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du nord, un rang de pieux fourchus à leur extrémité, et d’une certaine longueur : on établit à fleur de terre, du côté opposé, un égal nombre de piquets fourchus, et l’on place, d’une fourche à l’autre, des lattes qui, se trouvant inclinées, servent à soutenir les paillassons, dont on se sert pour couvrir la bache pendant la nuit, ou lorsque le temps est à la gelée. La partie située du côté du nord, ainsi que les deux extrémités, sont garnies de planches ou de paillassons. On peut construire ces baches à peu de frais.
Fig. 3. Couches en briques. On fait, dans le royaume de Valence, des couches avec des briques, qui forment des carrés dans lesquels on met du fumier, et où l’on sème les graines des plantes que l’on destine à la transplantation. La coupe est indiquée par la lettre A.
Fig. 4. Couches en cannes. Elles sont en usage à Gandia , dans le royaume de Valence.
On plante en terre des roseaux les uns contre
les autres; on en forme un carré long, dans lequel on sème les graines des plantes qu'on veut transplanter. On les recouvre de paillassons pareils à celui qu’on a représenté au-devant de la couche.
Fig. 5. Couche portative. C’est une caisse soutenue par quatre pieds, qu’on place à l’exposition du midi, et qu’on peut rentrer dans des étables pour lui procurer de la chaleur.
On en fait usage dans le canton de Glaris et dans la Suède, pour se procurer des plants hâtifs.
Fig. 6. Ados pour les primeurs. Les jardiniers des environs de Florence forment des ados inclinés de 4o degrés, et exposés aux rayons du soleil, soit vers le midi, soit vers lorient. Ils plantent sur le sommet de l'ados une haie, ordinairement en sureau, afin d’abriter les jeunes plantes contre le froid et les vents. Ils se procurent ainsi des primeurs sans aucun frais.
PLANCHE IIL.
Fig. 1. Paniers pour garantir les arbres.
Ces paniers, qui n'ont point de fond, sont construits avec des cannes, et ont 12 d. m.
(3 pi. 8 po.) de haut sur 2 d. m.(7po. 4) de diamètre. On les plante en terre, après y avoir fait entrer les jeunes arbres qu’on veut garantir contre les bestiaux. On en fait usage en Catalogne.
Fig. 2. Pieux placés triangulairement pour conserver les arbres. On les réunit à leur sommet par trois planchettes. Canton de Glaris.
Fig. 3. Doubles pieux pour préserver les arbres. On les réunit par deux traverses. Se voit dans le canton d’Appenzel.
Fig. 4. Pommette à six branches pour cueillir les fruits. Elle se compose de six branches de fer fixées par une gouge à une perche de 2 ou 3 m. (6 pi. 3 po. à 9 pi. 3 po.) de long. On saisit avec la pommette le fruit dont on a fait passer la queue entre les branches, et on le détache en tournant un peu l'instru-
ment. On s'en sert dans le royaume de Valence pour cueillir les oranges.
Fig. 5. Griffes à tige pour grimper sur les arbres. Ce sont des étriers A, bifurqués, à leur extrémité, en forme de griffes, et ayant une tige qui s'attache à la jambe. On pose les pieds entre la griffe et la tige, et l’on fait entrer au sommet de celle-ci une courroie double qu’on attache à la jambe. Ayant ainsi une griffe à chaque jambe, on grimpe avec une grande facilité au sommet des arbres les plus élevés, sans aucun danger. La tige a 24 c. m. (9 po.) de long, à prendre de la coudure inférieure, et 5 c. m. (22 lig.) de celle-ci au talus. La partie sur laquelle repose le pied en a 9 (3 po.) Le bout des griffes est écarté de 3 c. m. (13 lig.) La courroie, qui porte une boucle, est longue de 45 c. m.( 17 lig.)
Fig. e Griffes sans tige. Elles ne Aer des précédentes qu’en ce qu’au lieu de tige elles ont des griffes sur les deux sens. On les
attache aux pieds avec une corde. On fait entrer dans le tronc de l'arbre la vis de l'anneau À, pour reposer les pieds, lorsqu'on veut s'arrêter dans une partie de l'arbre.
