‹ Collection de documents inédits sur le Canada et l'AmériqueChapitre 264 sur 292 · P. R. O.— Col. Reoorda— Nova Scotiar Vol · texte numérisé non relu

P. R. O.— Col. Reoorda— Nova Scotiar Vol

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en Entier de la part de la France et en partie de la part de l'Angleterre.

Vous n'Ignorez pas Monsieur que par cette convention Le sort des Habitants de L'Accadie etoit et deuoit être le même que celuy des habitants de Plaisance. On ne peut rien adjouter a la gracieuseté et a la bonne Foy avec laquelle cest Traittée cette Evacuation et j'auray l'honneur de vous représenter que rien ne pourroit estre de plus dur que l'Extrémité ou pour mieux dire l'Impossibilité a laquelle se trouveroient réduits ces pauvres i Peuples Si vous ne vouliez vous relâcher en rien du temps que vous leurs accordez et de la manière dont vous Exigez leur sortie.

En vérité Monsieur ce seroit leur faire sentir bien foiblement les effects de la bien veillance Royalle du Roy vostre maistre que vous leur faites valoir avec tant et de si justes Tiltres dans votre Proclamation et dont Ils auoient de si heureux préjugez par le Traitté et la Convention dont vous ne pouvez ignorer ni les clauses ny le poids.

Je suis persuadé Monsieur qu'en considération de cette sincère, indissoluble et inviolable Union qui se trouve entre les Roys nos maîtres et leur Etats, vous ne refuserez pas L'attention convenable a La représentation que j'ay l'honneur de vous faire et que trouvant a l'avènement a votre Gouvernement l'heureuse •occasion de faire valoir la forte inclination que vous me protestez auoir de vous y conformer en tout ce qui pourra dépendre de vous vous me donnerez les occasions d'y repondre en Faisant valoir au Roy mon maître l'humanité avec Laquelle vous aurez traitté Ses sujets en cette importante occasion.

J'ay l'honneur d'Estre très parfaitement

Monsieur Vostre très humble et très

obéissant Serviteur

St Ovide de Brouillan.

Endorsed : Nova Scotia — Letter from Mons' St. Ovide Gov^ of Cape Breton to Col. Philips.

Dated S^ of June 1720 Recd. his L®*" of 6"^ Aug»* 1720

Recd. 2&^ Nov. 1720 Read l»t Dec. 1720

Nota. — Les documents cî-deMus, depais xn jusqu'à xxix inclusivement, ne se trouvent pas dans le volume d'Archives de la NouvelU-Ecosse,

Extrait d'une lettre des habitans du port Royal, des minbb,

DE Beaubassin, envoyée a M' DE S^ Ovide par des

habitans députés de Leurs part. ^

Monsieur

Le nommé Prudent Robuchau vous remettra la lettre que nous avons l'honneur de vous écrire, nous l'avons député pour vous informer qu'un nouveau lieutenant-gouverneur étant arrivé nous avons reçu ordre de lui de faire le serment de fidélité pour le roi de la Q. B. ce que nous avons refusé avec autant de constance que nous le ômes les années dernières au général de Nicholson en présence de M» de la Ronde et de Pensens.

Vous savez M', les difficultés qui noue ont été faites pour notre sortie lorsque nous l'avons demandés et l'impossibilité dans laquelle nous nous sommes trouvés d'effectuer ce que l'on demandoit de nous. Cependant aujourd'hui il semble qu'on veuille nous contraindre ^e faire ce serment ou d'abandonner le pays il nous est absolument impossible de faire ni l'un ni l'autre. Nous sommes résolus de ne point faire de serments parce que nous sommes bons et vrais sujets du roi T. C. Vous avez veû la dessus notre déclaration que rien ne sera capable de nous la faire changer et nous ne pouvons abandonner sans des facilités convenables qui nous étoient promis de la part de la cour de France et qui nous ont été toujours refusez de la part de la cour d'Angleterre, pour notre situation est très rude et que la conjoncture dans laquelle nous nous trouvons est très épineuse, nous vous supplions Monsieur de nous honorer de vos charitables conseils au cas qu'il nous soit fait de nouvelles instances de la I part du gouverneur, nous en ferons le meilleur usage qu'il nous I sera possible avec le secours de nos missionnaires.

1. Archives du Ministère de la Marine et des OolonieSy Paria. — ** Colonies ' lie Royale. — ^Correspondauce générale. —Année 1718. Yol. 3, fol. 179.

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Demandes que l'on suppose qui seront faites aux d^ habitans avec les réponses envoyez par m^ de s^ ovide aux missionn^*" pour être communiqués aux plus fidèles au cas de besoin. ^

Il sera sans doute demandé pourquoi ils refusent de faire le serment de fidélité pour le roi d'Angleterre.

