Sic
118 LE CANADA-FBAKÇAIS
GoV Doucette's answer to THE Pbiest. *
Annapolis Royal, March 26*1» 1718.
Révérend Father,
I am concern'd I dit not know of your Indisposition before I received yours by Prudent Robicheau, becanse my not having a line from y ou, I judged y ou thought it not worth yo^ while to answer mine, but now being convinced to the contrary I shall doe y ou that Justice to believe it was not outof préjudice, which if it had been, from a person of yc parts and sence it would hâve apeard odious.
As to wbat you mention of the Inbabitants being sufficiently instructed concerning their Duty and Obligations, I doe not doubt in the Least and for that reason it will be worse taken by his majesty, when people knowing their Duty so well shall refuse to comply with his majesty's demands in an affair so reasonable, and just.
1 think you ac^ very prudently & according to yC profession, in leaving the People to themselves in Temporal affairs, by which they can lay noe blâme on you, if they suflfer by acting contrary to reason, and for yo»" déclaration in yo'' Letter, I shall hence forward Esteem you to be a person of Integrity and devoted to yo^ proflfession, and shall be proud when any thing may happen in my power to shew you I am
Révérend Father,
Yc hum^^ Servant
To
Père Félix at Mines Endorsed: Nova Scotia
Cap* Doucett's Answr to the priest
referred to in his Letter of 20**^ June 1718
Rece'd 19"^ DecO ^«.q ReadlOti^Ffeb'yj ^'^^
1- P. R O.— Colonial Records— Board of Trade— Nova Scotia. Vol. 2.
Extract op a Letter from Cap^ Doucett to Mons^ S' Ovide
BrOUILLAN ^ DATED AnNAPOLIS RoYALL MAY 15**^ 1718.
Thirdly, I must complain that the agreement between the
french Inhabitants, and Cap^ La Ronde Deny's, which not haveing been comply'd with on your part, bas been a great determent to thèse His Majesty's King George's Dominions, for upon the retireing of those Inhabitants which hâve sign'd, We might hâve suply'd their plantations, with his Majesty's SubjectB, and otherways if the said Inhabitants had not sign'd to an agreement of retiring, upon the promises of Monns' Pensance and Cap* La Ronde Denys to provide for them and family's, they would doubtless hâve ail declar'd themselves subjects to the Crown of great Brittain according to the 12^ article of the Late peace Sign'd att Utrecht, wherein his late most Christian Majesty yeilds and makes' over ail the Frenoh Inhabitants to her late majesty and to her Crown for Ever, as well as ail Nova Scotia with its antients, Boundarys &c ; I therefore expect since the above said agreement between Cap* La Ronde Denys, and the Inhabitants bas not been Perform'd, in the time allow'd b.y her late majesty for their retireing eut of this Country ; it may beanuU'd & made Void, if the Inhabitants désire the same, but if any of them shall not désire to aliter their agreement with Cap* La Ronde Deny's. That then you will please to give directions, and provide for their retireing into his Most Christian Majesty s Dominions, as speedily as may be, To ail which I with Impatience wait the Honour of your answer, to remitt home to the King my master
Extract of a letter prom M. St. Ovide de Brootllan * datbd
LOUISBOURQ 21»*^ JULY 1718.
A L'Esgard des plaintes que vous me faittes que les Habitans de l'Accadie ne sestant point retirez comme l'on en Estoit convenu et que ce Retardement a causé de la Perte a sa Majesté Bretanique, Vous avez deus sçavoir monsieur L'Impossibilité
1. P. R. O.— Col. Records— Board of Trade—Nova Scotia. Vol 2.
2. P. R. O.— Colonial Recorda— Board of Trade—No7a Scotia. Vol. 3.
dans laquelle monsieur De Nikelson Et autres commandans de la Cadie les ont mis de pouvoir Exécuter les conventions que l'on avoit fait, les vns en ne voulant pas leur laisser emporter Leurs Biens, Et les autres, n'aiant voulu permettre, qu'il leur feus par nous Envoyé des apareaux pour Gréer les petits Bâtiments qu'ils avoient construits et dont ils ont étez obligez de se Desfaire presque pour Rien aux marchands anglois, je ne manqueray pas d'Informer Le Roy mon maitre de tout ce que vous me marquée sur cella, affin qu'il y donne les ordres qu'il jugera à Propos.
(This letter in answer to one from Cap^ Doucett of May 15^ 1718).