Fig. 7. Crochet à cueillir les fruits. 1 ne diffère du suivant que par la longueur du manche et par la forme du crochet en bois.
Il est usité en Suisse pour la récolte des fruits.
Fig. 8. Crochet à cueillir les fruits. Il se compose d’un crochet en fer, emmanché d'une perche de 2 m.(6 pi. 2 po. ), ayant à son extrémité une planchette longue de 2 d. m. (7 po. 7 ), garnie d'une cheville. Elle recule ou avance sur la perche sans pouvoir en sortir, à
cause du bouton qui est au bout de celle-ci.
Lorsqu'on est monté sur un arbre, on saisit les branches avec le crochet; on les attire à soi, et on les retient dans cet état en accrochart la planchette à une autre branche. On en fait usage Far le Valais.
Fig. . Pommette en panier. C’est un petit . de 12 c. m.(4 po. ‘,) de diamètre et de 7 (2 po. *, ) de hauteur, dont les bords supérieurs sont garnis de dents longues de 4 c. m. (18 lig.) Il est armé d’une perche légère. On en fait usage dans le canton de Zurich, Il sert à cueillir toute espèce de fruits.
PLANCHE IV
Fig. 1. Ébourgeonnoir à lame et à serpette.
Son manche, long de 16 d. m. (5 pi.), porte un fer long de 2 d. m.(7 po. :: ) jusqu’à la courbure formée par la serpette; celle-ci est de 9 c. m. (3 po.) mesurée circulairement.
La lame tranchante dans sa partie supérieure a 5 d. m. ( 18 po.) de long. En usage aux environs de Paris.
Fig. 2. Croissant à crochet. Il est employé dans le département des Landes pour tailler les haies. Le crochet qui est placé sur le dos du croissant sert à ployer les branches et à les entrelacer dans les haies.
Fig. 3. Couperet pour la taille des arbres.
Il sert en Andalousie, non-seulement pour couper les branches élevées des arbres, mais aussi les broussailles qui croissent dans les champs. Le manche, qui est fixé à la lame par le moyen d’un anneau, à 23 d. m. (7 pi.) de long. La lame a une longueur de 24 c. m.
(9 po.), sur une largeur de 10 (4 po.).
Fig. 4. Croissant à double lame , dont l’une obtuse. Il est formé par un fer dont la courbure est longue de 34 c. m. (13 po.), et dont la plus grande largeur est de 5 à 6 c. m. (22 à 27 lig.) Le manche a 3 m. (9 pi. 3 po.) Il est employé dans le royaume de Valence.
Fig. 5. Double croissant. Il sert en Anda-
lousie à la taille des arbres. Sa lame est longue de 2 d. m.(7 po. %), eta6 c.m.(27 lig.) dans sa plus grande largeur. Son manche est long de 2 %, à 3 d. m.(9 à 11 po.)
Fig. 6. Sabre à tondre les arbres. Il est usité en Hollande et dans la Belgique. On le fait agir de haut en bas, ou de bas en haut. Sa lame est longue de 7 d. m. (26 po.), et large de 45 ou 50 m. m. (20 à 22 lig.) La douille est longue de 13 c. m. (4 po. 9 lig.), et le manche de 14 (5 po.).
Fig. 7. Serpe à lame longue, étroite et peu recourbée. Elle est fort en usage dans le canton de Zurich pour la taille des haies. Sa lame ago c. m. (26 po.) de long; le manche en a 36 ( 13 po. ).
Fig. 8. Serpe à lame Lie et large. Elle sert pour la taille des haies à Rome.
Fig. 9.Serpe triangulaire à languette tranchante. Elle est employée dans la campagne de Tarragone pour la taille de la vigne. Son fer est tranchant sur les deux côtés de l'angle intérieur, ainsi qu’à l'extrémité de la languette qu’elle porte sur le dos. Celle- -ci a 8 c. m.(3 po.) de long. La lame, à partir du manche jusqu'au bout de la one extérieure, a 15 c. m. (5 po. %, }), et 8 (3 po.) de l’angle inté-
rieur jusqu’à la pointe.
