‹ Collection de machines, instrumens, ustensiles, constructions, appareils, etc., employés dans l'economie rurale, domestique et industrielleChapitre 62 sur 75 · ÉCONOMIE DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

ÉCONOMIE DOMESTIQUE

PLANCHE PREMIÈRE

Fic. 1. Lit à l’espagnole ou à tréteaux. On fait usage dans presque toute l'Espagne de ce bois de lit, qui consiste en deux tréteaux sur lesquels on pose des planches détachées, et on étend sur ce plancher un ou plusieurs matelas. Les tréteaux ont 46 d. m. (17 po.) de hauteur et 1 m. 1 d. m.(4 pi.) de longueur. Leurs pieds ont à la base 32 c. m. (1 pi.) sur une largeur de 6 c. m. (27 lig.) Les planches, au nombre de six, sont larges de 18 c. m. (7 po.) On adapte une petite languette ou rebord en bois à l'extrémité des tréteaux, pour empêcher que les planches ne tombent. Ce genre de lit simple et peu dispendieux a l'avantage de pouvoir être facilement préservé des punaises. Il serait à désirer qu'il fût adopté par les habitans de nos campagnes.

Fig. 2. Crachoir. La propreté qui règne en Hollande ne permet pas qu'on crache sur les parquets. On à des crachoirs portatifs dans lesquels on met du sable. On les fait avec une boîte supportée par quatre pieds. Une pièce de bois, longue de 6 d. m. (22 po.), clouée en dedans sur l’un des côtés, sert à les prendre et à les transporter. Les côtés ont 4 ou 5 d. m. (15 à 18 po.) de longueur.

Fig. 3. Ramasse pour les ordures. C'est un instrument de ménage très-commode, et en usage dans tout le nord de l'Europe. Il sert à ramasser les balayures des appartemens et autres immondices des maisons, et à les transporter facilement dans les lieux destinés à cet usage. Il est composé d’un plateau de bois bordé de trois planchettes, avec un manche cloué sur le rebord du fond. On pousse avec un balai les ordures sur la ramasse, et on les

transporte sans les répandre. Cet ustensile serait utile dans nos ménages, et surtout dans les campagnes.

Fig. 4. Lit en caisse. Il se trouve dans quelques parties de la France et dans la Lombardie. Il a 2 m. (6 pi. 2 po.) de long sur 7 d. m. (26 po.) de large. Ses rebords sont élevés de 3 d. m.(11 po.), et ses quatre pieds de 3 d. m. (11 po.) Les roulettes ont 25 c. m. (9 po.) de diamètre.

Fig. 5. Décrottoire. C'est une pierre de taille, formée angulairement dans sa partie supérieure, avec une lame de fer fixée à son sommet. On en fait usage en Italie.

Fig. 6. Décrottoire en arétes. On met ces décrottoires à l'entrée des appartemens dans quelques lieux de la Suisse. Elles sont faites avec une planche épaisse et taillée en arêtes, et ont l'avantage d’être moins coûteuses, et de durer plus leng-temps que les nattes de paille.

Fig. 7. Lit en forme de banc. Les habitans des campagnes, dans le Danemarck, la Suède et la Norwége, ont l'habitude de coucher dans ces lits, qui, le jour, servent de bancs. Ils sont composés d'un coffre avec un couvercle à charnière qui s'appuie, pendant la nuit, contre le dossier du banc. On met dans l'intérieur un matelas sur lequel on dort.

Fig. 8. Porte-manteau mobile. 11 est fait comme un porte-manteau ordinaire, à l'exception qu'il a deux anneaux, avec lesquels il s’attache à deux crochets fixés dans une muraille. Il a 17 d. m. (5 pi.3 po.)sur 23 c. m.(6 po. 2). Il est commode, en ce qu'il peut être facilement changé de place.

PLANCHE LIT

Fig. 1. Pétrissorr à double levier. C’est une table portée par quatre pieds, sur laquelle on pétrit la pâte en haussant et en baissant alternativement la portion du levier C, par le moyen de la poignée adaptée à son extrémité.

L'autre partie du levier qui est fixé sur la table par l’un de ses bouts, est contenue dans son action par deux montans & , et va se rattacher par la pièce de bois à à la pièce c. Toutes ces pièces jouent autour des chevilles qui les réunissent, de manière à faciliter le travail de l’ouvrier. On en faitusage dans le Boulonnais pour pétrir la pâte du pain. On la nomme Gramola.

