Vaisseau que montoit M. le Commandant Destx>urmel
3. C'etoit elle en effet qui etoit composée des vaisseaux de guerre, le TerribUy le Neptune, VAlciony et la Gloire. Elle n'entra point faute de Pilote Costier.
Elle fit donc voile pour France et rencontra dans sa route une flotte angloise de 100. voiles qu'elle abima et un des vaisseaux de guerre qui l'escortoient fut pris.
4. Lorsque M. de Conflans prit le parti de s'en revenir, il fit tirer la nuit précédente force coups de canon.
DOCUMENTS 8UB l'ACADIE
aller, ce qu'il fit, les vents étant bons pour sortir, mais a peine ^ut on perdu de vue cette frégatte, qu'il arriva un second sauvage qui nous dit, que le Corsaire ayant armé sa chaloupe et son canot, pour prendre par derrière là batterie de M. de la Rigaudiere, il avoit coulé bas la chaloupe et s'etoit emparé du canot, que sur le champ l'Anglois avoit fini le combat et poussé au large cet événement réjouissoit fort le sauvage, et il pressoit M. de la Joncquiere de luy donner ses ordres, parceque disoit il, il ♦craignoit de ne pas se trouver au * festin que ses camarades alloient faire des Anglois qu'ils avoient pris dans le canot.
Le 18. et le 19. on travailla avec toute la diligence, et le succès possible a rembarquer les malades a bord des vaisseaux qu'on avoit destinés a servir d'hôpitaux, le lendemain les troupes en santé se rembarquèrent aussy, et on ordonna, de mettre au premier bon vent a la voile, on recommanda ^ aux officiers Commandants les vaisseaux chargés de l'Artillerie de terre, et des munitions pour le siège que tout fut près a mettre a terre lorsqu'on le demanderoit ; et ^ M. de Meric envoya des Instructions pour la descente, a tous les officiers Commandants des détachemens de troupes de débarquement. Je joins icy celles que je reçus de ce Général.
Instructions a Messieurs les Officiers Commandants les Troupes a bord de chaque vaisseau.
Messieurs les Officiers Commandants sont priés de la part de M. de Meric, d'être attentifs, que les armes du soldat soient en état de tout point, et ils prépareront ainsy qu'il suit, leurs Troupes a une descente.
1°. Lorsqu'il en sera question, chaque soldat ainsy que les officiers se muniront de vivres pour quatre jours au moins en pain ou biscuit.
Le soldat sera pourvu de cent coups a tirer et quelques pierres de rechange.
Le soldat s'armera de tout son équipement excepté de son épée, qu'il laissera à bord, mais les Grenadiers garderont leurs sabres.
1. Quand les sauvages entendirent le bruit de l'artillerie, ils sortirent aussitôt des bois et vinrent se ranger sous le Pavillon françois, ils se battirent «n désespérés. M. de la Rigaudiere eut mil peines a les empocher de maneer les Anglois qu'ils prirent, c'etoient disoient ils la seule récompense qu ils demandoient.
2. Mrs. de Beauchaine et de la Boucherie l'un Commandant la Gironde et l'autre le Prince d* Orange,
3. Brigadier des armées du Roy et Commandant en chef les Troupes tant 4e terre que de Marine destinées a la Conquête de l'Acadie.
2o Messieurs Les Officiers ne porteront avec eux aucun équipage de quelqu'espece que ce soit, et ils se passeront pour quelques jours de tout, en se mettant comme les sauvages sous des écorces d'arbres. .
3® Chaqne soldat fera un paquet de ses nipes, dont. Messieurs les officiers feront faire des balots par Compagnies, qui seront soigneusement gardés a bord.
40 Le Commandant des troupes a bord de chaque vaisseau, fera descendre les Compagnies entières, selon leur rang, il fera completter exactement le nombre d'hommes que les chaloupes devront porter, quand même il faudroit pour cela, ou entamer une tête de Compagnie, ou laisser a une autre chaloupée une queue.
Le Commandant aura grand soin que les officiers et sergens^ soient également partagés dans toutes les troupes portées par les différentes chaloupes.
Le 22. il arriva a bord du Général un Acadien qui dit que les Ennemis avoient renforcé considérablement la garnison de Port Royal, il poussa même la chose, jusqu'à dire qu'elle étoit de ^ 1200. hommes, cette nouvelle donna lieu a un Conseil secret, dont on n'd jamais sçu la décision. A dix heures du matin la Mégère qui étoit de retour depuis le 2 19, fit signal de navire, qu'elle laissa approcher, lorsqu'il fut par son travers, elle luy tira un coup de canon a balle, aussitôt, il hissa Pavillon blanc au grand mats, et celuy d'Angleterre a ses haubans, ce qui dénotte un Parlementaire, en effet ce navire entra et vint ^ mouiller près de Northwnberland, d'où on luy envoya une chaloupe avec une garde de douze hommes, et un officier, il y en avoit une angloise de pareille force, qu'on dispersa a bord de plusieurs vaisseaux. L'intention des Ennemis dans cette démarche obligeante étoit d'examiner notre conduite, et de connoitre nos forces, aussi n'y avoit il pas un anglois, qui n'eut sa lunette et qui continuellement s'en servit, pour voir et compter les vaisseaux de guerre qui étoient dans la rade, la chose leur étoit très facile car nous n'étions plus que * six et un ^ Brûlot,
1. Il ne nous reatoit que 1000. homnioa en état de faire la guerre et ce nombre diminuoit tous les jours.