‹ Collection de machines, instrumens, ustensiles, constructions, appareils, etc., employés dans l'economie rurale, domestique et industrielleChapitre 12 sur 75 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

pied du sac, de lever les brancards, qu’on rabaisse après y avoir appliqué le sac. Il est armé, dans la longueur de son extrémité, d’une large lame de fer qui le rend plus solide et plus durable. On reconnaît qu'il est parfaitement construit, lorsqu’en plaçant les brancards dans une position verticale il se tient droit de luimême. Cet instrument, est d'une grande commodité pour le service des greniers, et il diminue considérablement la main-d'œuvre.

Fig.3. Brouette en trémie. Elle est composée de deux brancards, longs de 18 d. m.(5 pi.) liés ensemble par deux traverses destinées en même temps à soutenir la caisse ou trémie.

Celle-ci est fixée en outre contre deux montans, longs de 7 d. m. (2 pi. 2 po.) et qui servent en même temps de pieds. Elle a 10 à 12 d. m. (3 à 4 pi.) de long sur 6 (2 pi.) de large. On peut l’employer au transport des matières liquides ou solides, des sables, mortier, etc. Fig. 4. Civière à bascule. Elle se compose d’un châssis à brancards soutenus par quatre

pieds peu élevés, et d’une caisse en forme de trémie , traversée par un axe qui passe également dans les deux brancards; de manière que la caisse peut faire la bascule et être facilement déchargée lorsqu'il est besoin. On la tient dans une situation horizontale au moyen d’un crochet fixé à l’une des traverses. Cet instrument est usité dans quelques jardins aux environs

de Paris, pour le transport des terres, des fumiers, etc.

Fig. 5. Civière à auge. On forme avec des planches une auge ou caisson qu'on fixe sur deux brancards. On peut trouver l'emploi de cet instrument dans divers travaux de la campagne, comme transport de liquides, de marc de vendange, etc.

PLANCHE VII

Fig. 1 et 2. Chariot à panier. I] sert en Andalousie à transporter le fourrage qu’on distribue aux bestiaux dans l’étable. On le conduit en prenant à la main le crochet qui termine l'extrémitésupérieure du montantcontre lequel s'appuie le panier. Celui-ci porte sur un train, dont on a donné le plan à la fig. 2. On lui donne plus ou moins de grandeur selon les besoins.

Fig. 3. Panier à fond mobile. Il est formé par trois montans longs de 6 d.m. ÿ. (2 pi.), dans lesquels on a pratiqué une ouverture longitudinale pour recevoir des cercles de bois. Il a 6 d. m.(x1 pi. 10 po.) de diamètre. Il est en usage dans plusieurs lieux pour le transport des fumiers. On fixe ces paniers sur le dos d’une bête de somme, et lorsqu'on veut répandre l’engrais, on Ôte la cheville qui retient le fond ; celui-ci, qui est attaché par le moyen d’une charnière, se rabat, et le fumier se répand par terre.

Fig. 4. Traïneau en panier. On compose ce traîneau avec deux pièces de bois de longueur inégale, qui forment unangle aigu avec deux traverses, sur lesquelles on place un panier oblong.

Le tout est contenu par des chevilles de bois. Les cultivateurs de Toscane en font usage pour le transport des fumiers, récoltes, etc.

Fig. 5. Petit chariot à panier. On lemploie à Florence pour voiturer à bras d'homme le fumier et autres objets.

Fig. 6 et 7. Autre petit chariot à panier. Les enfans s’en servent en Toscane pour ramasser les excrémens sur les grandes routes. Il est composé de deux roulettes et d’un timon, sur lesquels on pose le panier. La fig. 7 représente une pèle à rebord et à manche vertical, avec laquelle on ramasse les excrémens.

Fig. 5. Brouette à levier. Il est composé de deux roues avec un essieu et un brancard ou levier, au milieu duquel est fixé un crochet. Celui-ci sert à suspendre un seau. Cette manière de transporter l’eau est usitée dans le département de Seine-et-Marne. On ne porte ainsi que la moitié du poids de la charge.