Fig. 2. Pétrissoir à simple levier. Sa table

appuie contre une muraille, par le moyen

d’un crampon. Elle a 13 d. m. (4 pi.) de long. Les pieds sur lesquels elle porte sont élevés de 34 c. m. (1 pi.) Elle n’a qu’un simple levier, long de 20 d. m. (6 pi. 2 po.), sur une largeur de 8 c. m. (3 po.) et une épaisseur de 6 c. m. (27 lig.) Les Italiens en font usage pour les macaronis.

Fig. 3. Passoire en terre. C'est un vase en terre, à rebord et percé de trous, au travers desquels s'écoule l’eau des légumes qu'on jette dans la passoire après les avoir fait cuire.

Fig. 4. Mächoire pour comprimer les bouchons. Cet instrument est employé par M. Apers

‘pour ramollir les bouchons des bouteilles et des bocaux dans lesquels on veut conserver des substances alimentaires. Ces bouchons entrent ainsi plus facilement, et bouchent mieux. L'intérieur de la mâchoire est taillé en Hime.

Fig. 5. Tonneau à presse. Usité dans le canton de Berne pour la salaison des viandes.

Lorsque la viande est salée et arrangée dans le tonneau, on la couvre avec la rondelle A, qui a 28 c. m. (10 po. 7.) de diamètre, et sur laquelle agit la pression de la vis. Le tonneau à 41c. m. (15 po.) de haut, 34 (1 pi.) de diamètre à sa base, et 29 (10 po. 9 lig.) à son orifice. Ce petit appareil facilite les salaisons.

PLANCHE IIL

Fig. 1. Étuve. Cette étuve, qui sert dans l'office à faire les confitures, et à d’autres usages du même genre, consiste dans une armoire garnie de tablettes, sur lesquelles on met les préparations, ou les objets qu'on veut faire sécher dans un court espace de temps. Le fond est percé d’une ouverture sous laquelle on met une bassine A, remplie de charbon allumé. On perce deux trous sur les côtés de l’étuvé, dans la partie supérieure, afin de donner une issue à Fair humide produit par l'évaporation.

Fig. >. Réchaud en grès. On creuse et on taille des morceaux de grès en Toscane, et on en forme des réchauds pour les usages de la cuisine.

Fig. 3. Réchaud d'argile. Les paysans des environs de Valence font, pour leur usage,

des réchauds très-économiques. Ils recouvrent d'argile des fonds de pots cassés, en formant à la partie supérieure trois divisions qui servent à soutenir le vase qu’on veut mettre chauffer. Fig.4. Coulorre en toile. Elle peut être utile pour diverses opérations de ménage, pour les confitures, pour l'extraction des sucs, etc. Fig. 5. Pot pour cuire à l’étouffée. On l'emploie dans les ménages de Bordeaux. Sa forme est avantageuse, en ce que les bords du pot étant élevés et surmontés d’un couvercle qui descend bien plus bas que ces bords, la vapeur, ne pouvant sortir que diflicilement, se concentre, et opère plus facilement Ja cuisson.

L’arum de la viande se conserve mieux.

Fig.6. Billot pour hacher la viande. I] porte, sur les trois côtés, des rebords en planches,

qui contiennent la viande lorsqu'on la hache. Usité en Lombardie.

Fig. 7. Marmite pour faire cuire à la vapeur. Le vase À a un fond percé et supporté par trois pieds. Son rebord est garni de deux anses, qui servent à le mettre dans la marmite B. On la remplit, dans cet état, avec des racines ou des légumes quelconques, après y avoir mis la quantité d'eau nécessaire, sans cependant qu’elle touche le fond du réceptacle. On ferme ensuite la marmite avec le couvercle C.

Fig. 8. Gril à deux battans. Il est construit avec deux cadres de fer, réunis par deux charnières et garnis d’un treillis en fil de fer. C’est sur une des parties de ce gril qu’on pose la viande, en rabattant l’autre partie. On retourne le tout ensemble lorsqu'on veut faire cuire l’autre côté de la viande. Chaque portion du gril est munie, à cet effet, de quatre petits pieds destinés à la soutenir. Usité en Savoie.