Fig. 10. Serpe à double lame. Son manche a 4 c. m. (18 lig.) de diamètre sur 1 d. m.
(4 po.) de long. Elle est formée de deux lames, dont la plus courte a une longueur de 13c.m. (5 po.), à prendre du manche au tranchant, et une largeur de 16 c. m. (6 po.) dans cette partie. La seconde lame a une longueur de 35 c. m. ( 13 po.), et une largeur de 4 c. m. (18 lig.) à son extrémité, qui seule est tranchante. Cet instrument remarquable, usité à Xérès, est très-bien calculé pour la taille des vignes dont les pieds acquièrent beaucoup de grosseur.
Fig. 11. Serpe à double tranchant. Elle est employée en Espagne pour la culture des mûriers. Sa lame, longue en ligne droite de 12 c. m. (4 po. %),a 3 à 4 c. m. (13 à 18 lig.) dans sa plus grande largeur. Elle est tranchante non-seulement dans la partie de sa courbure, mais aussi sur le dos.
Fig. 12. Serpe à hachette. Cet instrument, eu usage dans le département du Gers pour la taille de la vigne, m'a été communiqué par M. Dareik, cultivateur distingué à Tasque, qui lui a donné le degré de perfection dont 1l jouit. Il serait à désirer que l’usage s’en intro-
duisit dans nos vignobles. La lame a 12 c. m. (4 po. % ), à prendre du sommet de l'angle intérieur jusqu’à la pointe du bec, et autant de cet angle au tranchant de la hachette située au côté opposé. Celle-ci sert à couper les grosses branches ou les bois morts. La partie renflée de la lame a 8 c. m. (3 po.) de large. L’épaisseur du dos est de 2 m. m. (1 lig.) Le manche est renflé vers son extrémité, ce qui donne plus de facilité pour le retenir dans la main. Il est fixé par une prolongation de la lame qui va se river à son extrémité, et par un anneau qui entre dans le corps de la lame. Cetteserpe se nomme Poudadauredans le pays.
Fig. 13. Serpe oblongue à hachette. Elle est employée en Italie pour tailler la vigne et les broussaiiles. Sa lame a 3 d. m. (11 po.) de long, 3 ”. (13 po.) de largeur moyenne, et 6 ‘/ (2 pi.) dans la partie où se trouve la hachette.
Fig. 14. Serpe à très-longue lame. On l'emploie en Italie pourtailler les haies et les broussailles, et même la vigne. Sa lame a 4 d. m.
(15 po.) de long, 3 c. m.(13 lig.) dans sa plus petite largeur, et 5 (22 lig.) dans la plus grande; son manche a 13 c. m. (5 po.)
PLANCHE V
Fig. 1. Serpe à tranchant sur le dos. Flle est faite d’après les mêmes dimensions que celle de la planche précédente, n° 13. Elle est destinée à lastaille des arbres élevés, et est munie, à cet effet, d’un manche long de 3 à 4 mètres (9 à 12 pi.)
Fig. 2. Coin à greffer. I est en fer ; il s'em-
ploie dans le royaume de Valence à tenir ouvertes les fentes qu’on fait aux arbres pour les grelfer. Il est long de 14 c. m. (5 po.) et large de 18 m. m. (8 lig.) ‘Fig. 3. Échelle double à roulettes. Elle est employée dans les jardins d'agrément pour la taille des grands arbres. On l’établit sur des dimensions plus ou moins grandes, selon le besoin.
Fig. 4. Greffoir à manche de fer. La partie qui forme la lame a 17 c. m.(6 po.) de long, sur 2 Y. (11 lig.) dans sa plus grande largeur. La poignée a r c. m. , (7 lig.) de longueur.
Royaume de Valence.
Fig. 5. Croissant pour la taille des arbres.
