‹ Collection de mémoires pour servir à l'histoire du règne végétal et plus spécialement pour servir de complément à quelques parties du Prodromus regni vegetabilisChapitre 4 sur 20 · NOUVELLES ESPÈCES DE CACTÉES · texte numérisé non relu

NOUVELLES ESPÈCES DE CACTÉES

ET PRINCIPALEMENT SUR CELLES ENVOYÉES DU MEXIQUE PAR LE DOCTEUR COULTER.

Lx troisième volume du Prodromus, qui contient la famille des Cactées, a paru en 1828. Dès cette épaqme, l’histoire de cette curieuse famille s’est en- Mehodun grand nombre de Mémoires destinés, soit à en développer la singulière organisation, soit à en décrire de nouvelles espèces. Au moment même de la publication du volume que je viens de mentionner, je fis insérer dans les Mémoires du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, vol. XVII, 1828 , un Mémoire fort étendu, et accompagné de 21 planches, sur la famille des Cactées (1) : au moment où l'impression de ces Mémoires s'achevait, je recus de mon ami le docteur Coulter, qui voyageait alors au Mexique, une collection d'une cinquantaine d'espèces de Cactées vivantes, recueillies par lui dans ce pays. Je n’eus que le temps d'ajouter en postscriptum à mon Mémoire, l'énumération de ces espèces accompagnée seulement de leurs phrases caractéristiques : cette énumération fut lue le 22 juillet 1828 à la Société Helvétique des Sciences naturelles, séante à Lausanne, et immédiatement livrée à l'impression. En 1850 , M. Turpin publia dans les Annales de [Institut horticole de Fromont, des observations sur la famille des Cactées, destinées à éclairer leur structure anatomique et y donna

(1} Ce Mémoire a été ensuite tiré à part sous le titre de Revue de la Famille des Cactées,

avec le millésime de 1829.

occasionnellement la description d’une nouvelle espèce d'Echinocactus. Dans la même année, M. Otto publia à Berlin la description et la figure de l’'Echinocactus oxygonus , qui est peut-être le même que l’Ech. Eyriesui de M. Turpin. Dés lors, outre plusieurs articles sur les Cactées publiés dans les catalogues de divers jardins, le XVI: volume des Actes de la Société des Curieux de la Nature a fait connaitre en 1852 deux Mémoires importans sur ces plantes : l’un, de M. Lehmann, intitulé : Pugillus plantarum in botanico Hamburgensium horto occurrentium , continuation consacrée à donner la figure et la description de sept espèces, et l’autre, de M. Martius, intitulé: Beschreibung einigerneuen Nopaleen, contient les descriptions et les figures de dix espèces de Cactées.

Mon intention n’est point ici d'anticiper sur le supplément que j'espère donner un jour au Prodromus, et de présenter le tableau complet des additions que les travaux modernes forcent à faire à la famille des Cactées ; je me bornerai à reprendre les espèces que j'ai indiquées en 1828 par une

simple phrase et à en donner des descriptions plus complètes, et, pour cêlles qui ont fleuri, des figures. Sur le nombre de ces espèces, quelques unes, qui

ont péri depuis leur arrivée, resteront encore un peu obscures jusqu'à ce que de nouveaux envois nous donnent de nouveau l’occasion de les observer. Je joindrai à ces descriptions des Cactées de l’envoi de M. Coulter quelques notes sur d’autres espèces.

Observons, avant d’entrer en matière, que les genres admis dans le Prodromus n’ont subi jusqu'ici aucune modification : la seule que je sache nécessaire à admettre , sera proposée à la fin de ce Mémoire.

I. MAMMILLARIA ELONGATA. WMem. Mus. 17. p.109. Rev. Cact. p. 109.

Depuis que nous cultivons cette espèce dans le jardin , elle a notablement changé d’aspect. Elle s’est peu allongée, mais a poussé des rameaux de tous côtés , de sorte que le nom est moins frappant qu’à l’époque de son arrivée. L'aspect général est remarquablement jaunâtre , mais les jeunes sommités sont verdâtres.

L'espèce qui est cultivée dans plusieurs jardins, sous le nom de Mammillaria densa, et que nous avons recue de M. le prince de Salm et de M. Hitcher , ressemble beaucoup à notre plante; mais elle en diffère, parce

que ses tubercules portent un aiguillon droit et roide naissant du centre de l’aréole, et qui manque dans le W. elongata. Ces deux espèces pourraient bien , ainsi que les trois suivantes, être des variétés d’un même type.

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