‹ Collection de manuscrits contenant lettres, mémoires, et autres documents historiques relatifs à la Nouvelle-France [microforme]Chapitre 29 sur 206 · TESTIMONY OF CAPT. CYPRIAN SOUTHACK · texte numérisé non relu

TESTIMONY OF CAPT. CYPRIAN SOUTHACK

Boston, December 8th 1718.

Whereas I was sent by His Excellency the Governor and the Honorable His Majesty’s Council for the Province of the Massachusetts Bay in New England with Capt. Thomas Smart, commander of His Majesty’s ship the Squirrell to Island Breton to have a conference with Governor St Ovide concerning boundaries of Nova Scotia.

Now seeing that His Excellency has received a letter from Levisbourg of November 22nd 1718 from Governor Brouillian of a complaint against Capt. Smart and myself, Ï answer to that part of Governor Brouillian's letter which says we parted with a thousand protestations of friendship and with assurance of a good and perfect union, we where agreed he and myself joyntly with Capt. Southack that we would waite a full decision from our courts since we could not agree on the bounds of our limits, according to our treaty of peace at Utrecht, and quite the reverse to what Governor Brouillan has.................,to Governor Shute.

The second day of our conference before parting, Capt. Smart demanded in the king of Great Britain his masters name that he would give orders to

the French that where there at Canso to retire to the French territories, and offered to allow him any reasonable time for them to withdraw themselves and effects, but he refused.

Then Capt. Smart made an open protestation against the proceedings of the French at Canso, and assured the Governor that it would be ressented by the English Government and the measures would be taken accordingly.

The second complaint of Governor Brouillan against Capt. Smart is the violent manner of treatment of one name La Sonde, a French inhabitant to be put in irons, is very false ; for he never was putin iron; but had the same provisions the Captain had, and a good cabin to sleep in, and where be pleased to walk in the ship.

RESUMÉ DE LA DECLARATION DU SIEUR DOMINICÉ, CAPITAINE BASQUE. À la Rochelle, le 23 décembre.

La déclaration de ce Capitaine contient que la frégate angloise de Baston nommée l’Ecureuil, commandée par le Capitaine Smart, étant revenue de Louisbourg à Canceau le 25 septembre dernier, y resta 4 jours sans inquiéter aucun des François qui y pêchaient ni les avertir de se retirer du havre ; que le 29 sur les 8 heures du matin le dit Smart arma un charroir d'environ 30 hommes cachés et une chaloupe de même qu’il fit débarquer à la grève du nommé La Londe, gendre du nommé Petipas habitué dans le dit havre, que ces gens conduits par un officier saisirent et menèrent à bord de la frégate les François qui se trouvèrent sous leurs mains parmi lesquels étoit le dit La Londe, le Capitaine Darguibes, amiral des pêcheurs François, le Capitaine d'Escouts, habitant des Isles Madame faisant sa pêche à Canceau, et d’autres matelots et marchands François qui s’y trouvoient ; qu'environ 1 heure après un officier détaché de la frégate vint en chaloupe armée d’environ 85 hommes à bord du brigantin du déclarant et l’amena par force à

bord de la dite frégate, où étant arrivé il demanda au Capitaine anglois de quel droit et par quel ordre il se saisissoit de lui. A quoi le Capitaine répondit qu'il avoit ses ordres de la cour d'Angleterre et du Gouverneur de Baston, que 4 jours se passèrent dans un grand dégât, à la réserve de quelques vins et eau de vie de La Londe et autres, et quelques morues appartenant au déclarant et aux habitants; que le 5° il fit venir à bord tout ce qui se trouva de bestiaux ; que pendant toutes ces manœuvres le dit déclarant ayant plusieurs fois demandé au Capitaine anglois les raisons de ce procédé, lui répondit que, après quelques conférences avec Monsieur de St Ovide auquel il avoit déclaré ses ordres, n'ayant pu convenir avec lui il étoit revenu au Canceau les exécuter sans aucune formalité, et qu'au cas que le gouvernement françois s’opposa à cette exécution il verroit ce qu'il auroit à suivre ; qu’ensuite le dit Capitaine anglois après avoir enlevé non seulement les morues mais encore les munitions des habitants françois, partie des gréements des bâtiments, est parti le six avec un nombre de bateaux chargés et le brigantin du dit déclarant ;

Déclare en outre que le jour qu'ils furent saisis le Capitaine Philibert ayant arboré pavillon françois, le Capitaine anglois fit tirer 4 coups de canon à boule pour faire amener le dit pavillon, sans d'autre raison que celle de ne vouloir point les souffrir dans le havre ;

Que tous les François ne peuvent trop se plaindre de la manœuvre du nommé Petitpas, François habitué dans ce havre, lequel a toujours été en liaison étroite avec les Anglois depuis l’arrivée de la frégate et en conférence particulière avec le Capitaine auquel il servoit de conseil et l’animoit contre les François, et qu'étant informé du dessein de ce Capitaine loin de les en avertir, il a aidé à les faire donner dans le piège, qu'il a même fretté sa gaulette aux Anglois pour le transport des dites morues.

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