‹ Collection de pièces de théâtreChapitre 259 sur 290 · ACTE II, SCENE XVII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XVII

Je le crois bien, parbleu! tu seras peut-être obligé de répondre pour lui.

SAINT-ROMAIN

J'en ai peur.

ARMAND

Comment vas-tu t'arranger avec tes créanciers? Ils sont capables de te faire un procès criminel.

SAINT -ROM AIN

Un procès criminel!

ARMAND

C'est tout simple. Tu leur promets un père avare, et tu leur fournis un père prodigue... Voilà leur hypothèque à tous les diables.

SA INT-ROMAIN

Si tu m'en crois , mon cher Armand , nous parlerons à mon père, nous lui ferons des représentations.

ARMAND

Des représentations... d'un fils à un père! Ah! mon ami, y penses-tu?

Il faut cependant lui dire...

ARMAND

Peine perdue, mon ami. C'est un philosophe que ton père. Il sait que tu dissiperais son bien; il aime mieux le manger lui-même. Si j'avais un fils comme toi, diable m'emporte si je me donnais la peine d'amasser.

SAINT-ROMAIN

Tâchons de trouver un moyen.

ARMAND

Tout ce que je puis faire pour toi, c'est de lui souffler la petite. Dans le fait , je lui trouve une figure assez drôle.

Non, mon ami, je ne le souffrirai pas.

ARMAND

Ecoute donc, il y a urgence.... Ton père est encore jeune; il n'a qu'à l'épouser.

SAINT-ROMAIN

Croirais -tu bien qu'il vient de lui donner pour cent mille francs de diamans?

ARMAND

Cent mille francs de diamans ! C'est arrêté , mon ami , je l'enlève.

SAINT-ROMAIN

Silence; voici mon père.

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