ACTE III, SCÈNE XII. 46g
FKRVAL.
Paix! c'est trop souffrir l'insolence de ces misérables !
L ABRI*
Ah! mon Dieu! il ne parle plus comme un homme
ruine.
FER VAL
Combien vous est-il dû?
LABRIE
Monsieur, douze mille francs pour un jour... C'est au plus juste... J'ai réglé les mémoires.
F E R V A L , tirant un portefeuille plein de billets de caisse,
Quoiqu'en payant le tout je sois au moins trompé de moitié, je suis trop heureux, à ce prix, d'être délivré de vous : voilà la somme entière.
SAINT-ROMAIN, à part.
O ciel !
ARMAND, regardant les billets .
Quelle somme immense en billets! Est-ce que vous avez fait sauter la banque? Vous n'avez donc pas perdu?
FERVAL
Non. La source de ma fortune est, Dieu merci, plus honorable.... Labrie, mets à la porte tous ces messieurs.
LABRIE
Oui, monsieur. Il est temps en effet de châtier leur insolence. A-t-on jamais eu idée d'une pareille audace? Venir demander de l'argent à monsieur,
4;o UN JOUR A PARIS.
venir l'insulter jusque chez lui!... Ah! il y a une
heure que je souffre. Allons, sortez, faquins.
(Il les pousse dehors et les précipite les uns sur les autres. )