SCÈNE III
ANGÉLIQUE, LORMEU1L.
LORMEUIL, un fleuret à la main.
Eh! eh! eh! eh! parez -moi celle-là! parez -moi celle-ci!
ANGÉLIQUE
Ah! mon oncle! comme vous voilà de bon matin dans des dispositions guerrières!
LORMEUIL.
Oui, je me sens en train; regarde, et dis-moi s'il y a un jeune homme capable de porter une botte avec cette vigueur..
ANGÉLIQUE
Prenez garde; vous pourriez abuser de vos forces.
LORMEUIL.
Tais-toi donc : je suis toujours frais, dispos, de belle humeur, en bonne santé; enfin, j'ai vingt ans de plus que mon fils aîné, eh bien! l'on me prend partout pour son frère cadet.
ANGÉLIQUE
Il est sûr que vous ne devez pas passer pour son père , d'après le ton familier qu'il prend avec vous.
LORMEUIL.
Te voilà encore avec tes préjugés de la vieille
éducation Un père ne doit pas être le tyran de
son fils.