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prisoner by the party under Mr Coulon at Miners, and permitted to come to Baston upon his parole either to have a suitable person exchanged for him and to come to Quebec, which I suppose may be deemed an equal exchange, as Mr Newton's commission was not a compleat one signed by His Majesty but one signed by himself. |
The prisoners now sent you are all I have at present, and you may depend upon my sending you all future prisoners belonging to Canada, as I shall have one opportunity, upon the terms proposed in my enclos’d letter, and have the honour to be with the most, &c.
Signed William SHIRLEY.
LETTRE DE MONSIEUR DE BEAUHARNOIS A MONSIEUR KNOWLES
Québec, le 7 Aoust 1747.
Monsieur,
J'ay reçu le 16 du passé la lettre que Votre Excellence m'a fait l’honneur de m'écrire le 27 may dernier d'Annapolis royale ; je me préparois dans ce temps là à renvoyer de Baston les prisonniers que j'avois auprès de moy suivant la proposition qui venoit de m'en être faite par M. Shirley par sa lettre du 18 mars aussi dernier, mais à la réception de la vôtre ayant connu que vous désiriez avoir les soldats pris à l’isle St Jean l’année dernière, j'y ay acquiescé volontiers, et c’est en conséquence que j'ay fait embarquer sur le Brigantin le S{ Esprit armé en paquebot tous ceux qui se sont trouvés à ma disposition, suivant la liste ci-jointe.
Je n’ay connoissance d'aucun autre, j'y ay ajouté d'autres prisonniers provenant de quelques prises faites par des vaisseaux de guerre françois compris dans la même liste, ces derniers ont préféré de passer à Louisbourg
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plustôt que d'aller à Baston dans un autre paquebot que je viens de faire expédier pour cette ville et qui est chargé de 189 prisonniers des différentes provinces et colonies angloises de ce continent.
Le Cartel dont je suis convenu avec M' Shirley n'est cependant que pour luy envoyer ceux qui appartiennent au gouvernement de la province de Massachuset Bay, mais touché de la facheuse position de tous, j'ay commencé par renvoyer dans ledit paquebot le plus grand nombre de ceux qui étoient à ma disposition, en attendant que je puisse prendre avec ces gouverneurs un arrangement que puisse tourner à l'avantage de l’une et l'autre nation.
La reponse que je dois recevoir de Monsieur Shirley à ce sujet, me mettra, comme je l'espère, à portée de le prendre. (Cet arrangement)
Je suis encore convenu avec Monsieur Shirley que nous ferions payer réciproquement le transport des prisonniers de deux nations, ce qui me paroit juste, je ne doute point que vous ne pensiez de même, en conséquence j'ay l'honneur de vous adresser le marché qui a été passé avec le S° Jugon pour le transport de 83 prisonniers qui doivent être portés à Louisbourg moyennant la somme de 6000 selon et en proportion du nombre que vous serez en état de me renvoyer, nous nous tiendrons compte respectivement du plus ou du moins de la dépense.
Pour tout ce que je viens de vous marquer je me flatte, Monsieur, que vous jugerez favorablement de mes intentions pour rendre à leurs familles de pauvres malheureux dont la plupart prennent peu de part à la guerre qui divise les deux couronnes, nous ne pouvons mieux faire en attendant une heureise reconciliation que de procurer à leurs sujets respectifs tous les avantares qui dépendent de nous et qui peuvent se concilier avec les intérêts de nos maitres.
Vous verrez par le marché passé avec le Sieur Jugon qu'il est accordé dix jours de planche au brigantin le St Esprit ; je vous prie, Monsieur, de l'expédier à l'expiration du terme, autrement il seroit à craindre qu'il ne put revenir icy aussi surement qu'il le feroit d'ailleurs la stipulation qui est faite d’une somme de 120 pour chaque jour de retardement est une charge qu'il convient de nous éviter.
Le Jugon n'ayant aucune connoissance à Louisbourg n’a pu donner au Sieur Lefevre son capitaine une lettre de crédit pour le mettre en état de pourvoir aux besoins de son navire au cas d'avaries pendant la traversée. Je vous seray obligé, Monsieur, de donner les ordres pour que le nécessaire luy soit fonrni. Le marchand que V. E. en chargera pourra tirer des lettres de change pour le montant sur Monsieur de Greniville (?) trésorier général de la marine, lesdites lettres payables à vue au premier janvier 1748 ; elles seront exactement acquitées, vous aurez seulement agréable de m'en donner
avis par le retour du paquebot,
Cy-joint un placet qui m'a été remis par le N° Guillemin, conseiller au conseil supérieur de ce pais; ce particulier est inquiet d’un de ses frères qui fit naufrage l’année dernière sur l'isle de Kable, commandant le navire La
Je vous prie, M' de m'en donner des nouvelles si vous en savez et de me le renvoyer s’il est à Louisbourg:.
Je suis, etc.
à 1 La. 4 LETTER FROM CHARLES KNOWLES TO GOVERNOR SHIRLEY.
Npanish Bay, Cape Breton, August, 10th, 1747. Sir,
I am honoured with Your Excellency's letter of the 7th August by Captain Lefebre, in answer to mine from Annapolis Royale, and cannot avoid makeing my most particular acknowledgements to Your Excellency for your ready concurrence in realeasing the infortunate prisonners in your
possession.
[I readily agree to the proposition made by governour Shirley for defraying the expence of transporting each others prisoners and shall commence my account by crediting Your Excellencys with 84 prisonners (having none of your nation to return by this opportunity and for the sum of 6000 livres for their transportation, a reaceipt for which is here inclosed,
I am so pleased with Your Excellency humane disposition towards those poor prisoners that I cannot only say I shall endeavour to imitate, if cant equale you, the quick passage Capt. Lefébre has had from Quebeck here, and the dispatch I have given him I hope will secure him a favorable return before the season of bad weather setts in : having mett him off Mira, as I was making a visit to the several parts of my government, and brought him in hope and took the prisoners out, he haveing acquainted me he stood in no need of any necessarys or refreshments otherwise T should haved directed his being supplid at Louisbourg agrecable to Your Excellency's desire.
In answer to the N' Guillemin petition to Your Excellency about his brother being shipwreckt upon the Island of Sable, I cannot only acquaint you that early this spring I sent a schoner to that island to look after the men that ware saved, and directed her captain to carry all he found straight to Brest, and as I have heard nothing of the vessel since, I take it granted, she has met with them and proceeded on heur voyage : should I learn any thing more particular, I! will take an oppertunity of letting you know it.
I am with equal sincerity as respect, Sir, Your Excellency's most obedient and most humble servr nt, Charles KNOWLES.
P.S.—Mr Lefebre has had all the civility possible shown him, but I hope
when Your Excellency sends an other flag of truce T shall have the honour of your commands by a military officer