PLANCHE IV

Fig. 1. Poéle revétu en ardoises. On fabrique ces poêles dans le canton de Glaris. On pose sur le sol une grande dalle de pierre soutenue par quatre petites pierres, puis on forme l'intérieur soit avec des dalles de grès, soit avec des briques. On revêt cette fabrique avec de grandes ardoises maintenues par des châssis de bois. Ces ardoises ont 1 à 1 /. c.m.(5à7 lig.) d'épaisseur. La hauteur du poële est de 12 d. m. (3 pi. 9 po.), et la largeur de 9 d.m. (33 po.), sur une longueur de 14 (4 pi.). Les quatre montans qui s'élèvent au-dessus du poêle servent à tendre des cordes pour faire sécher le linge.

Fig. 2. Chasse-mouches. C'est une espèce d'éventail en plumes, avec, un long manche, dont l'extrémité, en béquille, joue entre deux pièces de bois FETE à une poutre du plancher. On place cet instrument au-dessus des tables, dans les cuisines, pour chasser les mouches : ce qui se fait en le mettant en mouvement au moyen d’une corde. Usité en Italie.

Fig. 3. Percoir. C’est une verge de fer pointue dont les habitans du département de Seineet-Oise se servent pour faire des trous dans le bois, après l'avoir rougie au feu. Ces petits instrumens sont souvent très-commodes dans l'économie domestique.

Fig. 4. Manteau de roseau. Les campagnards de la FAR font, avec des feuilles de ro-

seau, des manteaux qu'ils attachent sur leurs épaules avec une corde, ainsi qu’on le voit dans le dessin. Ils s’en servent pour se garantir de la pluie. Ces manteaux, longs d’un mètre sur 4 d. m. (17 lig.) de large, pourraient être utiles aux bergers dans quelques-uns de nos départemens.

Fig. 5. Veilleuse. C’est un vase en faïence, sous lequel on met une petite lampe dont la fumée sort par trois petites lucarnes. Il a la forme d’un cône tronqué, ouvert par ses deux extrém.tés. Sa hauteur est de 21 c. m.(8po.); il ena 13 (5 po.) dans son plus grand diamètre, et 9 (3 po. 4 lig.) dans son petit. On peut cacher la lumière en couvrant l'ouverture supérieure, et faire chauffer de l’eau en y plaçant un vase. Cet ustensile est en usage dans les ménages du département de la Garonne.

Fig. 6. Parapluie fait avec des jones. Les pêcheurs de Gandie, en Espagne, se mettent à l'abri de la pluie et du vent sous cette espèce de parapluie. Ils en couvrent leurs têtes et leurs épaules lorsqu'ils se transportent d’un lieu à l’autre, et ils le posent par terre et s’asseyent au-dessous lorsqu'ils veulent se reposer. Ii est fait avec des joncs liés ensemble par des ficelles. Il pourrait être utile pour abriter la classe indigente des pêcheurs, exposée à toutes les vicissitudes de l'atmosphère.

. Fig. 7. Calebasse ficelée. On ficelle les cale-

basses dans le royaume de Valence, pour leur ! champs, ainsi que dans quelques-uns de nos

donner plus de solidité et de durée. On en fait | départemens. usage pour transporter l’eau et le vin dans les PLANCHE" V.:

Fig. 1. Banquette pour laver le linge. Elle est faite avec une planche longue de 9. d. m. (33 po.) et large de 3 d. m. (11 po.), supportée par deux pieds longs de 6 d. m. (22 po.) Elle est creusée circulairement à son extrémité supérieure, afin que le corps de la laveuse puisse s’y äppliquer plus immédiatement.

Fig. 2. Mai pour laver le linge. Elle est usitée dans le royaume de Valence. On lave ou l'on savonne le linge sur l’une des deux planches mobiles placées aux deux extrémités, et on le pose sur l’autre lorsqu'il estlavé : on met dans la mai l’eau nécessaire au lavage.

Fig. 3. Fase en pierre pour la lessive. On en fait usage dans le département de la Dordogne. Il a 6 d. m. (22 po.) de haut, 1 mètre dans son diamètre intérieur, et 1 d. m.(4 po.) d'épaisseur. Ces vases sont plus économiques que les cuveaux en bois.

Fig. 4. Calebasse à transvaser l’eau. Cette :

espèce de calebasse a le col recourbé. Lorsqu’elle est sèche, on y fait une ouverture sur le côté, vers les trois quarts de sa hauteur, et après l'avoir vidée, on s’en sert pour transvaser l’eau, pour faire la lessive, pour arroser, etc. Se cultive et s'emploie dans le royaume de Valence.

