SAINT- ROMAIN ,'FERVAL, PAULINE, LABRIE
LARRIE.
Monsieur, vos ordres seront exécutés. Vous aurez ce soir la fête la plus galante, la plus délicieuse et la mieux ordonnée. L'artificier et le glacier sont déjà en pleine activité. Le restaurateur dresse les tables ; le chef de la musique dispose l'orchestre; l'illuminateur prépare les quinquets. En un mot, votre jardin et votre hôtel vont offrir tout ce que l'art a de plus éclatant, et la féerie de plus merveilleux.
F ER VAL
Bravo! Labrie. Si la moindre chose manque, je m'en prends à toi, d'abord.
LARRIE.
Ahîsovez bien tranquille... A propos, monsieur,
43a UN JOUR A PARIS.
il y a là un homme qui vous demande avec mystère.
Il prétend que vous l'avez fait appeler.
FERVAL
Sans doute.... Je l'ai invité pour ce soir.... Mais j'ai deux mots à lui dire auparavant, et je vais le trouver.
LABRIE
Monsieur, qu'avez-vous donc fait de votre coureur? je ne lai pas revu depuis qu'il est sorti avec vous.
Ma foi! je l'ignore. Au premier détour, je l'ai perdu de vue. Il se sera sûrement égaré dans Paris.... J'en suis même inquiet.
LABRIE
Soyez tranquille, monsieur; il se retrouvera. Allez, c'est un gaillard...
FERVAL
Oh! pas si fin que tu le crois... Allons, mon enfant, va achever ta toilette, pare-toi de tes diamans, et, ce soir, tous les yeux seront fixés sur toi.
( Ferval sort d'un côté et Pauline de l'autre. )