SERMENT
Ι. x. — SERMENT
τ. Je te jure (1), mon honorable initié, par la bienheureuse et vénérable Trinité, que je n'ai rien révélé des mystères de la science qui m'ont été transmis par elle, dans les retraites secrètes de mon âme : toutes les choses dont je tiens la connaissance de la Divinité, relativement à l'art, je les ai déposées sans réserves dans mes écrits, en développant la pensée des anciens d'après mes propres réflexions.
2. Toi-même, aborde tous ces écrits dans un esprit de piété et de prudence; si nous avons dit quelque chose d’erroné, par ignorance, mais sans mauvaise intention, corrige nos fautes dans ton intérêt et dans l'intérêt des lecteurs fidèles à Dieu, exempts de malice et honnêtes, qualités qui sont en vérité difficiles à rencontrer (2). Salut ! au nom dela sainte et consubstantielle Trinité; je veux dire le Père, le Fils et le Saint-Esprit (3). La Trinité (3) dans l'unité, c’est le Fils, qui s’est incarné sans péché parmi les hommes, pour la glorification de la dyade (4), à laquelle il participe luimême; il a revêtu la nature humaine, tout en demeurant irréprochable; la
voyant sujette à faillir, il l’a redressée.
Ι. xx. — (SERMENT) DU PHILOSOPHE PAPPUS ©
1. Je te jure par le grand serment, qui que tu sois : j'entends le Dieu unique, par l'espèce et non par le nombre, celui qui a fait le ciel et la terre
et le quaternaire (6) des éléments et les substances qui en dérivent; ainsi que
(3) C’est une formule finale. La suite manque dans l’une des copies de A;
(1) Ce serment est tout imprégné des idées de la métaphysique chrétienne
des Grecs byzantins, du 1ve au vie siècle; surtout dans les deux additions finales; car le commencement pourrait avoir été écrit par un néo-platonicien.
(2) La suite manque dans plusieurs manuscrits : c'est une addition.
elle répond sans doute à une seconde addition postérieure.
(4) Le Père et le Saint-Esprit.
(5) Appelé aussi Pappoas.
(6) La Tétractys, formule pythagoricienne,
nos âmes rationnelles et intelligentes, en les harmonisant avec le corps; le dieu que portent les chars des chérubins, et que célèbrent les légions des anges.
2. Quelques-uns (τὴ ont délayé le jaune d'œuf (2) avec les liquides du même genre, jetant une cotyle (3) d’eau dans une once du corps (en question); après avoir renfermé (ce mélange), ils l'ont soumis à l’action des étuves; l'opération accomplie, ils ont enlevé l’ios; — après l’avoir exposé à l’air, ils l'ont incorporé à la cire et au soufre. Ayant ainsi soumis le mélange à l’action de la chaleur, pour parfaire l’opération dans des étuves régulières, c’est-à-dire par des dissolutions ou des cuissons, ils ont déposé le produit solide dans des vases de verre, suspendus dans un local chaud et recevant de préférence la lumière du côté du levant, ou du couchant et du midi, plutôt que du nord; ainsi que l’a prescrit en détail Stephanus, très aimé de Dieu, et comme nous l’avons exposé en abrégé dans notre traité dédié à Moïse, le trois fois bienheureux.
3. Ainsi nous avons bien composé notre écrit. En effet, si tu vois que le liquide s'étend vers le nord, comme il est dit dans le discours sur l’eau de soufre natif, alors hâte-toi de le corriger en délayant avec la saumure, le natron, l’antimoine, la couperose destinée à l’affinage (4). — Il voulait désigner par là la mortification du produit (5) et l’accomplissement de l’œuvre exposée dans tout son discours (6).
(1) Cette fin est étrangère au serment. vagues à diverses opérations chimiques.
Peut-être est-ce une recette, dont la révélation devait être précédée par le serment de l’initié.
(2) Voir la nomenclature de l’œuf, Ῥ- 07. 22.
(3) Mesure de volume.
(4) Cette description énigmatique du grand œuvre repose sur des allusions
Elle est d’une basse époque, postérieure au vue siècle, à en juger d'après la citation de Stephanus.