Fig. 5. Banquette croisée. On en fait usage dans les ménages pour différens besoins, pour exhausser les baquets à lessive ou autres vases. Les paniers de fruits et de légumes qu’on expose dans les marchés de Lucerne sont posés sur ces banquettes.

Fig. 6. Cuvier à savonner le linge. Les blanchisseuses de Venise lavent le linge dans un cuvier sur lequel est posée une planche soutenue dans un plan incliné par l'extrémité de trois douves qui dépassent les bords du vase. On voit à l’un des bouts de la planche une petite boîte qui sert à mettre le savon.

PLANCHE VI

Fig. 1. Four à pdtisserie. Ce four, en tôle ou en cuivre, a la forme d’une caisse soutenue par quatre pieds. Après avoir enlevé le couvercle qui le couvre, et y avoir placé les pâtisseries qu'on veut faire cuire, on remet ce couvercle, et puis celui qui est figuré en À, et on allume du charbon au-dessus et au-dessous.

Fig. 2. Réchaud en grès. On fait, en Toscane, des réchauds en grès, auxquels on donne une forme carrée ou ronde, avec deux poignées pour les transporter. Cet usage, qu’on pratique aussi en Suisse, pourrait être imité avec avantage, le grès étant une pierre qui résiste trèsbien à l’action du feu.

Fig. 3. Chenet servant de four. On a figuré sous Ja lettre À la coupe du foyer d'une chemi-

née, dans laquelle on voit un chenet, ou caisse en tôle, entouré debriques. B représente le plan du foyer, dont la bâtisse du milieu indique la caisse en tôle couverte en briques. On forme un massif incliné entre le four et l’un des côtés de la cheminée, sur lequel on allume le feu.

C représente la porte du four. Ce genre de construction est pratiqué en Savoie. Le four a 12 d. m. (3 pi. 9 po.) de hauteur sur 22 (6 pi. 9 po.) de largeur ; la longueur est plus ou moins considérable, selon la localité ou le besoin.

Fig. 4. Casserole à cuire les côtelettes. Cette espèce de casserole est en fer-blanc, d’une forme ronde, et très-aplatie. Après y avoir mis les côtelettes, on la ferme avec son cou-

vercle, et en l’exposant à un feu très-léger, on fait cuire la viande très-promptement. Usité à Paris.

Fig. 5. Potence pour les crémaillères. Le montant de cette potence a 3 Y, c. m.(16lig.) de diamètre. Il est placé sur le côté de la cheminée, etsoutenu par deux crampons à collier dans lesquels il roule. Il est lié au bras de la potence par un support qui le maintient horizontalement. Ce bras, dont la longueur est presque égale à la largeur de la cheminée, doit être placé plus bas que le manteau de cette cheminée, afin de pouvoir être ramené en avant, pour la commodité du service. Il porte, dans sa partie supérieure, des crans qui servent à fixer les crémaillères au point d’écartement où on veut les placer. On peut ainsi suspendre sur le feu un nombre de vases égal à celui des crémaillères. A cet effet on amène la potence en avant et hors de la cheminée ; on accroche les chaudrons ou marmites aux crémaillères, qu’on repousse ensuite sur le feu ; on prévient, par ce moyen, les brûlures ou les accidens qui arrivent en accrochant les vases aux crémaillères ordinaires. On peut ‘aussi examiner avec facilité l’état des substances soumises à la cuisson. Cet appareil, qui offre beaucoup de commodités, m'a été communiqué par M, J. Darex, cultivateur éclairé de Plaisance, département du Gers, où il est généralement usité.

Fig. 6. Cuisinière. Cet ustensile en ferblanc, usité dans un grand nombre d’endroits en France, a une forme demi-cylindrique,

dont les extrémités sont fermées, On suspend dans la partie intérieure, au moyen d’une bro- Che, la viande qu’on veut faire cuire. Mais on a imaginé, depuis un certain nombre d’années, une méthode beaucoup plus économique; c’est de placer cette cuisinière contre une muraille, vis-à-vis d’un trou dans lequel on fixe une petite grille à rebords; ce trou a une forme concoïde ou celle du quart d’une sphère, dont les côtés sont allongés. On fabrique en terre des coquilles de ce genre, qu'on place dans le creux de la muraille. Après y avoir allumé du charbon, on accroche la cuisinière contre ce foyer, au moyen de deux crochets placés à l’une de ses extrémités, de manière qu'on peut l’écarter ou la rapprocher du mur à volonté, ou l'enlever tout-à-fait. On pratique une porte sur la partie convexe de la cuisinière, de manière à pouvoir examiner l’état de cuisson de la viande. On tourne de temps à autre la broche, et on la fixe en faisant entrer un petit crochet dont elle est munie, dans les trous formés sur l’un des côtés de la cuisinière. Il serait à désirer que cet appareil, très-économique, très-commode, et qui cuit parfaitement la viande, fût en usage dans tous les ménages.