Fig. 9. Brouette à deux leviers. Elle supporte deux seaux, et allége le poids, comme on vient de le dire. On la pousse en avant ainsi que la précédente.

PLANCHE VIIT

Fig. 1. Hotte demi-cy lindrique. On l'emploie dans le canton d’Appenzel. Son diamètre est de 6 d. m. sur 5.(22 à 18 po.) Elle est commode pour porter des objets volumineux.

Fig. 2. Fétiche. C'est un instrument en usage dans le département de la Gironde pour porter les fardeaux. On fait entrer une partie de la

tête dans l'ouverture supérieure, tandis que la partie inférieure porte sur les épaules. Elle se compose de deux planches triangulairesréunies par trois baguettes rembourées intérieurement, et recouvertes par une natte en corde.

Fig. 3. Crochets à cheval. Les montans ont 5 d: m. (18 po.), et leurs traverses en ont 4.

(15 po.) Les crochets, qui sont ordinairement soutenus par les montans au moyen d'une corde, ont une longueur de 6 d. m. (2 pi.) On ajuste sur le bât d’un cheval deux de ces crochets, qu’on fixe au moyen d'une corde.

Fig. 4. Chevalet à charger les hottes. On pose la hotte sur la traverse, qui, se trouvant fixée à demeure par un de ses bouts, est soutenue par l'âutre au moyen d'une cheville ; de manière que l'instrument peut se ployer ou se dresser à volonté. Sa longueur est de 18 d. m.(5 pi. /:).

Fig. 5. Hotte à double support. L'un des supports se trouve placé derrière le dos, et l’autre au-dessus de la tête. On en fait usage dans le Hasseli, en Suisse. Elle est construite en planches légères de sapin. Elle à 11 à 12 d. m.

(3 pi.4à8 po.) de hauteur, et 4 d.m. (16 po.) de largeur; les supports ont 3 % d.m.(14 po.) de saillie. Les bretelles se fixent avec des chevilles sur les côtés inférieurs de la hotte.

Fig. 6. Hotte à simple support. Elle est employée en Suisse pour porter les fromages et

autres objets. Sa hauteur est de 9 d. m.(32 po.); sa largeur de 5 d. m. (18 po.) à la base, et de 36 c. m. (13 po.) au sommet; le support s'avance de 38 c. m. ( 12 po.)

Fig. 7. Hotte en panier carré. Sa dimension ordinaire est de 4 d. m. (16 po.) en tout sens. Usitée dans le canton d'Appenzel.

Fig. 8. Crochet pour porter les fardeaux. I] est fait en planches, et a deux bretelles en branches de bois tordues. Usité dans le Valais.

Fig. 9. Hotte à liquides. On l'emploie ordinairement dans les pays de vignoble pour transporter la vendange. On a figuré un bâton à crochet, avec lequel l'ouvrier la retient sur son dos.

Fig. 10. Trépied pour charger les hottes. La hotte s'appuie dans l'angle du trépied.

Fig. 11. Sellette. Elle est composée d’un plateau de 66 c. m. (2 pi.) de diamètre, soutenu par trois montans fixés sur une fourchette, qui s'élargit de manière à pouvoir être placée sur les deux épaules. On l'emploie dans le canton de Berne pour porter les fromages de Gruyère,

PLANCHE IX

Fig. 1. Porteur de charbon, etc. On emploie dans les mines et sur les ports, pour le chargement de la houille, un panier d’une capacité proportionnée à la charge qu'un homme peut porter sans se fatiguer , et d'une forme commode pour qu'il puisse être facilement placé et maintenu sur une épaule, et appuyé contre la tête, tandis que le porteur le retient avec sa main, au moyen d'une anse placée sur l’un des côtés. C’est dans cette vue qu’on donne à ce panier une forme très-étroite dans la partie inférieure et très-large dans les autres parties. On peut l'employer à la campagne au transport de divers objets, selon les besoins et les circonstances. On en fait surtout usage en Belgique.