(5) Qu'il fallait éviter, pour accomplir l'opération.
(6) La phrase finale est une glose de commentateur, ajoutée en dernier lieu.
(re RÉDACTION)
Isis la Prophétesse (1) à son fils (2).
1. Isis, la prophétesse à son fils Horus: « Tu devais t'éloigner, mon enfant,
et aller combattre contre l’infidèle Typhon, pour le trône de ton père. Moi-
même m'étant rendue ἃ Hermonthis, ville {où l’on cultive) l’art sacré de
l'Egypte (3), j'y ai passé un certain temps. D’après le cours des circonstan-
ces, et la révolution nécessaire du mouvement des sphères (4), il arriva que
l’un des anges qui résident dans le premier firmament, m’ayant contemplée
“d'en haut (5), voulut s’unir à moi (6). Il s’avança, se disposant à en venir à
son but : mais je ne lui cédai point, voulant apprendre de lui la prépara-
(1) Voir BERTHELOT, Orig. de l’Alch., Ρ- 1358. Cp. H&æreR, Hist. de la Chimie, t. I, p. 200, 2e édition. — Titre de L :
Isis, reine d'Égypte, épouse d’'Osiris, sur l’art sacré, à son fils Horus ».— Les variantes notables de la seconde rédaction du texte, d’après L, sont données en-notes dans la traduction présente.
(2) Le titre est suivi du signe de la lune dans le manuscrit A. Ce signe, qui est aussi celui de l’argent, indique que tout le morceau a un sens alchimique caché, — Ici il remplace le nom du fils d’Isis, ce qui semble se rapporter à l'identification d'Horus enfant avec Harpocrate, et au rôle lunaire de l’'Harpocrate thébain, désigné sous le nom de Khons (v. les mots Aah [dieu lunaire] et Khons, dans le Dictionnaire d’Archéologie égyptienne, par Pierret, 1875).
Ceci tend à faire remonter jusqu'aux vieilles traditions égyptiennes la première rédaction de ce morceau. L’existence de deux rédactions, notablement différentes, pourrait répondre à deux interprétations distinctes d’un même texte hiéroglyphique.
(3) D'après L : « Moi-même, après ton départ, m’étant rendue à Ormanouthi (Hermonthis), où l’art sacré de l'Égypteestcultivé mystérieusement.…»
Ceci correspond à une note marginale de A : «elle parle dans un sens mystérieux », et nous rappelle le symbolisme alchimique de ce morceau.
(4) Cette phrase, quirépond au caractère sidéral d'Horus et d’Isis, manque dans L; on y lit seulement : « Je voulais meretirer; pendant que je m'éloignais, l’un des prophètes ou anges, etc. »
(5) Manque dans L. Il y a quelques variantes peu importantes dans ce qui suit.
(6) Dans À, ce mot est suivi du signe du cuivre, c’est-à-dire d'Aphrodite (Vénus), déesse assimilée à Isis-Hathor. Il semble donc qu’il s'agisse ici, dans un langage mystique, d’une combinaison chimique où le cuivre figurait comme matière de la transmutation (voir la note 2); combinaison assimilée, suivant un symbolisme fréquent chez les alchimistes, à l'union de la femme avec l’homme.
tion de l'or et de l’argent. Comme je l'interrogeais là-dessus, il me dit qu'il
ne lui était pas permis de s’expliquer à cet égard, vu la haute importance de
ces mystères, mais que le jour suivant, il viendrait un ange plus grand,
l'ange Amnaël (τὴ, et celui-là serait en état de me donner la solution de la
question.
2. Et il me dit que celui-là porterait un signe sur sa tête (2) et qu’il me
montrerait un petit vase non enduit de poix, rempli d’eau transparente. Il
(ne) voulut {pas) révéler la vérité.
3. Le jour suivant, lorsque le soleil était au milieu de sa course, apparut
l'ange Amnaël, plus grand que le premier ; pris du même désir à mon égard;
il descendit vers moi, il ne resta pas immobile, mais se rendit en hâte au
lieu où je me tenais ; et moi je ne cessai pas de m’informer de la question.
