‹ Collection de pièces de théâtreChapitre 202 sur 290 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

PALAPRAT, mademoiselle DE BEAUVAL, GRAPIN.

GRAPII.

Ah ! vous voilà , monsieur ; livrez-vous à la joie : Je ne saurais parler, tant je suis enchanté !

PALAPRAT

Eh bien! que fait Bruis?

GRAPIN

Il est en liberté.

PALAPRAT

Grand Dieu, se pourrait-il!...

GRAPIN

Sans cloute; il doit me suivre.

Que vous devez bénir la main qui le délivre!

MADEMOISELLE DE BEAUVAL, à Palaprat.

Vous voyez que ma lettre a fort bien réussi.

GRAPIN

Quelqu'un de très solide a répondu pour lui.

PALAPRAT, à mademoiselle de Beauval.

C'est à votre bon cœur...

GRAPIN

Ma foi, j'en suis fort aise.

A ut. coutemp. Et. i. 22

PALAPRAT

Quoi ! sur un simple écrit le créancier s'apaise ?

GRAPIN

Cet écrit-là vaut mieux que de l'argent comptant.

MADEMOISELLE DE BEAUVAL

Hélas! si c'était vrai, que j'écrirais souvent! N'en doutez pas, monsieur; cette promesse est sûre.

GRApriy.

Je n'en suis pas en peine : avec la signature D'un pareil répondant, qui pourrait m'effraver? Je voudrais bien jamais n'avoir d'autre papier.

MADEMOISELLE DE BEAUVAL

Comment! j'ai du crédit? je ne m'en doutais guère.

PALAPRAT

Vous êtes aujourd'hui notre ange tutélaire; Des mains de l'amitié le bienfait est plus doux. Que Bruis est heureux ! Il ne le doit qu'à vous.

GRAPIN

Que disent-ils donc là? Je ne saurais comprendre....

PALAPRAT

Mais quelqu'un vient. O ciel! c'est lui ; je crois l'entendre.

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