ACTE III, SCENE IL
LABRIE
Oui, et de jolies ehansons, je vous en réponds!
PAULINE
Mais M. Ferval?...
LABRIE
Oh! il ne perd pas la tête, lui... Tudieu ! comme il boit sec! Il serait à désirer qu'il se possédât de même au jeu... Il a cependant perdu cent mille écus!..
Que d'argent dissipé mal à propos! Tandis qu'il
aurait pu l'employer, par mon ministère, à des meubles , à des embellissemens , à des fournitures , en un mot... Vraiment, cela me saigne le cœur.
PAULINE
C'est ce M. Armand...
LABRIE
Oui, sûrement, c'est lui... Personne ne peut nous entendre... Entre nous, c'est un homme bien dangereux, bien pernicieux pour la jeunesse; il perdra Monsieur... Vous qui avez du pouvoir sur son esprit, vous devriez lui en dire deux mots.
PAULINE
C'est aussi mon projet. Tu crois donc que Saint- Romain...
( On entend appeler : Labrie! Labrie! Labrie!) LABRIE.
Pardon : voilà qu'on m'appelle encore. (On entend de grands éclats de rire. ) Ah! bon Dieu ! quel bruit ! quel tumulte! Au nom de Dieu! mademoiselle, n'oubliez
pas ce que je vous ai dit de M. Armand. Si nous n'y
prenons garde, il nous ruinera tous.
(Il sort.) PAULINE.
Quel fripon! De quels gens il était entouré!