4. Et comme il tardait (à me répondre), je ne me livrai point, mais je
contins son désir jusqu’à ce qu'il m'eût fait voir le signe qu'il avait sur la
tête et qu'il m'eût transmis sans réserve et avec sincérité les mystères que je
cherchais.
5. Enfin, il me montra le signe et commença la révélation des mystères ;
proférant des serments(3), il s'exprima ainsi: Je tele jure parleciel, la terre, la
lumière etles ténèbres; jete le jure par le feu, l’eau, l’airetla terre; jetelejure
par la hauteur duciel, parla profondeur dela terreetdu Tartare; jetelejurepar
Hermès, par Anubis, par les hurlements du Kerkoros (4), par le serpent qui
(1) En marge de A : « Elle parle d’un être versé dans la connaissance de Dieu. » Dans L, tout le passage est abrégé en ces termes :
« 1. Le jour suivant, vint à moi leur premier ange prophète appelé Amnaël.
«2. Je l’interrogeai de nouveau sur la préparation de l'or et de l’argent. Il me montra un signe qu'il avait sur la tête, et un vase,non enduitdepoix, remplid’eau transparente, qu’il avait dans les mains, et il ne voulut pas révéler la vérité.
« 3. Le jour suivant, il revint, il renouvela sa tentative amoureuse et s’efforça d'atteindre son but. Mais je ne m'occupais pas de lui; et il continua à me tenter et à me prier par son désir.
« 4. Mais je ne me livrai point, et je le dominai jusqu’à ce qu’il m’eût fait voir le signe, etc. »
(2) Ceci paraît une allusion au disque qui surmonte les cornes en croissant (demi-cercle), lesquelles servent de coiffure au dieu lunaire Khonsou Aah. Dans L ce signe est décrit seulement un peu plusloin, lors de l'apparition d'Amnaël.
(3) IL semble que le serment aurait dû être prononcé par Isis. Le début rappelle le serment des Orphica.
(4) Her-Hor est le premier prophète d'Ammon; c’est le nom d’un personnage historique de la XXe dynastie (Dict. d'Arch. égypt. de Pierret). Ici il est devenu un personnage infernal.
garde le temple (1); je te le jure par le bac et par Le nocher de l’Achéron; jete le jure par les trois Nécessités (Parques), par les Fouets (Furies), par l’Épée.
6. Après tous ces serments, il me demanda de ne (rien) communiquer à qui que ce fût, excepté à mon fils chéri et légitime, afin que toi-même tu fusses lui et que lui fût toi (2). Ainsi donc, observe en passant, interroge lagriculteur Acharantos (3) et apprends de lui quelle est la semence et quelle est la moisson, et tu sauras que celui qui sème le blé récolte du blé, que celui qui sème de l’orge récolte de l'orge.
7. Quand tu auras, mon enfant, entendu ces choses, par manière de préambule, considères-en toute la création et la génération, et sache que l’homme sait engendrer l’homme, le lion engendre le lion, et le chien engendre le chien. S'il arrive qu’un être soit produit contrairement à la nature, c’estun monstre qui est engendré et il n’a pas de consistance (4). La nature charme la nature, et la nature triomphe de la nature.
8. Les adeptes ayant participé à la puissance divine, et ayant réussi par l'assistance divine, éclairés par l'effet dela demande (d’Isis) (5); ils firent des préparations avec certains minerais métalliques, sans se servir d’autres substances (non convenables). Ils réussirent ainsi au moyen de la nature
substantielle à triompher de la matière employée dans la préparation (6).
(1) C’est le serpent Ouroboros. Dans L onlit : «le hurlementde Kerkouroboros le serpent, et du chien tricéphale, Cerbère, gardien de l'Enfer ». — Kerkoros et Ouroboros sont ici confondus en un seul mot, par l’erreur du copiste. D'ailleurs le hurlement du serpent n'a pas de sens. Cerbère paraît avoir été ajouté en raison de l’ancien mot, gardien (du temple); (voir l’article I, v, 5), qui n'était plus compris et qui a été appliqué à l'Enfer par l’un des copistes dont L procède.