Cet instrument est employé pour la taille des charmilles et autres arbres dans les jardins. Cette courbure est très-favorable à cette taille. Sa grandeur, prise sur le dos de la lame, est de 5à5 7 d. m.(18 à 20 po.) Le manche a de 3 à 4 7, mètres (9 pi. 9 po. à 14 pi.)
Fig. 6. Greffoir à double équerre. Il est usité aux environs de Valence, en Espagne. Il consiste dans une pièce de fer qui se prolonge en forme de coin tranchant à l’une de ses extré-
mités, et qui porte à son milieu une lame en forme de hache. On pose cette hache, ou lame, sur l'arbre qu’on veut grefler en couronne, l'on frappe au-dessus avec un marteau; on ouvre la fente par le moyen de l'extrémité du greffoir taillé en biseau. Sa plus grande longueur est de 48 c. m. (18 po.) Il est de forme carrée à l’une de ses extrémités, où il a 17 m. m. (8 lig.) sur chacun de ses côtés; il diminue d'épaisseur à l’autre extrémité. La lame en forme de hache porte à son origine 45 m. m.
(20 lig.) de large, et 60 (27 lig.) à son extrémité. Sa longueur est de 60 m. m. (20 lig.) Cet instrument mérite d’être adopté par les jardiniers.
Fig. 7. Large scie à main. Quelques jardiniers l’emploient dans l’élagage des arbres, pour abattre les grosses branches. Ils la nomment Égoine. Sa largeur est de 12 c. m.
(4 po. ‘/:) à son extrémité, de 14 (5 po.) au milieu, et de 13 (4 po. :) du côté du manche. Le manche a 14 à 15 c. m. (5 po. .) de long.
Fig. 8. Couperet des forestiers. 1] est employé pour marquer les arbres qui doivent être abattus. Son manche est long de 14 c. m.
(5 po.) Sa lame de 20 (73 po. 7), sur une largeur de 11 c. m. (4 po.) à son milieu, et 12 (4 po. 7) à son extrémité.
Fig. 9. Croissant à talon. Cet instrument est composé de plusieurs parties servant à différens usages. La forme du croissant est telle, que l’ouvrier peut abattre des branches d’arbre, non-seulement de bas en haut, mais aussi de haut en bas. Il porte une douille dans laquelle se visse un manche A ; on peut adapter également à celui-ci un fer tranchant B de 6 à 7 c. m. (27 à 31 lig.) en carré; une scie C, et une pince D. Le fer sert à couper les branches dans les parties de l’arbre où le croissant ne peut agir : la scie, longue de 25 c. m. (9 po. 3 lig.) et large de 3 (13 lig.), sert dans certains cas à abattre les branches : la pince, composée de deux branches qui se serrent en faisant couler un anneau, sert à saisir des mèches de soufre enflammé qu’on emploie pour détruire les chenilles. Le croissant forme un arc dont la corde a 37 c. m. (14 po.) Sa plus grande largeur est de 6 c. m. (27 lig.) La longueur du talon est de 1 d. m.(3 po. ), et celle de la douille de 13 c. m.(4 po. % ).
PLANCHE VI
Fig. 1. Zreillis pour espalier. On établit dans les jardins de la Hollande, -soit le long des allées, soit à quelque distance des murs d’an jardin, des espaliers en treillis. On assujétit en terre à cet effet deux pieux réunis par deux longues traverses, contre lesquelles on cloue des lattes. On plante et on palissade, des deux côtés, des arbres fruitiers, ce qui donne un double espalier.
Fig.2. Paillassons pour abriter les arbres.On forme ces paillassons avec trois pieux, contre lesquels on assujétit un lit de paille, au moyen de baguettes liées avec les pieux. Ceux-ci étant pointus à leur base, on les plante en terre contre les arbres qu'on veut garantir de la gelée. Cet usage est pratiqué en Allemagne.
