porcelaine de Saxe, de forme haute, à pourtour profilé et à couvercle plat. Elle est décorée de groupes d’oiseaux dans des paysages et elle est montée à gorge à charnière en or gravé. — Hauteur, 0,053; diamètre, 0,060.

1453. — BOITE OBLONGUE, en écaille noire, montée à gorge à charnière en or. Le dessus est orné d’une miniature en grisaille sur fond noir, par De Gault (signée et datée de 1782), représentant une scène de bacchanale. Elle est montée dans un cadre à réverbère en or. — Longueur, 0,080; largeur, 0,037.

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