OU FRAGMENTS DE LETTRES
V^'est principalement de rouTrarge d'André Féli- BîEN intitulé, Entretiens sur les vies et les ouvrages des plus excellents Peintres anciens et modernes y qu'ont été tirés les divers fragments de la correspondance de N. Poussin , que Ton offre dans ce supplément. Secrétaire d'ambassade à Rome en 1647, et depuis cette époque lié intimentent avec Poussin et avec les frères de Cbantelou , Pélibien a eu entre ses mains hi collection de lettres que Ton publie aujourd'hui pour la première fois, et il en a extrait de nombreux fragments pout les insérer dans son ouvrage. Mais il cite eii même temps plusieurs lettres, qui probablement ne se trouvoient plus dans cette collection , à l'époque où le dernier héritier du nom de Chaiftelou en fit faire la copie que l'Académie des Beaux-Arts a récemment jicqui^e. Ce -sont ces d^rnfifères cita-
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tions que L'on a rassemblées ici : Fauthenticité semble en être suffisamment garantie par celle des premières,
Fblibien y Tome II , page 349 (^)-
Le a juillet i643, avant de commencer le Ravissement de saint Paul, (jue M. de Chantelou lui avoit demandé , pour servir de pendant à un petit tableau de Raphaël (la Vision d'Ézéchiel), Poussin lui écrit :
« Qu'il craignoit que sa main tremblante ne lui i< manquât dans un ouvrage qui devoit accom- ' « pagner celui de Raphaël ; qu'il avoit de la peine « à se résoudre à y travailler , s'il ne lui promet- (c toit pas que son tableau ne serviroit que de a couverture à celui de Raphaël, ou du moins (c qu'il ne les £eroit jamais paroitre l'un auprès de « l'autre ; croyant que l'affection qu'il avoit pour « lui étoit asez grande, poiu* ne pas permettre « qu'il reçût un affront. »
£n envoyant ce tableau à Monsieur de Chantelou, il lui répète encore, dans une lettre du a décembre 1643 :
« Qu'il le supplie , pour éTÎier la calomnie , et « en même temps la honte qu'il auroit qu'on vit « son tableau en parangon de celui de Raphaël , « de le tenir séparé et éloigné de ce qui pôurroit
(i) Entretiens sur les F^ies, etc. Paris, 1688, 1 vol. in-4**.
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a le ruiner, et lui faire perdre si peu qu'il a de «beauté j>.