Fig. 3. Puits décoré avec une vigne. On orne les puits, dans les jardins soignés des environs de Paris, avec une vigne, ou avec d’autres plantes grimpantes. On élève à cet effet des montans en fer ou en bois, qui contiennent une poulie, et qui servent de support aux plantes de décoration.
Fig. 4. Espalier formé au-dessus d’une muraille. Lorsqu'on veut étendre un espalier, ou orner quelque partie d’un jardin, on plante contre les murs des arbres fruitiers et des vignes. On élève celles-ci au-dessus de la muraille, et on les palissade contre un treillis fixé au-dessus des murs.
PLANCHE VII
Fig. 1. Espalier formé avec des poteaux et des lattes. Lorsqu'on a des murailles faites avec des pierres d'une certaine dimension, et assez dures pour que les clous ne puissent les pénétrer, on établit, pour palissader les arbres fruitiers, des poteaux aussi élevés que la muraille, et situés à la distance de deux à trois mètres; et on y cloue de longues lattes, contre lesquelles on dispose et on attache les branches des arbres. Les espaliers sont usités dans les cantons de Berne.
Fig. 2. Vigne élevée contre le toit d’un bdtiment. Lorsqu'on a un bâtiment peu élevé, dont on destine les murailles pour des arbres fruitiers en espaliers, on peut se procurer une
treille productive, en faisant monter une vigne au-dessus du bord du toit, et en la soutenant avec une palissade fixée contre des poteaux, La réverbération du soleil qui frappe le toit, contribue à la maturité des raisins. Cette méthode est pratiquée dans quelques endroits de la France.
Fig. 3. Mur de terrasse garni de vignes.
On met à profit, en Toscane, les murailles construites pour soutenir les terres, en y ménageant des creux, dans lesquels on plante des ceps de vignes, que l’on palissade contre la muraille. Cette pratique contribue à l’ornement d’une propriété, et en augmente le revenu.
PLANCHE VIIT
Fig. 1. Zransplantoir cylindrique. C’est un cylindre en tôle ou en fer-blanc, ouvert à ses deux extrémités, un peu plus étroit dans sa partie supérieure, et fortifié par une bande de fer, à laquelle sont adaptées deux poignées.
On en fait de diverses dimensions. Lorsqu’on veut enlever une plante pour la transplanter, on enfonce le plantoir dans la terre; on dégage avec un insirument celle qui se trouve extérieurement et au-dessous du plantoir, et on soutient celle de l’intérieur avec la planche A, de manière à enlever la plante avec la terre qui entoure ses racines. On la dépose ainsi dans le creux qu'on lui a préparé.
Fig. 2. Vase conique pour blanchir le céleri. Ce vase, en terre cuite, a 32 c. m. (1 pi.) de haut, 21 (7 po. ;,) de diamètre à sa base, et 13 (4 po. ‘;) à son sommet. Il est employé dans le département des Pyrénées-Orientales pour faire blanchir le céleri. On le pose debout sur la terre, après y avoir fait entrer les feuilles et les tiges de la plante.
Fig. 3. Forme à pain de sucre pour blanchir les salades. On*emploie dans le départe-
ment de la Gironde les formes en terre qui servent à rafliner le sucre, pour couvrir les salades et autres plantes que l’on veut faire blanchir en les privant du contact de l'air et de la lumière.
Fig. 4. Contre-sol. C’est un pot en terre, ouvert par son milieu dans les deux tiers de sa longueur supérieure. Il sert à abriter contre les rayons du soleil les plantes nouvellement transplantées; on l'emploie aussi contre les vents du sud.
Fig. 5. Palette en bois pour remplir les pots. Elle sert, dans les jardins d'agrément , à prendre la terre qu’on veut jeter dans les pots où l'on transplante les fleurs. Son manche a 15 c, m. (5 po. ,) de long; la palette en a 20 (7 po. ,), sur une largeur de 10 (4 po.).
Fig. 6. Crémaillère pour exhausser les vitreaux des chdssis de couche. On la dresse sur les rebords de la couche, par le moyen d'une entaille profonde de 4 c. m. (18 lig.), qui se trouve à sa base. On soutient le vitreau sur l'un des trois supports longitudinaux, selon qu'on veut donner plus ou moins d'ouverture.