Fig. 7. Coquille qui sert de foyer aux cuisinières. On les forme avec du plâtre et du mortier dans l’intérieur d’une muraille, lorsqu'on ne peut se procurer des coquilles en terre ou en fonte. On leur donne un petit renflement dans leur milieu, lorsqu'elles doivent avoir une certaine longueur.

PLANCHE VII

Fig. 1 et 2. Lit économiqne. Ce lit est de l’invention de -M. de Rumford, et peut être employé avec utilité dans les fermes et chez les petits cultivateurs. La fig. 1 représente le lit posé surlesol, etlafig. 2 la coupe de ce mêmelitdressé contre la muraille. Il est formé d’un châssis de 2 mètres de long sur 1 mètre de large; élevé, du côté de la tête, de 48 c. m.(1 pi. ”-),et seule-

ment 22 (7 po.’.)du côté des pieds; desorte que la tête repose sur un plan plus élevé que celui où se trouve le corps; ce qui a lieu en tendant une forte toile au moyen de cordes qu'on passe dans les trous indiqués tout autour du châssis, à une distance de8ou1o c.m.(3 à4 po. )desbords supérieurs. Il n’est pas besoin de matelas dans cette espèce de lit. Le corps repose aussi mol-

lement sur la toile, et il éprouve un degré de chaleur sufisant, par le réchauffement de l'air contenu au-dessous de la toile. Il suffit, pou le rafraîchir, d'ouvrir une porte en coulisse À pratiquée à l'extrémité supérieure. Ce lit est commode, peu coûteux, sain, et peut se tenir propre facilement. Il a en outre l'avantage d'occuper peu de place, car on le relève sur le dossier contre un mur, et dans cet état il peut servir de siége au moyen d’une planche à coulisse B qui repose sur deux tasseaux, et qu'on retire en avant. On fait aussi servir le dessous du siége à serrer les hardes de nuit, en y établissant un coffre.

Fig. 3. Cercle à crochet pour conserver des fruits. Plusieurs ménagères sont dans l'usage, en France, de conserver des raisins, des cerises et autres fruits, en les suspendant à des cerceaux auxquels on fixe de petits crochets en fil de fer. On attache ces cerceaux au plancher au moyen de trois cordes qui se réunissent à un centre commun,

Fig. 4. Perches à crochet pour conserver les fruits. Souvent, et surtout lorsqu'on veut conserver une grande quantité de fruits, on attache au plancher, avec des cordes, un nombre plus ou moins considérable de perches garnies de crochets auxquels on suspend les fruits.

Fig. 5. Filtre à charbon. On à souvent be- |

soin dans le ménage de filtrer des liquides. On emploie, pour cette opération, un appareil qui se compose d’un tube en fer-blanc dont la partie supérieure a la forme d'un entonnoir, tandis que la partie inférieure, étant coudée, va aboutir dans une caisse de fer-blanc qui porte un robinet vers le bord supérieur. On remplit le tube et la caisse de charbon pilé, et l’on vide le liquide dans l'entounoir; il remonte au haut de la caisse, et il sort par le robinet après s'être filtré.

Fig. 6. Vase à filtrer diverses matières. Le bord de ce vase est muni de quatre crochets auxquels on fixe un linge qui sert à recevoir les matières qu’on veut filtrer. Cet appareil peut servir dans plusieurs opérations de ménage.

Fig. 7. Trépied à tige pour porterune lampe.

On fait usage de ce petit meuble dans les campagnes de Rome. La tige, ordinairement en roseau , porte à son extrémité inférieure une rondelle en pierre maintenue par trois pièces de bois qui servent de pieds. La lampe se met à une hauteur convenable au moyen d’une cheville à crochet que l’on fixe dans les trous de la tige. Le poids de la pierre empêche que la lampe ne soit renversée par une trop forte secousse.