R. — Qu'ils en ont fait un depuis la paix pour le roy de France leur légitime prince en présence du général Nicholson et de deux officiers françois lequel serment rien ne peut empêcher de tenir.

D. — Quelles raisons ils ont pour être resté jusqu'à présent sur les terres du roi d'Angleterre et pourquoi ils n'en sont pas sortis dans le cours de l'année.

R. — Qu'il leur a été impossible de le faire par plusieurs raisons.

La 1® par la déffense qui nous a été faite par M. Calfild de ne 1 rien emporter de tout ce qui nous appartenait, ce qui est contre I l'article 14® de paix, où il est porté que les sujets du roi de France pourront se retirer avec tous leurs eJBTets mobiliers pour se transporter ou bon leur semblera, et suivant une lettre de la reine qui accorde que nos biens et maisons seront estimés par des comm^** dont le montant nous sera payé comme cela a été pratiqué a l'évacuation de Plaisance et autres endroits cédés à la reine d'Angleterre par le roy de France.

Qu'en second lieu le général Nicholson ne voulant point consentir qu'il vint des vaisseaux françois pour nous transporter ny nous en fournir il ne voulut pas non plus qu'il nous fut envoyé des agrès et aparau qui étoient à l'isle Rpyalle pour gréer nombre de petits bâtiments que nous avions dont nous nous serions servis pour nous retirer lesquels nous avons été contraints de vous vendre.

D. — Qu'il a ordre du roi son maître de savoir leur volontés afin que sur leur réponse il puisse prendre les mesures qui conviendront.

R. — Qu'ils sont tous dans les mêmes sentiments qu'ils étoient lorsque pareilles propositions leur furent faites par le général ■ Nicholson, de laquelle intention rien dans le monde ne peut les | détourner, voulant mourir catholique, romain, et sujets du roi j de France comme ils ont toujours été.

1. Archives de la Marine^ Paris — Ce document fait suite au prêchent {No XXX) et faisait probablement partie de la réponse demandée.

D. — Je suis bien aise de vous dire que les instruetious du roi mon maître sont de vous ordonner de sa part que ceux qui auront de pareils sentiments ayent a sortir de dessus ses terres dans l'espace d'un mois au plus sous peine à ceux qui y seront au delà de ce temps d'être punis, ou leurs biens confisqués.

R. — Nous sommes tous prêts a exécuter de bon cœur l'ordre que vous nous donnerez sur cela, lorsque vous accomplirez comme vous le devez l'article 14 de paix, et la lettre de la reine de la G. B. l'un et l'autre dans leur teneur, sy vous croyez M. que ce que nous avons l'honneur de vous représentez ne soit pas de la dernière justice et équitée, nous vous offrons nos réponse» par écrit signées de tous, nous, et vous aurez la bonté de nous faire donner nos demandes afin que vous et nous puissions le» envoyer a nos Cours pour en être par elles décidés.

St Ovide de Brouillan.

Mr Morris' Remarks ^ concerning the removal of the French Inhabitants. * Summer 1755.

In July or I Some Reflections oj ' the situation of the- EARLY IN Aug' | Inhabitauts commonly called Neutrals, and some methods proposed to prevent their escape out of the

1. British Muséum. Dr A. Brown's MS Papers relatiug to Nova Scotia^ 1748-1767— i4(W. MSS. 19,072. (Petit 4 to, fol. 30 à f. 38.)

Le Dr Andrew Brown, i^ttif d'Ecosse, était un tmimtre presbytërieo. Tenu à Halifax en 1787. Il y résida jusqu'en 1795, qu'il retourna en Ecosse^ où il succéda au Dr Blair dans la chaire de Rhétorique de l'Université d'Edinbourg. Pendant son séjour dans la Nouvelle-Ecosse, il réunit des matériaux pour faire une histoire de cette province. Cette histoire, inachevée et restée manuscrite, fut trouvée, avec tous les documents originaux et autres qui l'accompagnaient, dans une boutique d'épicier, et achetée, le 13 nov. 1852 par Mr A.-B. Grosart, de qui elle fut acquise par le British Miiseum do Londres.

(Note de T Administration.)

2. This paper waà digesty (sic) in July 1755 --at the period when the measure was first proposed — probably before it was sanctioned in Council by the approbation of Boscawen & Mostyn. (Note sur le manuscrit de la maia du Dr Brown.)

M. Grosart a écrit en tête du MSS. : *' This invaluable Paper was drawn •' up by Judge Morris early in 1755."

La première partie de ces Remarksy laquelle est purement descriptive, a été publiée dans les ** Collections of the Nova Scotia Historical Society", vol. 2, pages 158-160. Mais le reste du document est tellement important que nous croyons devoir reproduire la pièce tout entière.

(Note de TAdministration..)

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