(2) Ceci semble faire allusion à l’identité du Dieu lunaire Aah, (symbole de l'argent) avec Khons (Harpocrate, qui est encore Horus. — Cette phrase mystique, tirée du culte égyptien, a disparu dans L.
(3) Aïlleurs : Achaab (Texte grec,
Ρ- 89, 1. 10). Ces noms propres ont été remplacés par «un certain agriculteur » dans L.
(4) Cette phrase philosophique manque dans L.
(5) Le commencement de ce paragraphe jusqu’à cetendroit manque dansL, qui débute ainsi : « ὃ. Il faut préparer la matière avecles minerais métalliques et non avec d’autres substances. En effet, comme je l’ai dit précédemment, le blé, etc. »
(6) Ceci paraît vouloir dire qu'il faut faire intervenir la nature prépondérante de l’or, jouant le rôle d’un germe ou élément générateur, pour surmonter et changer la nature de la matière des autres substances employées dans les transmutations.
En effet, de même que j'ai dit précédemment que le blé engendre le blé et que l’homme sème l'homme ; de même aussi l’or sert à la moisson de l'or, et généralement le semblable, à celle de son semblable (1). Maintenant le mystère a été révélé.
9. Prenant du mercure, fixe le{2):soitavec laterrebolaire,ouavecle métal de la magnésie, ou avec le soufre ;etgarde-le: c’est l'amalgame fusible (3).
Mélange des espèces : plomb facilement fusible (amalgame), 1 partie; pierre blanche, 2 parties; pierre crue (ou entière) (4), 1 partie; sandaraque (5) jaune, 1 partie; renoncule (6), 1 partie; mélange tout cela avec du plomb pris en masse, et fais fondre par trois fois.
το. Mélange de la préparation blanche, laquelle est le blanchiment de tous les corps (métalliques) (7). Prends 1 partie de mercure blanchi avec addition de cuivre (8); et prenez 1 partie de magnésie, désagrégée par les eaux (chimiques); 1 partie de lie de vin, traitée par le jus de citron; 1 partie d’arsenic (9), délavé avec l'urine d’un enfant impubère; 1 partie de cadmie;
1 partie de pyrite, cuite avec de la litharge; 1 partie de céruse, cuite avec du
(1) Tout le paragraphe 8 semble une addition, faite après coup, au texte primitif du ὃ 7, qu’ellerépète en grande partie. C’est en quelquesorte une transition mal agencée entre ce texte et les recettes techniques des paragraphes suivants, recettes très anciennes d’ailleurs et fort voisines de celles du Papyrus de Leide.
(2) Ceci signifie :soitlemercureéteint par son mélange avec une argile, soit le mercure amalgamé avec un alliage métallique, soit le mercure sulfuré par l'action du soufre, ou des sulfures métalliques.
(3) L: «c'est l’amalgame fusible, suivant le mélange des espèces : plomb facilement fusible » etc.
(4) V. la Nomenclature del'Œuf, p.10.
(5) Réalgar.
(6) Ce nom symbolique exprime quelque substance minérale jaune : voir le Lexique, p. 6.
(7) Cette préparation représente un
mélange de divers oxydes métalliques (cuivre, mercure, fer, arsenic, zinc, plomb, etc.), salifiés plus ou moins complètement par le bitartrate de potasse et par le vinaigre très fort; c’està-dire par un acide, ou un alcali, ou un autre corps piquant, assimilé au vinaigre; le tout est ajouté au mercure éteint ou amalgamé. En faisant chauffer ce mélange dans un creuset, avec addition d’un fondant, on obtiendra un alliage complexe. — Les Recettes d’asèm dans le papyrus de Leide, Introd., p. 29 (recettes 5, 6), p- 30 (recette 9), p. 31 (recette 13), p.
(recette 18), p. 33 (recette 19), p.
(recette 27), p. 37 (recette 37), p- 45 (recettes 84, 85, 86), p. 47 (recette go); sont tout à fait analogues aux descriptions contenues dans les $ 10, 11 et 12.
(8) Il y a là une inversion : c’est au contraire le cuivre qui est blanchi par le mercure.