Fig. 8. Cerceau à filet. Onl'emploie à Rome pour faire sécher les figues et autres fruits.

PLANCHE VIIL

Fig. 1. Chevalet double pour sécher le linge. On emploie en Hollande cette machine dans les petits ménages, pour sécher le linge qui se lave à la maison.

Fig. 2. Chevalet simple pour sécher le linge. On fait usage en Toscane de ce chevalet, qui se compose de deux longs bâtons, garnis à distances égales de chevilles sur lesquelles on place des perches qui servent à étendre le linge. Les bâtons sont appuyés contre une muraille dans un plan incliné.

Fig. 3. Manière de faire sécher le linge à La

fenétre. On attache les extrémités d’une corde à deux crochets fixés sur les côtés d’une fenétre. On tend cette corde en lui faisant former un angle au moyen d’un long bâton, dont l’une des extrémités appuie vers le milieu dela corde, tandis que l’autre extrémitése met dans un trou pratiqué au-dessous de la fenêtre, de sorte que le bâton et la corde se maintiennent dans une position horizontale. On a soir, avant de disposer ainsi cetappareil, de faire passer la corde dans un certain nombre d’anneaux en cuivre, à chacun desquels on a fixé un petit ruban en

fil. Lorsqu'on veut faire sécher le linge, on attache chacune des pièces avec le ruban d'un ou même de deux anneaux, lorsque le linge demande à être développé; on fait ensuite couler les anneaux jusqu'à l'extrémité de la corde, en se servant pour cela d’une gaule avec laquelle on les retire pareillement lorsque le linge est sec. Cet usage se trouve dans plusieurs lieux de l'Italie, surtout à Rome.

Fig. 4. Chauffoir pour le linge. On forme avec des lattes de bois une espèce de dôme, au-dessous duquel on met un vase rempli de braise. On étend au-dessus du dôme le linge qu’on veut chauffer, et on le recouvre avec un drap ou une couverture. Cet appareil est commode pour les malades.

Fig. 5. Cassolette à maintenir le fil ou la ficelle. On fait usage de ce petit meuble en Allemagne, dans Féconomie rurale et culipaire. C’est une cassolette ou boîte ronde en bois, dont les deux paities se réunissent entre elles au moyen d'une vis, et sont destinées à contenir un peloton de ficelle. La partie inférieure est percée d’un trou par lequel on fait passer le bout de la ficelle, ainsi qu’on le voit

dans la coupe. On suspend la boîte dans un lieu convenable, et on tire la ficelle lorsqu'on en a besoin.

Fig.6. Garde-papier. On a souvent besoin, dans un ménage ou dans une ferme, de trouver sous la main des notes, des comptes et autres papiers. On a imaginé pour cela un pelit instrument très-commode. Il est composé d’un plateau en bois, au milieu duquel est fixé verticalement un tube de métal, et dans lequel entre une tige en fer, recourbée en forme de crochet à sa partie supérieure. Lorsqu'on veut conserver des papiers, on les enfile avec la pointe crochue de la tige et on les fait descendre sur le plateau. Lorsqu'on a ainsi une certaine quantité de papiers, et qu'on veut en retirer un, on fait la recherche de ce papier, et lorsqu'on l'a trouvé, on le fait remonter au haut de la tige, avec ceux qui sont au-dessus; on retire celle-ci hors du tube, ainsi qu'on le voit en À. On prend le papier, et on remet la tige dans le tube garni d'une portion de papiers, et représenté sous la lettre B. 11 faut que le sommet du tube soit taillé en biseau, afin de faciliter l'entrée des papiers. *

PLANCHE IX

Fig. 1. Fourneau pour griller le café. 1] se compose d’un cylindre et d’un fourneau en forme de caisse oblongue, l’un et l’autre en forte tôle. Le cylindre a une porte à crochet que l’on ouvre, pour mettre ou retirer le café, et pour examiner son état de rôtissage. Il est traversé par une broche carrée qui le dépasse à ses deux extrémités, et qui s'appuie et tourne sur les bords du fourneau; elle porte à l’un de ses bouts une manivelle qui sert à le faire tourner. Le fourneau est monté sur quatre tiges en fer liées les unes aux autres par des traverses ; il est percé sur sa face antérieure et postérieure de deux trous qui servent à donner de l'air; on le transporte au moyen de deux poignées fixées à ses deux extrémités. On place dans l’intérieur une grille qui sert à sou-

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