SCENE XX. a6i
EMILE, s'arrètant.
\lloiis , ferme!
ROSE
Au sein des plaisirs et des jeux Ils goûtent la paix du ménage.
EMILE
( !a n'est pas mieux , tu te trompes encore.
ROSE
Non, c'est toi qui accompagnes mal.
EMILE
Allons, recommençons.
ROSE
Encore? Allons, voyons :
Ah! cpie deux époux sont heureux Quand c'est l'amour qui les engage.
Ah! mon Dieu, comme tu dis cela vite! tu n'y es pas du tout.
ROSE, chiffonnant le cahier.
Au sein des plaisirs et des jeux Ils goûtent la paix du ménage.
EMILE , li'nteiToninaut.
Ce n'est pas cela.
ROSE, lui jetaut le cahier au nez.
\li! pour le coup, c'est ennuyeux.
EMILE
Fort bien! voilà un joli précepteur! il donne <\o
bons exemples à son élève.
ROSE, avec un peu de douceur.
Ecoute donc; j'ai promis de ne pas m'emporter.... sans motif.
Qu'est-ce que c'est donc que j'aperçois là au bout de ce mouchoir?
ROSE
Àh! mon ami... c'est la clef.
EMILE
Quoi! la clef que vous demandiez à Thérèse?
Hélas ! oui.
Fort bien! madame; et voilà ces deux honnêtes vieillards renvoyés. Pauvre Thérèse! avec quelle barbarie vous lui avez parlé !
ROSE
Ah ! mon ami , je suis prête à aller lui demander pardon.
EMILE
Oui; il est bien temps. Irai-je aussi m'avouer coupable à Germain ? cela serait-il décent ?
ROSE
Eh bien! mon ami, veux -tu faire une chose? Tu as renvoyé Germain, moi, j'irai lui parler. J'ai chassé Thérèse, tu feras une démarche auprès d'elle. Ne trouves-tu pas qu'il sera bien doux de réparer l'un par l'autre, les torts que nous avons eus mutuellement?