. Fig. 2. Hotte de boulanger. Les boulangers en font usage à Paris, pour porter le pain chez leurs pratiques. Elle est solide et très-légère , et bien adaptée à son usage. On peut à volonté entasser les pains jusqu'au sommet du dossier,

en les retenant par une corde; les petits pains se mettent dans la partie inférieure.

Fig. 3. Hotte à côtés. Ce genre de hotte est le plus généralement usité à Paris. Il est à regretter que cet instrument, si commode pour trnasporter des poids assez considérables, sans trop fatiguer les hommes, soit si peu connu dans nos départemens, où l’on fait généralement usage de moyens de transport fatiguans et incommodes. Elle est construite, ainsi que celle qui précède et que celle qui suit, en osiers solidement unis ensemble.

Fig. 4. Hotte à dos recourbe. Elle est aussi très-commune à Paris, où on l'emploie pour le transport des différens objets qui présentent des dimensions plus ou moins étendues, des poids plus où moins lourds. On place ces objets dans le fond de la hotte, ou on les assujettit contre le dossier au moyen d’une corde.

Fig. 5. Hotte en panier. C'est un panier de

forme conique, auquel on attache deux bretelles en osier ou faites avec des sangles. Ces

paniers sont grossièrement construits au moyen d'éclisses en bois. En usage à Paris.

PLANCHE X

Fig. 1. Porteur d’eau. Outre les moyens que nous avons indiqués pour le transport des liquides, nous ne devons pas passer sous silence celui dont font usage tous les porteurs d’eau de Paris. Cette manière est très-bien imaginée pour faciliter le transport des seaux remplis d'eau , surtout dans une ville, où l’on trouve beaucoup d'embarras dans les rues. C’est un cadre en bois long et recourbé, aux extrémités duquel appuient les anses des seaux : ces anses sont suspendues par des crochets fixés aux bouts d'une sangle qui porte sur les épaules du porteur. Celui-ci passe son corps dans le cadre, de manière qu'il peut facilement diriger les seaux de l'avant en arrière, pour éviter les embarras.

Fig. 2. Bourlet pour porter les fardeaux.

L'une de ses extrémités présente une forme ronde, avec une ouverture intérieure dans laquelle entre le sommet de la tête. L'autre extrémité est pleine, et s’élargit de manière à offrir une surface, qui garantit les épaules contre le poids dont elles sont chargées. Ce bourlet est fait en toile grossière et rembouré intérieurement. Il est usité en Italie.

Fig. 3. Panier à égoutter la salade. On lui donne une forme oblongue, élargie vers le milieu et rétrécie vers son ouveriure; on le construit communément en brins d’osiers, et quelquefois en fils de fer. Dans ce dernier cas on lui donne une forme ronde allongée. Lorsqu'on a lavé la salade on la met dans ce panier, et on secoue fortement jusqu’à ce que l'eau en soit échappée.

Fig. 4. Panier pour l'emballage des fruits.

Ce panier, de forme oblongue, est usité en Brie pour le transport des fruits. On le garnit de paille, on y place les fruits avec soin, et on les recouvre de nouvelle paille qu’on fixe au moyen des petites cordes attachées sur les bords du panier. Il a 4 d. m.(16 po.) de long, sur 27 c. m. (10 po.) de large.

Fig. 5. Panier à bouteilles. On fait usage de ces paniers à Paris pour transporter à la fois un certain nombre de bouteilles. On les divise ordinairement en six compartimens , et on les garnit d’une anse, afin que le transport en soit plus facile.

Fig. 6. Panier à boulanger. Il est employé pour transporter les pains dans les boulangeries, d’un lieu à l’autre, ou dans les ménages. On lui donne des dimensions plus ou moins grandes, selon les besoins. Il est très-commode à cause de sa légèreté, le fond seul étant formé à tresses serrées, et Les côtés étant à claires-voies.

