‹ Collection de plombs historiés trouvés dans la Seine et recueillisChapitre 15 sur 28 · XV-^ siècle · texte numérisé non relu

XV-^ siècle

Oiseau dans un grenetis.

R' : Poisson.

Ainsi que je l'ai dit plus haut, les poulaillers pouvaient vendre toutes sortes de denrées, sauf la cire ouvrée et le poisson d'eau douce. Le commerce du poisson de mer faisait, dès lors, partie de leur industrie ; les représentations figurées sur les deux côtés de notre plomb concordent donc parfaitement.

Trouvé au pont Saint- j\Iichel, en 18(55.

XIV' siècle.

it>r>

Poisson dans un grènetis.

Ijt : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets.

Grènetis.

Dès 1258, des statuts ont été donnés aux poissonniers détailleurs de marée et aux poissonniers d'eau douce. C'est à ces deux corporations que j'attril)uerais les plombs qui suivent; mais il est difficile d'établir ce qui revient à chacune d'elles : on peut supposer toutefois que les pièces au type du dauphin appartenaient aux poissonniers de mer; quant à celle au type de l'écrevisse, je la donnerais aux poissonniers d'eau douce. On lit, en effet, dans le Traité de la Police (t. 111, p. 31), qu'au commencement du XVIIP siècle, les langoustes, les crabes, etc., étaient à peine connus en France (du moins dans l'Ile-de-France) , et (pi'on n'en voyait pas à Paris, où ces crustacés ne pouvaient arriver alors dans un état de fraîcheur suffisant pour être livrés à la consommation.

Trouvé au Petit-Pont, en ISGo.

XIV^ siècle.

En outre, nous avons là peut-être l'attestation d'un permis de pêche, non pas précisément pour la consommation (l<<inestique les jours d'abstinence (vendredi et samedi, jadis uiùiiie le mercredi), ce qui fut longtemps le droit coniunni des i-ivei'aiiis, mais pour poissons destinés à la vente; car cette .'-ource de gain se

trouva foi't surveillée lorsque les seigneurs réclamèrent des droits régaliens sur les cours d'eau de leurs domaines. Encore une telle interdiction ne date-t-elle pas de très-haut, et je doute f^u'on puisse faire remonter cette prétention seigneuriale chez nous au delà du XTIP siècle, si l'on atteint même jusqu'à cette époque. Lesharons allemands semblent avoir été les premiers à s'en attri- ])uer le jirivilége; puis la féodalité française se sera fait la courte échelle sur les précédents des hauts justiciers germaniques, qui poussaient loin leurs droits, et n'y souffraient guère de diminution une fois qu'ils les avaient obtenus de la chaml)rc impériale. Je crois que nos Ixirons français étaient d'ordinaire plus accommodants avec leurs manants ou vilains. Toutef »is, l'exemple du voisinage avait de quoi les tenter ; d'ailleurs, nos rois du XIV siècle, tout en démolissant la féodalité, avaient grand besoin d'elle. Besoigncux et jaloux, comme ils le furent souvent, ils ne devaient pas être fâchés de lui reconnaître des prérogatives qui la commettaient avec le peuple. Diviser pour gouverner- est tour de vieille (pierre.

Poisson courbé en pal; devant lui se trouve une branche de verdure.

Grènetis.

W : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets renfermant chacun une perle.

Grènetis.

Trouvé au ront-Neui, eu IX(;:i.

Poisson, sorto de dmipliiii, posé en pal. Grènetis.

R: : Croix pattéo, rantoiinée de quatre annelets renfermant e.liacuu une perle.

Grènetis.

Trouvé au pont Saint-Michel, en 1805.

Ecrevisse dans un grènetis.

R" : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets renfermant chacun une perle.

Grènetis.

Trouvé au Petit-Pont, en ISOo.

XY' siècle.

Couronne ouverte.

R' : Croix dont chaque branclic est terminée jiui- un L^roupe (htrois j)erl("<, nue dalis duique canton.

Trouvé au pont Xotre-Diune, en 1850.

XV' siècle.

A qui attribuer ces plombs sur lesquels se trouve la représentation d'une couronne? Doit-on les donnera quelque office de la maison du roi ou cà quelque métier. J'avouerai que je penche vers cette dernière opinion, le type du revers étant généralement semblable à celui d'autres ])ièces dont j'ai cru pouvoir proposer l'attribution à diverses branches d'industrie. La couronne figurant dans les armoiries des orfèvres, je donnerais à cette corporation le série des plombs que je mets sous les yeux du lecteur.