(9) Orpiment.
soufre; 2 parties de litharge, cuite avec de la chaux; 1 partie de cendres de cobathia (1). Délaie tout cela avec du vinaigre blanc très fort et, après avoir fait sécher, tu obtiendras la préparation blanche (2).
11. Ensuite (3), prenant du cuivre et du fer, fais-les fondre, puis jettes-y peu à peu les substances que voici, pulvérisées : soufre, τ partie ; magnésie, 10 parties; jusqu’à ce que le fer devienne bien ductile. Après avoir broyé, mets de côté.
12. Prenant (4) un peu de cuivre rendu ductile par la chaleur, fais-en fondre 4 parties, et jettes-y 1 partie de fer broyé (5), en l'ajoutant peu à peu et l’agitant, jusqu'à ce que le feretle cuivre fassent un alliage.
Puis, prenant de cet alliage le poids d’une livre, fais-le fondre, en y projetant 3 onces de la préparation blanche, {ajoutée) peu à peu, jusqu’à ce que la matière broyée devienne blanchâtre. Puis, en la prenant au sortir du creuset, ajoutes-y du mercure: 1 partie pour 2 parties du mélange; donne-lui l’épaisseur d’un ongle. Si le métal n’est pas tout-à-fait ductile, fais le fondre de nouveau, et il deviendra mou comme la cire (6).
13. Ensuite (3), après avoir préparé une liqueur pour la dorure (7), une liqueur de coquille d'or (8), sans couperose, ni résidu de creuset, place les lames dans un vase de verre, mets à part pendant 35 jours, jusqu’à ce que le dépôt soit rassemblé. Puis, enlève et garde le produit (9).
14. Ensuite (τοὺ, prends la préparation blanche obtenue au moyen du mercure, de la magnésie, de la lie de vin, de l’arsenic, de la cadmie, de la
pyrite et de la céruse; prends aussi du mercure, mêles-y la liqueur du sidéro-
(1) Voir {ntrod., p.255.
(2) Tout ce paragraphe estune répétition plus développée de la recette contenue dans le précédent.
(3) Le mot « ensuite » signifie simplement que l’auteur passe à une préparation nouvelle ; laquelle ne fait pas nécessairement suite à la précédente.
Souvent le copiste, ayant sous les yeux deux recettes semblables, en a mis bout
bout les parties parallèles.
(4) Mot à mot:un Kéras ou Kération, c'est-à-dire un Carat, tiers d’obole, poids.
(5) Limaille de fer, ou fonte broyée ὃ
(6) Cect paraît encore se rapporter à la formation d’un amalgame. Le ὃ 12 développe la recette du $ τι.
(7) Il y avait probablementicilesigne de l'or, que le copiste grec a traduit par ἡλιοχόσμιον, POUT χρυσοχόσμιον.
(8) Le mot d’or en coquille estencore usité chez les bijoutiers.
(9) Recette sommaire pour dorer, analogue à celles des Papyrus de Leide (voir Zntrod., p. 70).
(10) Ce paragraphe est une variante des précédents.
chalque et les espèces susdites. Que la liqueur surnage la préparation de l'épaisseur de deux doigts; laisse macérer pendant quinze jours à l’ombre, et conserve le dépôt.
15. Lorsque tu veux blanchir quelqu'un des corps métalliques (1), procède ainsi : prenant du mercure, de la lessive de chaux, de l’urine, du lait de chèvre, du natron et du sel, délaie et blanchis.
16. On sait pareillement que les choses qu’il me reste à expliquer (2), c’est-à-dire les diplosis, les teintures et tous les traitements, tendent à un seul et même sens, à une seule et même œuvre. Comprends donc, mon enfant, le mystère de la préparation de la veuve (3).
17. Voici comment on élève la vapeur sublimée (4) : prends de l’arsenic (5), fais-lebouillir dans l’eau, et le mettant dans un mortier, pile-le avec le stachys et un peu d’huile ; mets le matras et la fiole (6) sur des charbons. Au-dessus de l’entrée (du fourneau?) dispose l'appareil, jusqu’à ce quela
vapeur s’en aille. Traite la sandaraque de la même façon.