‹ Collection de pièces de théâtreChapitre 118 sur 290 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

moi, mais vous avez des parois qui vous aiment

qui vous aiment tendrement; ils doivent être impatiens de vous revoir Eh bien! mademoiselle.

(A part.) Elle ne répond pas. (Haut.) Ils ne pourraient jamais supporter votre absence, ces bons parens; aussi vais-je donner des ordres pour qu'on vous reconduise sur le champ chez eux.

ÉLISE

O ciel!

GERME CIL

Je ne souffrirai pas...

MARCÉ

Eh bien! ne va-t-il pas faire le petit mutin? En vérité, je te conseille, tu seras bien reçu!

G ERME U I L , à part.

Quelle situation!

M \ RCÉ.

Soyez tranquille, mademoiselle, on aura pour vous

tous les soins, tous les égards... Vous serez dans une

excellente chaise de poste, avec une personne de

confiance ; ainsi , rassurez- vous.

ELISE, à Germeuil.

Grand Dieu! que devenir?

GERMEUIL, à part.

Rassure-toi , je te suivrai.

MARCÉ

Ah! rassure-toi, je te suivrai! voyez, quel ton familier... Oh! rinfàme!...

GERMEUIL, à part.

Je souffre le martyre.

MARCÉ

C'est qu'en vérité, je crois qu'il veut prendre un ton!... Mais je n'en reviens pas; après trois jours de mariage... avec une petite femme si gentille, quelle horreur! Quelle abomination! quel scandale!.... Par ici, mademoiselle, par ici, je vais donner des ordres pour les préparatifs de votre départ. Ah! rassure-toi, je te suivrai !

(Il s'en va. )

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