Fig.7. Selleite à chargement pour les hottes. C'est un trépied au sommet duquel est fixée une planche avec trois montans ou fortes chevilles, qui reçoivent et soutiennent la hotte qu’on veut charger. Un seul ouvrier peut ainsi placer sur son dos et enlever une hotte après l'avoir chargée. Le corps de la hotte qu’on a figuré ici a plus de capacité que celui des précédentes, ce qui est nécessaire lorsqu'on veut transporter des corps de très-petites dimensions. Usité aux environs de Paris.

0 PLANCHE: XI

Fig. 1. Bäton pour porter les fardeaux sur | trémité, pour retenir des seaux d'eau ou tout l'épaule. On fixe deux chevilles à chaque ex- | autre objet qu’on veut porter. On met sur une

épaule ce bâton un peu aplati vers son milieu, et le fardeau, distribué aux deux extrémités, se porte en équilibre. Il est en usage à Rome.

Fig. 2. Joug pour porter Les fardeaux. Il est composé d’une pièce de bois creusée circulairement vers son milieu, large et aplatie de manière à pouvoir être exactement adaptée sur les épaules par derrière et sur les côtés du cou. On porte ainsi le lait en Hollande et en Angleterre.

Fi ig- 3. Panier de forme demi-circulaire. Ce panier, qui se porte facilement sur le bras en s'appliquant sur le côté, est très-commode pour aller chercher des provisions au marché, ou pour autres choses semblables.

Fig. 4. Comporte pour le transport des engrais liquides. Elle est armée de deux poignées qui servent à passer deux bâtons poux en faciliter le transport. Elle est percée à son couvercle d’une bonde par laquelle on fait entrer le liquide. On emploie pour cela un vase traversé par un long manche, aveclequel on puise dans les lieux d' aisance, ou dans les citernes, les excrémens fermentés avec de l’eau dont on veut arroser les champs. Ce vase est figuré audessous de la comporte, 11 sert à recevoir ce même liquide , qu’on fait écouler en penchant la comporte. C’est ainsi qu’on arrose le grain en Catalogne, après l'avoir répandu à la main dans un sillon que la charrue recouvre en ouvrant la terre.

Fig. 6 et7. 7'onneau avec un seul fond , pour porter les vidanges. Il est muni de deux douves qui excèdent les bords, et qui sont percées pour recevoir un petit bin (fig. 7) attaché à un autre grand bâton, que deux hommes mettent sur leurs épaules pour porter la charge. En saisissant le grand bâton, on insinue le petit dans les deux trous des Free sans crainte de toucher aucune ordure. C'est ainsi qu'on fume les champs en Toscane avec les matières fécales délayées dans l’eau.

Fig. 8. Panier double pour contenir la charge des chevaux. Il est en usage dans le département des Basses-Pyrénées : il sert non-seulement à transporter les marchandises et les provisions, mais aussi les hommes et les femmes, chaque personne s’ajuste dans un côté du panier; c’est ce qu'on appelle dans le pays aller en cacolet. On fabrique ordinairement ces paniers en jonc, en paille, en sparte, ou en éclisses de bois.

Fig. 9 et 10. Esselle. On en fait usage dans le département de l'Indre et ailleurs pour porter à dos d’animal le fumier, les denrées, etc. Elle est composée de quatre pièces de bois as= sujetties à leurs extrémités par deux traverses qui forment un cadre, dont les deux pièces longitudinales du milieu, distantes de 45 c. m. (15 po.) sont jointes par de petites traverses qui reposent sur la selle de l'animal. Les deux côtés de l’esselle forment, ainsi qu’on le voit dans la coupe (fig. 9), une espèce de panier double, d’une longueur de 7 d. m. (13 po.) et d’une largeur totale de 6 d. m. (11 po.)

