‹ Collection de documents inédits sur le Canada et l'AmériqueChapitre 247 sur 292 · Et qui avoit mouillé a l'Entrée de la Baye · texte numérisé non relu

Et qui avoit mouillé a l'Entrée de la Baye

3. Il vouloit traverser la Baye et aller mouiller au fond, mais le Comman- ^ dant lui fit bailler de ne pas avancer davantage.

^ 4. Le Northumberland, Le Trident, le Diamant, le Tigre, Le Léopard et

le Borée.

5. La Parfaite qui fut peu de tems après condamnée et brûlée.

DOCUMENTS SUR l'ACADIE 93

■compte bien éloigné du leur, pensant que l'Escadre lorsqu'elle etoit partie de France étoit composée de dix huit vaisseaux de ligne, huit frégattes quatre brûlots, et ^ Deux galliotes a bombes, mais comme il falloit aux Anglois, un prétexte pour venir ainsy visiter, sans qu'ils fussent dans le cas de se trouver prisonniers, ils prirent celuy de nous ramener ceux d'un vaisseau françois appelle 2 La Judith, qui nous quitta aux Alçores, et dont ils se rendirent maitre, a l'entrée de la ^ Rivierre de Canada. Parmi le nombre des Prisonniers qu'ils nous rendirent il s'y trouva le Pilotte d'un * Bâtiment de transport, qui le jour de la tempête du 14. septembre fut contraint de faire vent arrière, et échoua a onze heures du soir sur l'Isle de Sable, dont comme tous ceux de la flotte, il se croyoit bien éloigné. Le vaisseau étant heureusement fort petit, et la mer extraordinairement démontée, fut jette a un demi cable de l'Isle sur le sable, ou il resta a la Marée basse, en sorte qu'il n'y eut personne de perdu a la pointe du jour, ces misérables travaillèrent comme d'autres Robinsons a sauver les vivres et munitions de guerre, que l'Eau n'avoit point endomagés, et se firent de leurs voiles une tente.

A Midy, ils aperçurent fort loin sur une hauteur, un homme avec un chien ils jugèrent quq c'etoit un malheureux, qui avoit eu le même sort qu'eux, ils s'armèrent, et furent a luy, cet inconnu les prévint, et fit une partie du chemin, il se trouva que c'etoit un anglois qui ne savoit que parler sa langue, il leur fit cependant signe de le suivre, et il les conduisit a une petite habitation, ou il leur montra quelques bestiaux qu'il avoit élevés, leur faisant entendre qui! étoit charmé de partager son petit bien avec ceux que la tempête luy envoyoit. Cet homme avoit eu autrefois un sort, apeuprès pareil, et voicy son histoire que j'ay sçu depuis.

HISTOIRE d'un anglois DANS l'iSLE DE SABLE.

En 1720. Un vaisseau venant de la Havane a bord (Juquel cet anglois étoit matelot, fut jette par la tempête sur cette Isle, et il ne s'en sauva qu'un ofiicier avec luy, le premier soin de ces deux échapés du naufrage fut de pourvoir a leur subsistance, et

1. Ihoub en devions avoir deux mais comme on fut abligé de les faire venir de Marseille, les Anglois les prirent dans le détroit de Gibraltar.

2. Il partit de France avec la flotte pour profiter de l'Escorte, mais trouvant qu'on allait trop doucement, il nous quitta.

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