‹ Collection de memoires pour servir a l'histoire du regne vegetalChapitre 21 sur 37 · Une des lames de l’aigrette très grossie · texte numérisé non relu

Une des lames de l’aigrette très grossie

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PI. XV. POLYACHYRUS. Lag. diss. DC. Prod. vu. p. 55. cumsjn.

Le genre Poljachyrus a été établi par M. Lagasca et adopté par presque tous les auteurs, soit sous son nom primitif, soit sous quelques auti'es cités dans le Prodromus. J’en al déjà fait Insérer une espèce dans les Icônes selectœ de M. Delessei't, et je crois devoir encore ici un second exemple de sa curieuse organisation; c’est celui du P. niveus , désigné dans le Prodromus. L’échantillon qui a servi de type pour la figure ci-jointe a été recueilli au Chili par Née, et c’est ce qui me fait penser que c’est bien l’espèce que Lagasca a désignée sous le nom de P. niveus. La tige , les rameaux et la face inférieure des feuilles sont couverts d’un duvet laineux , blanc et assez abondant ; la face supérieure des feuilles est seulement munie d’un duvet lâche et aranéeux ; la lige est cylindrique ; les feuilles embrassent la tige au moyen de deux oreillettes arrondies; elles sont plnnatifides, à lobes arrondis anguleux, etdépassant le milieu du limbe; leur bord est, au moins sur le sec, légèrement recourbé en dessous ; celle du sommet se termine par une pointe molle mais très acérée. Les capitules sont réunis au sommet des rameaux en une sorte de glomérule arrondi. Chacun de ces capitules offre un involucre composé de 4 écailles parfaitement glabres, demi-scarieuses , un peu brunes et opposées deux à deux ; les deux extérieures un peu plus grandes, les deux intérieures plus étroites , plusieurs d’entre elles denticulées au sommet. Dans cet involucre se trouvent deux fleurs séparées par une paillette semblable aux écailles. Ces deux fleurs sont composées d’une corolle à 2 lèvres: l’extérieure grande , à trois dents; l’intérieure partagée en deux lobes linéaires. Les étamines ont les filets nus ; les anthères portent à leur base deux queues grêles, allongées, imberbes, et à leur sommet un appendice oblong. Le style est bulbeux à sa base, et se termine par deux lobes stigmatiques, cylindriques, obtus, barbus au sommet. L’achène est dépourvu de bec ; celui de la fleur extérieure du capitule est ovoïde oblong, garni de très petites papilles, et surmonté d’une aigrette à poils simples, et qui ne dépassent guère la longueur de l’achène ; ceux de la fleur intérieure sont ovoïdes, légèrement tétragones, couronnés par une aigrette deux ou trois fois plus longue que les précédens, et à poils plumeux*

Explication de la Planche XV.

A. La partie supérieure de la plante, de grandeur naturelle.

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