SAINT MICHEL
TAKIÉTÉ.
Fragment pouvant appartenir au XVI* siècle.
Le saint Michel frappe de sa lance. Ce plomb a souffert et est mutilé au point que la tête, le bras droit et la partie inférieure du saint manquent totalement. Le démon lui-même n'a plus qu'un bras.
Ce fragment a été ^ouvé an Font-au-Cbange, en 1856.
SMNT MICHEL.
VAEIÉTÉ.
Partie iractîoiinée d'un saint Michel. Le boaclier est tu de face. La croix est chaire en coeur d'une sorte de raia d'escarboucle, et elle est cantonnée de quatre globules enfermés chacun dans un double cercle.
Ce plomb, du XTI* siècle, a été trouvé auPont-au-Change, en l'année 1858.
StINT MICHEL
TABIÉTÉ.
Saint Michel, debout, la tête nue et nimbée; il est ailé et revêtu d'une longue robe et d'un manteau; delà main droite l'archange tient une croix à longue hampe, et] de la main gauche un bouclier vu de profil et chargé d'une croix. A ses pieds, se trouve un fragment de dragon.
Cette enseigne date du XVI' siècle, et a été trouvée au Pont-au- Change, en 1862.
SkINT MICHEL
VkJtliTt.
Saint Michel, debout, ailé, la tête surmontée d'une croixpommetée. L'archai^, rêtn à l'antiq^ue, brandit, d'une main, son épée au-dessus de sa tête, et de l'autre tient un bouclier chargé de neuf étoiles rangées en cercle et dont une occupe le centre; il a les pieds posés sur un objet qui ne peut être bien déterminé et qui semble être le haut ou la tête du démon, laquelle est garnie de deux longues cornes. Dans le champ, sont placées deux coquilles, l'une à droite et l'autre à gauche. Le tout est entouré par un cercle garni au dedans de petits ornements ron^, chargés au centre d'un globule et rattachés au cercle extérieur par une queue. Des ornements semblables sont placés dans le champ pour relier ensemble les diverses pièces de cette plaque, qui est à jour, et lui donner de la solidité. Le dehors de l'entourage est garni d'S et d'anneaux qui serrent à fixer la plaque.
Xi *^* m
SMNT JEAN-BAPTISTE.
Prêtre, debout, soutenant devant lui un large masque hëmisphérique en manière de pleine lune, représentant probablement le reliquaire de la face de saint Jean-Baptiste. A ses côtés, sont deux acolytes (peut-être sur une tribune ou jubé qui masquerait le bas des corps) tenant chacun une torche. Ces figures sont entourées d'un listel chargé de la légende suivante :
i^ EN : SINGNUM FA (ci) E (i) BEATI : TOHAOTOS : BAPTIST. AB. (Ambianensisî)
Cette plaque, découpée à jour, est garnie de quatre anneaux disposés comme aux extrémités d'un sautoir.
Enseigne, de la fin du XV* siècle, qui a été trouvée au pont Sûnt-Hicbel, en 1856.
H ne parût pas douteux que ce plomb se rapporte à la tète de
saint Jean-Baptiste, honorée dans la cathédrale d'Amiens. Ducange, que sa qualité de Picard conduisait naturellement à mettre ce fait en lumière, rappelle ainsi Torigine de cette dévotion :
TJn gentilhomme picard, qui se trouvait au pïQage de Constantinople, en 1204, s'empara, pour sa part, d'un plateau qui portait la partie antérieure d'un crâne avec cette inscription en caractères grecs : hagios prodromos (le saint précurseur) ; il le rapporta en Picardie et en fit don à la cathédrale d'Amiens. Quelle que fût primitivement l'authenticité de la relique, ce souvenir des croisades fut accueilli par les Picards comme un objet de haut prix. La cathédrale d'Amiens la conserva malgré la Révolution; mais, jadis, c'était l'occasion d'une fête extrêmement fréquentée, où des milliers de pèlerins venaient honorer le chef du Précurseur. La trace s'en est encore conservée tous les ans, par la grande foire du 24 juin, jour de la nativité de saint Jean-Baptiste.
D'autres églises, dans la chrétienté, prétendent aussi à l'honneur de conserver le chef de saint Jean-Baptiste, et quoi qu'il en soit de l'authenticité de cette relique d'Amiens, il n'est pas moins vrai de dire que plusieurs villes ont la prétention de posséder (en tout ou en partie) la tête du Précurseur. Toutefois, les habitants d'Amiens ne se piquent que d'avoir la partie supérieure de la face, et peuvent prouver une possession bien établie depuis le XIIP siècle.
M. Rigollot, Picard lui-même, mais point du tout partial pour les objets ou les pratiques de dévotion, s'est trouvé conduit dans son ouvrage sur les Monnaies des évêques, des innocents et des fous, a fait connaître deux plaques de plomb représentant le chef de saint Jean-Baptiste. La plus ancienne lui paraît, par la forme des caractères de l'inscription et le style du dessin, remonter au
XIII' siècle, on, tout an moins, au XIV* siècle. « Ces pièces, dit-il, étâent distribuées aux pèlerins qui visitaient le chef de saint Jean-Baptiste. >