Fig. 11. Panier en brancard. On en fait usage à Rome pour charger les bêtes de somme. Il est formé avec de larges éclisses de bois. On assujettit avec des cordes, sur le bât de l’animal, deux de ces paniers. Les bâtons qui dépassent, et qui forment brancard, sont très-appropriés à cet objet, ainsi qu’au transport à bras d'homme.

Fig. 12. 7'onneau pour transporter les vi- Ac. C’est un tonneau ordinaire, qu’on saisit avec deux crochets attachés aux deux extrémités d’une corde, et qu’on transporte en faisant passer une barre au-dessous de cette corde. On peut ainsi transvaser les matières fé-

cales liquides, et les répandre dans les champs, sans se salir. On en fait usage aux environs de Florence.

PLANCHE XII

Fig.1. Panier pour affourrager les bestiaux.

On l'emploie dans le département de la Gironde, pour transporter le foin du fenil aux râteliers. Il a l'avantage d'être très-léger et de pouvoir étre porté facilement. IL a 9 d. m.

(2 pi: 3 po.) de diamètre.

Fig. 2. Chariot à claire-voie. On l'emploie dans les fermes de la Lombardie pour transporier les fourrages des granges dans les étables, et pour les distribuer aux bestiaux. Il à 9 d. m. (2 pi. 2 po.) de haut, sur 18 (4 pi. 4 po.) de long et 12 (3 pi. 5 po.) de large.

Fig. 3. Panier oblong aplati. Cette espèce de panier dont on fait usage à Rome pour aller chercher aux marchés les provisions de bouche, est très-commode pour cet usage. Les jones avec lesquels il est tressé le rendent ployant et flexible.

Fig. 4. Cercal. C'est le nom qu’on donne en Savoie à un instrument destiné à transporter le foin, soit à bras d'hommes, soit sur des ânes. Il est composé d’un cadre oblong de 2 d. m.

(7 pi.) sur 11 (3 pi. %), et porte à chacune de ces deux extrémités une corde avec laquelle on assujettit le foin dont on l’a chargé. On fixe l'une des cordes en la faisant passer dans la navette qui est attachée à l’autre corde.

Fig. 5. Filet oblong à fourrage. I] est composé de deux bâtons arqués, sur lesquels se trouve fixé un filet assez profond pour recevoir une certaine quantité de fourrage ou d’autres denrées pareilles. Lorsque le filet est rempli, on rapproche ces deux bâtons l’un de l’autre, et on les lie au moyen de la corde. On en fait usage dans quelques cantons de la Suisse pour transporter à dos d'homme le foin que l’on récolte dans les lieux escarpés.

Fig. 6. Filet soutenu par deux demi-cercles.

Il ne diffère du précédent que par sa forme.

Après avoir jeté le fourrage sur l’un des côtés, on le recouvre avec l’autre côté, et on le fixe avec la corde. On le fait servir, dans le département de la Haute-Garonne, pour porter le fourrage dans les râteliers des bestiaux.

Fig. 7. Manne carrée. Ces mannes sont faites en osier, travaillées avec plus ou moins de soin, d’une dimension plus ou moins grande, selon les usages auxquels on les destine. Elles sont munies de deux anses, et servent, au moyen de deux hommes, au transport des denrées et d’autres objets, d’un lieu peu éloigné à un autre.

Fig. 8. Manne circulaire. Elle est destinée au même objet que la précédente, ou même à la conservation de divers objets.

PLANCHE XIII

Fig. 1. Tombereau à bras. On l’emploie dans le canton de Glaris pour le transport des fumiers et des récoltes. Son caisson a 12 d. m. de long (3 pi 7 )sur 3 de hauteur (21 po.) et 6 (2 pi) de largeur. Les brancards portent à leur extrémité une courroie pour le tirage à bras. On adapte sur le derrière une planche A qu'on retire lorsqu'on veut décharger le tombereau.

