‹ Collection des anciens alchimistes grecsChapitre 198 sur 218 · I. x. — NOMS DES VILLES · texte numérisé non relu

I. x. — NOMS DES VILLES

Sur la pierre métallique ; en quels lieux elle est préparée (4).

1. Il faut connaître en quels lieux de la terre de Thébaïde se prépare la paillette métallique : Cléopolis (Héracléopolis); Alycoprios (Lycopolis); Aphrodite; Apolenos (Apollinopolis) ; Eléphantine.

2. La pierre métallique ressemble au marbre ; elle est dure, et les hommes qui, dans les lieux précités en font l'extraction avec beaucoup de peine, la préparent à l’intérieur (de la terre) ; ils portent des lampes.., et lorsqu'ils trouvent un filon, ils occupent. Leurs femmes broient (la pierre) et en font mouture.

3. Lorsque, après avoir réduit le minerai en poudre, ils l’ont étalé sur des tables garnies de rainures contrariées et disposées en pente douce, ils y font couler de l’eau ; la partie pulvérisée, légère et inutile, est entraînée par l’eau, tandis que la partie utile, retenue par son poids, est recueillie dans

les rainures des planchettes. Alors, pour la cuisson, ils resserrent le dépôt, le

(1) Ou Pétésis — Isidore en grec. Chéops (Sophé).— Origines de l’Alchi- Introd., p. τι et Lexique alchimique, | mie, p.58. traduction, p. 15. (3) Le temple de Phtha.

(2) E L. «Memnonlephilosopheetles (4) Voir Origines del’ Alchimie, p.129. autres anonymes. » [Il n’est pas question C'est l’abrégé d’un morceau d’Agathar-

roi Ménès? Il existe des écrits alchi- rais ; morceau qui se trouve intercaléau

ailleurs de ce Menos. Serait-ce le vieux chide sur l’extractiondel’ordesesminemiques sous le pseudonyme du roi | milieu des recettes alchimiques dans M.

placent dans un vasede terre cuite et, faisant un mélange selon la formule (1), ils lutent le vase, et le font chauffer sur un fourneau, pendant cinq

jours et cinq nuits ; le vase a une issue pour l’extraction (des produits).

Un Traité des Poids et Mesures, attribué à Cléopâtre, se trouve dans la plupart des manuscrits alchimiques grecs. 1] ἃ été imprimé d’abord par H. Etienne, au début de son Thesaurus Græcæ linguæ, puis reproduit, discuté, commenté par les auteurs qui se sont occupés des mesures antiques, par Hultsch en particulier : ce qui n’a paru en rendre la réimpression superflue.

Je crois au contraire utile de reproduire ici la liste des mois égyptiens, avec traduction latine grécisée, d’après le manuscrit À, fol. 280; en mettant en regard les noms des mois coptes actuels, qui montrent la permanence des

vieilles traditions. (Je les ai tirés de l'Annuaire du Bureau des Longitudes,

pour 1886, p. 24.)

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