Fig. 7. Crémaillère pour les cloches. On pique en terre cette crémaillère, et l’on soutient avec l’une de ses éoches le rebord de la cloche, de manière à donner de l’air aux plantes qui sont au-dessous. Elle a 15c. m.(5 po. :) de long.
Fig. 8. Curette en bois. On l’emploie à nettoyer les bèches, lorsque le terrain est humide et argileux; l’ouvrier la place dans une de ses guétres, afin de l'avoir à sa portée. Sa longueur est de 16 c. m.(6 po.), et sa largeur de 4 7, (20 lig.).
Fig. 9. Spatule à nettoyer les pots. Elle a environ 3 d. m. (11 po.) de long, sur 5 c. m. (22 lig.) de large. On l’emploie pour faire tomber la terre qui reste au fond des pots, lorsqu'on peut y en mettre de nouvelle.
Fig. 10. Grande palette à remplir les pots.
Elle est destinée aux mêmes usages que celle du n°5; son manche a 3 d. m.; sa lame, un peu concave, est longue de 15 à 16 c. m.
(5 à 6 po.), et large de 10 (3 po. 7).
PLANCHE IX
Fig. 1 et 2. Orangerie d'été et d'hiver. Ce genre de construction est en usage à Florence pour conserver les orangers, et les abriter contre les gelées pendant l'hiver. On élève à quelques pouces de terre un mur qui forme un carré plus ou moins long, sur une largeur de 2 mètres. On pose sur ce mur, de distance en distance, des pierres A, percées d’un trou dans lequel entre l'extrémité des poteaux B.
Les poteaux placés sur le devant ont une hauteur de 2 mètres, et ceux du derrière, de 6 d. m. seulement. On fixe sur le sommet de ces poteaux des traverses qui les tiennent assujétis, et l’on établit sur celles-ci d’autres solives en forme de toiture qu'on recouvre d’abord avec des planches, puis avec des paillassons épais de 1 décimètre, enfin avec des tuiles, ainsi qu'il est représenté fig. 2. On garnit pendant l'hiver, avec de forts paillassons, les quatre côtés de l’orangerie, de sorte que les arbres se trouvent bien abrités contre les froids de la saison. Lorsque la chaleur du printemps commence à se faire sentir, on enlève les paillassons de la toiture, et les orangers restent à découvert. On peut également enlever toutes les pièces de bois. C'est une méthode assez économique de conserver au milieu des jardins les plantes qui ne sont pas susceptibles de suppor- ‘ter les froids de nos hivers.
Fig. 2. Coupe de l’orangerie.
Fig. 3. Muraille d’espalier garnie de haut-
vent. Pour abriter les arbres en espalier, on est dans l’usage, aux environs de Paris, de planter à un mètre de distance, dans les murailles contre lesquelles on attache les arbres, immédiatement au-dessous du chaperon qui les recouvre, des bâtons ou des lattes larges de 5 à 6 c. m. (22 à 27 lig.), et longs de 4 d. m.(15 po.) On attache sur ces bâtons des paillassons qui garantissent les arbres de la gelée.
Fig. 4. Tonnelle couverte en planches. On forme ces tonnelles dans les jardins pour se mettre à l’abri du soleil et de la pluie. On ganit les côtés avec de la vigne ou d’autres plantes grimpantes qui donnent des fleurs et une verdure agréable à la vue.
Fig. 5. Ærrosoir en cuivre. On donne, aux environs de Paris, cette forme aux arrosoirs dont les jardiniers font usage. La plaque de métal qui ferme la moitié de l'ouverture sert à retenir l’eau lorsqu'on penche l'arrosoir, ct à le porter dans certaines circonstances. Le goulot en forme de champignon est percé de petits trous à son extrémité, afin que l'eau soit répandue plus également et avec une chute moins rapide. 11 a 4o c. m. (15 po.) de haut sur 24 (9 po.) de diamètre.