Fig. 2. Barrique tournante pour le transport des denrées. On emploie pour ce genre de

transport des barriques ordinaires cerclées en bois ou en fer, et après les avoir remplies de marchandises, et avoir rétabli et consolidé les fonds, on fixe solidement à chacun d’eux une planche dans laquelle se visse, au moyen d'un écrou, un boulon qui traverse le brancard et tourne sur lui-même avec la barrique, de ma nière que les deux boulons servent d'axes à celle-ci lorsqu'il s’agit de transporter des liquides. La barrique se trouvant ainsi assujettie entre deux brancards réunis par deux traverses,

roule sur elle-même, lorsqu'elle est tirée par un cheval. Ce moyen de transport est employé dans un grand nombre de provinces de l'Amérique septentrionale, pour charier à de grandes distances le tabac et autres denrées. On peut en faire usage dans les cantons où on manque de chemins, surtout lorsque le sol est sablonneux. Ce moyen peut être utile dans plusieurs circonstances lorsqu'on n’a que de petits trajets à faire. On peut l'employer pour les irrigations. Il a l'avantage d’être peu coûteux, et offre moins de résistance au tirage que les charrettes ordinaires.

Fig. 3. Charrette à essieu tournant. Cette espèce de charrette, en usage dans la Vieille-Castille, est non-seulement remarquable par son essieu tournant, mais encore par la construction particulière de ses roues.

Trois traverses qui se terminent à la circon-

férence, et s'appuient à cette même circonférence contre quatre petites pièces de bois et contre deux portions de cercle, forment une roue de 12 d. m. (3 pi. 8 po.) de diamètre, à laquelle on ne met pas communément de cercle en fer. L’essieu, lettre À, est carré aux deux extrémités, afin de pouvoir être assujetti au centre de la roue. 11 tourne sous la cage de la charrette B, se trouvant fixé par des pinces en

bois et par des coins, ainsi qu’on le voit à la lettre C.

Fig. 4. Tourniquet de voiture. C’est un petit cadre en bois, dans lequel tourne un cylindre auquel viennent s'attacher les cordes qui conuennent la charge d’une voiture. On resserre les cordes en les roulant sur le cylindre, qu'on fait tourner avec un petit bâton : ce moyen est simple et facile.

Fin: Escalette. C’est ainsi qu'on nomme dans le département de la Gironde une machine que l’on place sur le devant des voitures, pour contenir la charge et l'empêcher d’incommoder les animaux. Elle*ést composée de deux pièces de bois longu®ts de 23 d. m.

(7 pi.), et réunies par des traverses distantes d'un mètre. Après avoir fait entrer la partie inférieure à travers la cage de la charrette, on l'assujettit sur la flèche de la voiture par le moyen d’un soutien mobile, et, en même temps, avec un baton qu’on fait passer au-dessous de la voiture dans deux mortaises pratiquées à son extrémité.

Fig. 6. Chevron pour faciliter le chargement des charrettes. On en fait usage dans quelques départemens pour soutenir l'extrémité des charrettes qu'on veut charger, lorsqu'elles ne sont pas attelées.

PLANCHE XIV

Fig. 1, 2 et 3. Charrette surmontée d'un cadre. Ce cadre est représenté dans le plan de la voiture fig. 1. Il sert à offrir une plus grande surface pour le chargement de la charrette, et à empêcher que ce chargement ne touche les roues. Il est fixé à la partie inférieure de la voiture par quatre boulons à écrou, de manière à pouvoir être enlevé à volonté; ce qui a lieu lorsqu'on veut transporter des corps lourds et peu volumineux.

