SAINT-ROMAIN, FERVAL, PAULINE
EERVAL.
Eh bien ! eh bien ! monsieur mon fils.
SAINT-ROMAIN
( A part. )
Mon père'... .Je suis perdu.
PAULINE
Voyez à quoi vous m'exposez.
Mais non, je t'en prie, continue... Voilà ce qui s'appelle ne pas perdre de temps.
SAINT-ROMAIN
Mon père!...
FERVAL
Écoute donc; pour te plaire je me suis mis à la mode; mais je ne m'y mettrai, morbleu! pas jusqu'à ce point-là.
PAULINE
Monsieur, je vous prie de croire...
FERVAL
Rassure -toi, mon enfant: cela n'arrivera plus. Je suis bien sûr que tu as été effrayée de cette brusque déclaration.
SAINT-ROMAIN
Dieu! cdinme il lui parle!
43o IN JOUR A PARIS.
FERVAL
Chez nous autres campagnards, le véritable amour est timide, soumis, respectueux... A la ville, c'est probablement un autre genre. Mais comme on ne peut pas se défaire en un jour de toutes ses vieilles habitudes , nous serons le plus long-temps possible fidèles à la décence et à la délicatesse.
SAINT-ROMAIN, à part.
Oh ! Dieu ! qu'il m'humilie !
Va, mon enfant, tu m'es trop chère, pour que je ne veille pas à l'avenir sur toi. Mais oublions tout ceci. Je vois que mon fils est honteux de sa conduite, et il serait trop cruel d'ajouter à sa douleur... Parlons d'autre chose, de notre fête de ce soir, par exemple. Je veux que tu éclipses les plus jolies femmes de Paris. En conséquence, voici un petit écrin de cent mille francs que je te prie d'accepter.
SAINT-ROMAIN, à pan.
Un écrin de cent mille francs!... Quelle folie!
PAULINE
Ah! monsieur, quai -je besoin de ces riches parures? Reprenez-les, je vous en supplie. Vos bontés, votre tendresse, voilà les seuls biens que j'attends de vous.
FERVAL
Non, mon enfant, garde tout cela... Ah! je ne puis trop faire pour toi... Mon bien, ma fortune, tout ce ([lie j'ai de plus cher au monde, je te le destine. Oui,