Couronne ouverte.

]^ : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets.

Trouvé au Pont-Neuf, en 1 856.

XV* siècle.

Couronne ouverte, dont le bandeau est chargé de cinq perle>

]^ : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets.

Grènetis.

Trouvé au Petit-Pont, en 1865.

XV' siècle.

Couronne ouverte, dont le bandeau est chargé de trois perles.

Grènetis.

1^ : Croix dans un entourage formé de quatre arcs de cercle.

Grènetis.

Trouvé au pont Saint-Charles, en 1854.

XV? siècle.

Couronne ouverte, entourée d'un grènetis. ^ : Croix bourdonnée dans un entourage formé de quatre arcs de cercle.

Grènetis.

Trouvé au pont Saint-Michel, en 1800.

XIV" siècle.

Dans le champ, une couronne ouverte entourée d'un grènetis. ^ : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets.

Grènetis,

Trouvé au Poiif-aii-Cliaiigo, on 18(iU,

XY" sièc-le.

Type analogue à celui qui précède.

Grènetis.

IjL" : Croix pattée, cantonnée de quatre annelct;-

Grènetis.

Trouvé au ?ont-au-Change, en 185(1,

XY^ siècle.

lioue dans un grènetis.

]^ : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets renfermant chacun une perle.

Grènetis.

Trouvé au Petit-Pont, en 1860.

Ce type me semble pouvoir être réclamé par les charrons; soit qu'il s'agisse de leur corporiition communale, soit que l'on ait voulu caractériser une confrérie religieuse des maîtres, compagnons ou îuitii's, sous le vocable de h'ur patruiiiie, suinte ('atherine*

Tiihornacle (assez doutoiix), diiiis un grènotis.

R' : Croix bounlonnéc, dont clia(|m'l)rancli{' t-st côtoyée de deux points.

Trouvé au Petit-Pont, en 1 80 ï.

XVP siècle.

Une pièce analogue, dont celle-ci est une variété, a été attribuée aux menuisiers.

Le meuble gravé sur ce plomh est peut-être bien une lanterne ; dans ce cas, la pièce que nous venons de rappeler et celle-ci appartiendraient à la corporation des lanterniers. Je leur avais proposé d'accepter une autre pièce (p. 155); mais ils ne sauront euxmêmes quoi me répondre, si je les questionne sur les vieilles marques de leur état.

Sorte de joyau.

]^ : Croix dont chaque branche est terminée par un groupe de quatre perles, renfermée dans un entourage formé d(î quatre ares de cercle aboutés.

Trouvé au pont Saiiit-^lichel, en 1<SGi.

W" siècle.

1/1 (^(tuiniiuiau.té ôm< l'Muleurs avait le piivilége de l'ai)"»' b'Kbon-

clés, fermaux, mordants, etc. Ce plomb et celui qui suit peuvent être réclamés par ces industriels.

Étoile à six rais, dont les pointes sont réunies par des arcs de cercle.

Ijt : Croix pattée, renfermée dans un large grènetis.

Trouvé au pont Notre-Dame, en 1852.

XV' siècle.

Je présenterai l)ient(")t (p. 175), avec peu d'assurance, une attribution pour ces étoiles souvent reproduites. Convenons dès à présent que ma proposition future semble invalidée d'avance par les arcs de cercle qui relient l'extrémité de tous ces rais sur les premiers échantillons de notre étoile.

Sorte de joyau en manière de fermail de chasse, carré, inscrit dans un quatre-feuilles.

Grènetis.

R : Croix ornée de perles dans un entourage formé de quatre arcs de cercle, dont les points d'intersection sont garnis, en dedans, d'une perle.

Grènetis.

Trouvé au Pont-au-Chaiige, en ISoO.

XV' siècle.

Étoile à six rais, dont les extrémités sont réunies par un trait courbé.

Filet et grènetis.

R : Croix bourdonnée dans un entourage formé de quatre arcs de cercle aboutés; chaque point d'intersection est orné intérieurement d'une boule.

Grènetis.

Trouvé au pont Saint-Charles, en 1854.

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