La fig. 2. représente le profil de la même voiture. Elle est garnie de planches dans le fond et sur Les côtés, ce qui empéche la perte du grain, qui aurait lieu sans cela dans le charge-

ment et le déchargement des gerbes. Cette charrette a l'inconvénient de porter trop en arrière le centre de gravité, défaut auquel il est facile de remédier dans sa construction. Comme la ligne de tirage ne peut être la même pour deux chevaux attelés l’un devant l’autre à la même voiture, et que les efforts du premier augmentent la charge du second , on a imaginé en Angleterre de fixer à l'axe des roues une poulie C, dans laquelle passe une corde B, atta

chée par l’une de ses extrémités au collier du cheval de brancard, et par l’autre à celui du cheval mis en avant. Les deux animaux sont, par ce moyen, réunis entre eux, de manière

que si l'un se ralentit, les efforts de l'autre produisent une pression sur son collier, et l’obligent à agir ou à être porté en arrière; mouvenent qui est réglé par un crochet A, lequel est attaché d'une part au collier dü cheval de brancard, et qui glisse dans xne tringle firée sur chaque brancard, et sert ainsi à indiquer les efforts comparatifs des deux chevaux.

La fig. 3 représente la charrette vue par derrière. On y voit le cadre supérieur soutenu par des montans ou boulons en écrou; les roues sont inclinées en dehors; ce qui a lieu en don-

nant aux extrémités de l’essieu une inclinaison

LA

désignée par les angles ponctués à chaque extrémité.

Fig. 4. Charrette faisant office de brouette. On peut la tirer en avant comme une charrette, ou la pousser comme une brouette. On emploie ordinairement une bricole dans le premier cas. Ses deux côtés sont fermés par une table qui s’'enlève ou se fixe à volonté, au moyen de gäches en fer clouées sur le châssis de la voiture. Les deux brancards sont soutenus avec des pieds, qui se relèvent de terre lorsqu'on fait marcher la brouette. Usitée dans la Belgique,

PLANCHE XV

Fig. 1. Charrette à bascule. Elle est employée en Suède pour faciliter le chargement des pierres et autres corps pesans. Après avoir abaissé la charrette sur le derrière, on y roule les fardeaux, on la remet dans son état horizontal, et on la fixe par le moyen d’un crochet placé sur la traverse du devant. Cet instrument peut trouver des applications utiles.

Fig.2. Charrette à treuil. Le corps de la charrette, élant fixé sur l’essieu de devant, s’isole à volonté de l’essieu de derrière. Dans cet état, il porte à terre et facilite le chargement des corps pesans. On le soulève alors au moyen de deux chaines attachées à l’essieu de derrière qu'on fait tourner avec des leviers mobiles AA, comme cela se pratique avec les treuils ordinaires. On s'en sert en Suède.

Fig. 3. Haquet. C'est une espèce de tombereau, dont Perronet, architecte français, est l'inventeur. ILest remarquable par la simplicité de sa construction, par sa légèreté et par la facilité qu’il donne à charger et à décharger. Il

est destiné au transport des terres, des pierres, de certains fruits, comme les châtaignes, les noix, les pommes-de-terre, etc., surtout lorsque les distances sont peu considérables. Un petit cheval ou un âne peut le conduire facilement, Il suffit, lorsqu'on veut le décharger, de défaire le crochet qui, étant attaché sur la traverse du devant, tient en équilibre la caisse du haquet. Le crochet ayant été enlevé, la caisse, traversée par l’essieu sur lequel elle roule, se renyerse en arrière par un léger mouvement, et laisse tomber sa charge.

Fig. 4. Charrette à roues couvertes. Sa construction ne diffère des autres instrumens du même genre qu'en ce que les roues, au lieu d’être placées extérieurement , se trouvent engagées dans la cage de la voiture. Elles sont recouvertes sur le côté intérieur et sur leur cir+ conférence, afin de ne pas être arrêtées dans leurs mouvemens par les objets dont on charge la voiture. Elle est en usage en Suède.

PLANCHE XVI

Fig. 1. Charrette belge. Elle est garnie en

entretenus, et alors elle offre de grands avan-

dessous d’un grand panier formé avec des éclis- | tages pour le transport des marchandises.

ses de bois, et soutenu par des chaînes. On ne peut en faire usage que sur des chemins bien

Fig. 2. T'raineau à brancard. 1] a une base composée de deux pièces de bois, épaisses de

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A chine de Cranspert PART:

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et A Ph de de Hanpout.

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Litk. de É de d'astegiee

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