TOME PREMIER
QUEBEC
Imprimerie de L.-J. Demers & Fr^re
30, Rue de la Fabrique
Bevoe périodipe, publiée sons la direction d'un Gomité Professeurs de rUniTpité Laval.
FROSFECTUS.
Le Canada-Français paraîtra, la première année, tous les trois mois, par livraisons de 150 pages environ, avec un supplément additionnel d'une cinquantaine de pages, de manière que les souscripteurs recevront, à chaque livraison, au moins 200 pages, format in-8o royal.
Le supplément sera paginé séparément. Il contiendra exclusivement des documenta encore inédits relatifs à l'histoire de l'Amérique et plus spécialement du Canada, ou s'y rapportant de quelque manière. Le Canada-Français veut par là rendre un service important aux historiens, aux archéologues et aux antiquaires, en mettant à leur portée des documents qui, sans cela, ne pourraient pas voir le jour, ou du moins ne seraient publiés qu'accidentellement. Ce supplément sera puisé à bonnes sources, et formera un volume à part de la plus haute valeur.
Les abonnements iront tous de janvier à janvier, et le prix en est fixé à 93 (deux piastres) par année, invariablement payables d'avance. Pour éviter une comptabilité inutile, l'Administration du Canada-Français adopte le mode des revues européennes et ne fera servir que ceux qui auront soldé leur abonnement annuel. ^ Le fait qu'un abonnement n'aura pas été ren>ox(,velé les années subséquentes sera regardé comme une expression suffisante du désir de ne plus recevoir le Canada-Français, et interprété «omme tel.
On ne peut souscrire pour moins d'une année. Tout abonnement arrivant dans le cours d'une année sera censé partir du mois de janvier, et les numéros parus depuis cette époque seront envoyés au nouveau souscripteur.
Tous les travaux originaux publiés dans le Canada-Français seront payés à leurs auteurs à raison de cinquante centins la page impriniée. Toutefois, la première année, les auteurs voudront bien avoir la patience d'attendre, pour toucher leurs honoraires, que la Revue ait réalisé les bénéfices nécessaires.
lie Canada-Français n'est pas une spéculation. Si l'encouragement est suflBsant pour donner un surplus de recette, ce surplus sera employé tout entier à améliorer la Revue, en diminuant l'intervalle des livraisons ou «n augmentant le nombre de pages Bans augmentation dans le prix de la souscription. Le Comité d'Administration sera juge de l'emploi des fonds sans pouvoir toutefois sortir des dispositions ci-dessus.
Cette Revue est publiée sous les auspices d'un Comité (POrgani- »aZîon, dont font partie de droit tous les professeurs de la faculté des Arts de l'Université Laval, ainsi que ceux des professeurs des autres facultés qui veulent bien collaborer à sa rédaction.
L'administration du Canada-Français est confié à un Comité d^Administration choisi parle Comité d'Orgnisation parmi les professeurs de l'Université à Québec, et se compose de cinq membres, dont le président a le titre de OérarU de la Revue. Le Comité d'Administration rend compte tous les ans au Comité d'OrganisatioDu
Un Comité de Révision est chargé de l'acceptation des articles destinés au Canada-Français. Ce comité est composé de professeurs de l'Université pris en nombre égal à Québec et à Montréal. l«e Comité de Révision comprend ainsi deux sous-comités auxquels indifféremment peuvent être adressés les travaux destinés à la Revue, et ils ont séparément le contrôle de l'admission des articles qui leur sont soumis.
Aucun travail ne pourra être admis s'il n'est excellent pour le fond comme pour la forme, c'est-à-dire que non seulement il devra être bien écrit et ne rien contenir de contraire à la foi catholique ou à la morale, mais qu'il devra, dans tous les cas, être VLJi travail sérieux. La littérature légère ne sera acceptée que sous forme de poésie. Quant au roman en prose, il ne sera accepté que s'il est le développement d'une idée sérieuse importante. Il devra du reste être revêtu de toutes les qualités qui en fassent une ceuvre digne d'être insérée.
L'Administration du Canada-Français fait appel à toutes le.s personnes qui ont la sainte passion de l'étude, et elle sera particulièrement heureuse d'encourager les jeunes gens qui voudront entreprendre des travaux sérieux. Les auteurs auront du reste toute la liberté que l'Eglise accorde dans la discussion des ques-