AUX TYPES DES MAILT^ES
J'ai déjà fuit connuître dans rctto Collection dps Plombs hislonés (tome IV, p. ii) un moule qui nous a été rendu par la Seine, en 1856, après des siècles. Quatre autres, trouvés depuis lors, méritaient de prendre place ici. Plus d'un type nouveau sera représenté par le creux primitif, à défaut de Vépreuve métallique qui n'a pas reparu encore. Si plus tard on repêche le complément des matrices anciennes, ou quelqu'un des méreaux qu'elles préparaient, il y aura de quoi ramener l'aristarque chagrin qui m'attrihuait l'invention de mes pièces. Pour tant faire que de fabriquer ces plombs, je les aurais composés d'une facjon plus intelligil)le à moi-même. Je crois, du reste, que cette insinuation désobligeante a conquis peu d'adhésions dès l'origine, et que le temps aura réduit sensiblement le nombre de ceux qui hésitaient d'abord sur la foi d'un critique si mal renseigné.
En attendant, cela ne prouve pas mal les procédés et l'activité de nos ateliers parisiens dans ce genre de fabrication. La consommation locale suffisait à leur donner passablement de besogne; mais il y a lieu de croire que des villes de provinces recouraient aux orfèvres de Paris (apprentis, ouvriers ou maîtres), pour l'exécution de commandes où Ton pouvait débattre le prix entre plusieurs rivaux. Une cité moins importante n'avait pas la même concurrence dans ses murs , le marché y étant à peu près à la merci de deux ou trois hommes, tout au plus, qui se trouvaient en mesure de faire la loi. Motif très-légitime à des échevius hommes d'affaires, pour chercher ailleurs un mode d'émission plus économique à l'avantage du budget municipal.
]\roitié (le moule contenant les revers de six pièces qui portent les unes le chiffre I, les autres le chiffre II, dans un grènetis. Ces revers semblent appartenir à des méreaux d'église. XV'' siè(;le probahlement.