‹ Collection de manuscrits contenant lettres, mémoires, et autres documents historiques relatifs à la Nouvelle-France [microforme]Chapitre 4 sur 206 · PAT D EE LEE LE ET CL AE METRE · texte numérisé non relu

PAT D EE LEE LE ET CL AE METRE

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Sa Majesté a toujours défendu très étroitement ce commerce et il n'ya 4 rien de changé à cet égard par le traité. Ainsi Elle vous défend très expressément de souffrir, sous quelque prétexte que ce soit, que les Anglois intro- : duisent aucune marchandise dans le Pays, ni que le

avec eux du castor ni d'autres pelleteries.

8 habitants négocient

> " à EXTRAIT DU GRAND LIVRE DES DEPENSES.

à "] À Q pa Q Q 24 A A t : Le 13 mai, donné au sieur Prior, envoyé d’An leterre, une boîte à pork. y g P t HA trait de douze diamans revenant à 10,808 livres et dix centins. x :

* ñ Tr $ à LETTRE DU MINISTRE AU SIEUR BARON DE 8T CASTIN. À À Versailles, le 17 mai, 1714.

: J'ai reçu la lettre que vous m'ovez écrite le 26 septembre de l’année ; dernière. Monsieur le Marquis de Vaudreuil m'a informé que vous étiez 4 parti de Québec pour vous rendre auprès des Sauvages de l'Acadie et hiveru : ner avec eux, J'ai été très satisfait de cette marque de votre zèle pour le de ô service du Roi que je ferai valoir à Sa Majesté dans les occasions. nt È Je ne doute point que vous n'ayez trouvé ces Sauvages dans toutes le * sortes de bonnes dispositions et que vous n'ayiez fait tous vos efforts pour en les y maintenir, Ne manquez pas de m’informer de tout ce qui se sera ion passé pendant votre séjour parmi cette nation. bi-

PROCLAMATION DE MONSIEUR LE MARQUIS DE VAUDREUIL, Québec, le 14 août, 1714.

Quoique depuis près de 6 mois que les Sieurs Major Jean Stoder et Jean Williams sont ici de la part des Sieurs Dudley et Nicholson, pour le renvoi de leurs prisonniers, en ce pays, et que même sur cela nous leur ayons donné une grande liberté, après avoir envoyé mes ordres dans tous les lieux de cette colonie qu'ils nous ont indiqués pour faire avertir les dits prisonniers que ceux qui voudroient s’en retourner en leur patrie n'avaient qu’à s'adresser à nous.

Cependant pour obéir entièrement à l'ordre que nous avons reçu de Sa Majesté, et pour ne laisser aucun soupçon qu'il y ait aucun détenu par force.

Nous ordonnons, à présent que le bâtiment anglois est en cette ville, que de nouveau nos ordres seront réitérés dans toutes les côtes de ce pays, afin que ceux qui voudront s’en retourner aient à le déclarer à Montréal à Monsieur de Longueuil qui y commande en notre absence et celle de Monsieur de Ramesay aux Trois Rivières, à Monsieur ‘rallifet, Gouverneur de la dite ville, et afin qu'aucun Anglois n'en puisse prétendre ignorance, notre ordre sera lu et publié et affiché à Québec, Montréal et les Trois Rivières, et envoyé dans toutes les côtes et Seigneuries de ce pays.

Enjoignons aux capitaines de milice des dites côtes de nous donner avis incessamment, et en notre absence à Monsieur de Longueuil à Montréal, à Monsieur Gallifet aux Trois Rivières, où en son absence à l'officier qui commande, et à Québec, à nous-même, de tous les Anglois, hommes, femmes et enfants qui sont dans les dites côtes et Seigneuries, qui leur auront déclaré vouloir s’en retourner chez eux, afin que voitures et vivres leur soient fournies pour se rendre à Québec.

LETTRE DE MONSIEUR DE VAUDREUIL AU MINISTRE

Québec, le 16 septembre, 1714.

COREELCEEE ET EUNETEE EEE CECE CEE LEE IE TEE CE EEE EEE EE EEE ENT EEE EEE EEE EEE PET IEIEIELEET .

Le Baron de St Castin a hyverné chez les Sauvages de Pannaouamské, et ce printemps est revenu à la Rivière St Jean, ayant fait chez les uns et chez les autres tout ce qui a pu dépendre de lui pour les empêcher de se trouver au rendez-vous qui leur avait été donné par Monsieur Nicholson, ce qui lui a été impossible aussi bien qu'aux missionnaires de ces quartiers qui tous me marquent la même chose, et que la politique des Anglois dans cette occasion va non seulement à s'assurer ces Sauvages pour le temps présent, mais encore pour l'avenir en cas de nouvelles guerres contre nous.

Ils n’oublient rien de tout ce qui peut les engager dans leurs intérêts, leur offrant jusqu’à des ministres, et de leur faire faire à leurs dépens des maisons pour faire leurs prières. Il est vrai que les missionnaires de leur côté n'épargnent pas leurs soins dans cette rencontre pour leur inspirer les sentiments qu'ils doivent avoir pour la véritable religion.

Mais comme le marque le Père De la Chasse, la grâce parmi les Sauvages a toujours besoin de la coopération de l’homme, et parmi eux l'intérêt temporel sert de véhicule à la foi. Je ne doute pas, Monseigneur, que vous ne fassiez attention à ce que j'ai l'honneur de vous marquer à ce sujet.

Il est de la dernière nécessité que Sa Majesté nous facilite les moyens de nous conserver ces Sauvages qui ne sont encore que chancelants dans le parti qu'ils doivent prendre; mais si une fois les Anglois les peuvent mettre dans leurs intérêts, il n'y a point à douter qu'à la première guerre, ils ne, deviennent nos plus cruels ennemis. Je n'ai rien à me reprocher sur ce sujet.

Il y a longtemps que j'ai prévu ce qui se passe aujourd'hui, et j'ose dire que par rapport non seulement aux Sauvages, mais encore à toutes les nations qui sont dans nos intérêts, que la guerre avec l'Angleterre nous étoit plus favorable que la paix.

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