Proclamation
Par Son Excellence Richard Philipps Escuyer, Capitaine Oenerai et Gouverneur en Chef de la Province de sa Majesté la Nouvelle Escosse ou Accadie^ &c, ^
Sa Sacrée Majesté George Par la Grâce de Dieu, Roy de la Grande Bretagne et d'Irlande &c., Duc de Brunswick et Lunnenbourg, Seigneur de Bremen, Souverain Prince d'Hannover,Prince Electeur du Saint Empire, Seigneur de plusieurs vastes Domaines en Amérique, et en particulier l'Incontestable Souverain Seigneur de toute la Nouvelle Ecosse, ou Accadie, aussy bien par Traité que par conques-te ; estant informé que les Habitants François de cette ditte Province ou la plus grande Partie d'entreux ont négligé jusque icy de satisfaire a leur Obligation, de jurer véritable et Fidelle allegiance a sa Majesté, quoy qu'ils ayent Jusques icy joui des Influences de son Gouvernement doux etbenign (comme ils le confessent eux mesme :) m'a commandé de Déclarer et Publier a mon arrivée dans cette Sienne Province, que son Vouloir et Bon Plaisir Royall est que quoy que les dits Habitants, François, ayent par leur obstination ou negligeance escoulé le tems stipulé pour eux dans le Traité de Paix conclu a Utrecht pour prester le dit Serment ou se retirer de ce pays avec leurs ' Effets, SaMajestécependant par la grande Indulgence, qu'il a pour
1 P. R. 0.~Col. Records- Nova Scotla. Vol S.
DOCUMENTS SUR L'ACADIB 121
eux, est portée a ne prendre aucun advantage de leur tel deportement et veut de sa Grâce leur donner une autre occasion d'obtenir Sa Faveur Royalle, en leur accordant quatre mois de plus, a commencer de la datte de cette Proclamation, pour prendre le dit Serment, Promettant, a tous ceux qui s'y conformeront le libre Exercise de leur Religion et qu'ils jouiront de Droits et Privilèges civils comme s'ils estoient anglois, aussy longtems qu'ils se comporteront comme Bons et Fidelles Subjects de Sa Majesté et que leur Biens et Possessions deviendront a leur Héritiers : mais il est Positivement défendu a ceux qui choisiront de sortir du Pais de faire aucune sorte de dégast ou domage a leurs maisons ou Possessions ou d'alienner, disposer, ou emporter avec eux aucuns de leurs Effets. De quoy toutes personnes qui y sont Intéressées doivent prendre connoissance a leur Péril Donné a Annapolis Royalle le Dix"^® jour de Avrill V. S. dans l'année de note Seigneur 1720 et dans la Sixième année du Règne de Sa Majesté.
Vive le Roy Par ordre de Son Excellence Endorsed: Nova Scotia
Proclamation
Reced 12^^ August ) ^«on Read 15 ditto ] ^^^^
In Govern^^ Philipps May 26^^ 1720.
Letteb prom p. Justinien Durand to Gov^ Philipps ^ without DATE. (GoV Philipps' anpwer in print 30 April 1720.)
Monsieur, 66^^ /"t * •
J'ay exécuté les ordres de votre Excellence après avoir assemblé les Habitants, je leur ay lu derechef la Proclamation. Je les ay ensuite exhorté a déclarer par écrit leur sentiment et le signer : c'est ce qu'ils ont fait par le présent écrit que je présente a votre Excellence, inclus dans cette lettre. Je vous prie, Monsieur, . d'être persuadé que je les ay laissé dans une entière liberté de prendre tel parti qu'ils trouveroient le plus avantageux, si votre
1. P. R. O.— Col. Records— Board of Trade— Nova Scotia. Vol. 3.
Excellence ne trouve pas a propos d'accorder aux habitans ce qu'ils requerent de vous, je vous prie de me permettre de me retirer à l'isle Royale, afin que l'on ne m'impute pas les troubles qui pourroient arriver. Je suis et seray tout à fait éloigné de fomenter le trouble que je sois loin ou proche ce n'est pas que j'aye la pensée que nos françois ayent envie de remuer, Je leur rendray toujours cette Justice qu'ils aiment la paix. Mais dans un païs comme celui-ci, ouvert à tous ceux qui voudroient piller et malfaire : le plus court est d'en sortir promptement quand on y prétend plus rien. Je vous prie de croire que je suis avec un très profond respect Monsieur
de votre Excellence Votre très humble et très obéissant serviteur
fr : JusTiNiEN Durand,
Recollet indigne.
Directed | To Richard Philipps Esq' Captain mènerai & il:Z)il!^rX. r Governor m Chief m & over His Majesty'e m french j Province of Nova Scotia Ac» .
Vera Copia
Attested
p A' Savage Sec^^r Endorsed: N® 2. Answer of Father Justinien Durand to Coll Philipp's Order for reading the Proclama . In Governr Philipps of 26^ may 1720 Rece* w^ M' Delafray'e Lr. of 9*^ aug^ 1720
Mémorial to Gov"^ Philipps K
A Son Excellence Richard PhUipps Gouverneur d^Annapolie Royal Nouvelle Eecoeee et Acadie^ Plaieance Ile de Terre Neuve,
Pour repondre a celle qu'il a plut a Son Excellence nous envoyer au haut de cette Rivière par le Sieur Bradstreet lequel après avoir fait assemblé tous les Habitants a la porte de l'Eglise nous en a fait la lecture par laquelle Son Excellence nous fail connoistre qu'ils n'est pas aproppos que les six Députa qui ont