Fig. 6. Arrosoir de fer-blanc. Sa forme diffère un peu de la précédente, et son goulot recoit à volonté un ajustage par lequel l’eau se répand en guise de pluie.
PLANCHE X
Fig. 1. Claie en fil de fer. On fait usage de cet ustensile dans les jardins pour passer la terre, lorsqu'on défonce un terrain pour le rendre plus propre à la culture des arbres ou des plantes potagères. C’est un châssis de bois de 5 c. m. (22 lig.) qu’on tient incliné par le moyen d’un support. Il est garni de fils de fer horizontaux à la distance de 6 m. m. (27 lig.), et soutenu par deux fils de fer d’une plus grande force. Elle a 16 d. m. (5 pi.) de haut, sur 10 (3 pi. 1 po.) de large.
Fig. 2. Claie en lattes. Klle sert pour le même usage, et elle est employée aux environs de Paris, ainsi que la précédente. On la fait le plus.communément en osiers, au lieu de lattes. On lui donne 18 d. m. (5 pi. ”, ) de hauteur sur 14 à 15 (4 pi. 4 po. à 4 pi. 7 po.) de large et même plus; les intervalles sont de 15 à 21 m.m.(6à9lig.)
Fig. 3. Trousse de jardinier. C'est une poche qu’on attache autour du corps avec une ceinture à boucle. Elle est garnie intérieurement de deux petites poches indiquées par des lignes ponctuées. Elles servent à mettre les clous et les loques ou morceaux de draps à palissader. L’ouvrier porte dans sa trousse tous les instrumens dont il a besoin pour son travail. 11 suspend aux deux anneaux attachés à sa ceinture un marteau et des tenailles. En usage aux environs de Paris.
Fig. 4. Scie de jardinier. Sa construction est la même que celle des scies ordinaires. On l’emploie pour abattre les grosses branches, le bois mort, etc.
Fig. 5. Greffoir. C’est un couteau qui porte à l'extrémité de son manche une languette d’os ou d'ivoire, dont on se sert pour tenir ouvertes les fentes qu’on a faites aux branches, ou pour en détacher l'écorce. |
Fig. 6. Couteau à scie. I] sert à couper les branches dans les circonstances où l’action de la serpette est difficile. On en fait dont la lame se reploie sur le manche.
Fig. 7. Plantoir pour les choux , les betteraves, etc. Il est préférable, dans les terres fortes, à celui dont on fait usage communément. Ce dernier tasse trop la terre argileuse ou humide; l'extrémité de cet instrument a été mal représentée dans le dessin. Elle a la forme d’une lame aplatie au lieu d’être conique, elle porte une tige en fer ronde, recourbée, et garnie d’un manche en bois. Cette lame étant aplatie, on écarte et on soulève plus facilement la terre; et celle-ci se trouvant moins tassée, les racines des plantes transplantées prennent plus facilement.
Fig. 8. Marteau de jardinier. Sa tête arrondie sert à enfoncer dans les murailles les clous à palissader. Il porte à l'autre extrémité une pince pour arracher les clous.
PLANCHE XI
Fig. 1. Galère à cheval. C’est une ratissoire avec deux brancards auxquels on attelle un cheval où un âne pour ratisser les allées. Elle a deux manches sur lesquels l’ouvrier appuie selon qu’il veut entrer plus profondément en terre.
Fig. 2. Ratissoire à roue. Elle est construite comme la précédente, excepté qu’elle porte sur le devant une petite roue qui en facilite
l'action. La lettre A représente la lame vue de profil, avec l’écrou qui lui sert d’attache. Usitée dans les jardins aux environs de Paris. Fig. 3. Raussoire à cheval avec une roue.
Elle porte une flèche, à l'extrémité de laquelle est un anneau qui sert à l’attelage. On adapte à cette flèche une roue qui s'élève ou s’abaisse, selon l’entrure qu’on veut donner à la lame.
Celle-ci est ajustée sur la traverse qui porte les
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