APPAREIL D'ESSAI PAR LA VOIE HUMIDE
Ventilation de l'appareil d'essai par la voie humide.
Tout le monde sait que M. Gay-Lussac est l'inventeur des procédés et des appareils d'essais par la voie humide. M. D'Arcet a ajouté à ces appareils un petit ventilateur destiné à emporter au dehors les vapeurs et les gaz qui se dégagent et qui pourraient être ou dangereux ou désagréables pour l'essayeur.
Il consiste, planche 22, fig. 0.6, il\, aS et 26, en un entonnoir de verre renversé y, dont la partie la plus étroite se trouve fixée par un bouchon et un masticage sur le bas de la pipette de jauge g, de la liqueur normale d'essai.
Sur le derrière ou le côté de cet entonnoir, est fixé un tuyau en verre h, réuni à un tuyau de cuivre / n, de o"',o4 de diamètre, qui, en rampant le long des murs de la salle, se rend et pénètre dans un tuyau de poêle o ou dans une cheminée, suivant la direction du courant de fumée; il est évident que le tirage du poêle ou de la cheminée, quand ils sont allumés, ou même longtemps après que le feu y est éteint, fait appel sur l'intérieur du tuyau i n, établit par ce tuyau un courant ascensionnel constant dans l'entonnoir y, et par conséquent emporte avec lui tous les gaz ou toutes les vapeurs qui peuvent se trouver dégagées à portée de son embouchure.
Maintenant, dans le cours de l'essai, et en se servant de l'appareil inventé par M. Gay-Lussac, le flacon de verre b, où s'est faite la dissolution de la prise d'argent par l'acide nitrique, encore chaud, et répandant des vapeurs d'acide nitrique et nitreux, est placé dans le grand cylindre de ferblanc verni d, et au moment où l'on veut faire couler dans ce flacon la liqueur normale jaugée dans la pipette, et par coTiséquent faire sortir du flacon les vapeurs acides qui le remplissent, 01 fiit glisser le chariot en ferblanc q y, que porte l'appareil, sur la wible o,
jusqu'à un arrêt s semblable à celui r; dans cette position, l'ouverture du flacon se trouve immédiatement au-dessous delà pipette g et de l'entonnoir y, et par conséquent toutes les vapeurs dégagées au moment où l'on introduit la liqueur d'essai dans le flacon sont emportées par l'appel établi dans l'entonnoir/!
c est une cuvette ovale en ferblanc verni destinée à recevoir la liqueur qui s'échappe pendant les manipulations.
e est un petit support sur lequel repose une éponge t, qui, lorsque l'on pousse le chariot q q jusqu'à l'arrêt /■, vient toucher l'extrémité inférieure de la pipette g, et enlever la goutte de liqueur normale qui s'y trouve et qui ne doit pas compter dans l'essai.
Dans le cours du tuyau i n se trouve une boîte cylindrique k également en cuivre, dans laquelle on installe, fig. 24, une petite lampey^qui sert à établir le tirage quand le poêle n'est pas allumé. Un robinet m est fixé au bas de la boîte A, et sert à introduire, s'il le faut, dans cette boîte, par une série circulaire de petits trous qui existe au pied de la lampe, l'air destiné à son alimentation.
Fig. a3. Élévation générale de l'appareil de ventilation.
Fig. 24- Coupe sur la hauteur de la boîte à lampe.
Fig. 25. Élévation du petit support e qui soutient l'éponge t.
Fig. 26. Plan du même support.
Ce petit appareil de ventilation est établi à la Monnaie de Paris, depuis l'introduction du mode d'essai par la voie humide.