‹ Collection de pièces de théâtreChapitre 61 sur 290 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

MERV1LLE

Votre hôtel est bien grevé d'hypothèques, et peutêtre sera-t-il vendu par autorité de justice.

LORMEl IT .

Vous m'affligez!

MERVILLE

Votre nom se répand de plus en plus ; on a beaucoup parlé de vous hier chez un ministre; il ma chargé de vous inviter à souper.

^ LORMEUIL.

Vous m'enchantez ! D'après cela , il parait que mes affaires ne vont pas si mal.

MERVILLE

Mon Dieu non! ce n'est qu'un moment de gêne, et tout s'arrangera.

Dans tous les cas, la terre de Saint-Léger, dont mon fils a hérité, vaut cinquante mille écus, et il se fera un plaisir...

MERVILLE

Oui, oui, sans doute, ne vous inquiétez de rien, et songez que mon crédit, ma fortune, mes protections, tout ce que j'ai, vous appartient.

LORMEUIL.

En effet , vous devez être riche , vous , car vous ne dépensez rien , vous mangez toujours chez les autres.

MERVILLE

Hélas! c'est un sacrifice continuel que je fais à l'amitié.

io8 LA PETITE ÉCOLE DES PÈRES.

LORMEUIL.

Vous savez que Cidalise déjeune avec nous?

MERVILLE

Oui, je suis même étonné qu'elle ne soit pas encore ici, elle montait en voiture quand j'ai quitté son hôtel; elle arrive dans un équipage à quatre chevaux; elle est couverte de diamans, de dentelles magnifiques. Je crois l'entendre, je vous laisse avec elle, et vais, de mon coté, tâcher d'intéresser la belle Angélique en ma faveur.

( Il sort. )

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