LETTRE DE M. LE MARÉCHAL DE BELLE- ISLE
A Versailles, le 4 juillet 1758.
Les lettres que vous avez écrites, Monsieur, à M. le marquis de Paulmy, le 20 février et le 22 avril, m'ont été rendues, ainsi que la carte et les mémoires qui accompagnaient la dernière. Je ne puis que louer votre courage et vous exciter à continuer de vous procurer le plus de connoissance qu'il vous sera possible du pays où vous servez.
Je sais combien vous vous y êtes distingué et que vous êtes également propre à mener le soldat à la guerre et h lui faire observer une bonne discipline, et
VOUS pouvez être sûr que je ne manquerai pas de faire valoir vos services, comme je le dois, dans les occasions où je pourrai vous procurer des grâces de Sa Majesté.
Le maréchal duc de Belle-Isle.
(Autographe) — Vous ne devez pas douter, Monsieur, que je ne saisisse la première occasion pour votre avancement et que vous ne me trouviez toujours assez les sentiments que vous me connoissez depuis longtemps et qui dureront toujours.
XCVIÎI
LETTRE dp: M. LE MARECHAL DE BELLE-ISLE
A Paris, le 23 septembre 1758.
J'ai reçu, Monsieur, les lettres que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire les 17 juin, 2, 14 et 20 juillet derniers. Je n'ai pu encore en rendre au Eoi qu'un compte sommaire ; mais en attendant le travail que je dois faire avec Sa Majesté à ce sujet, je suis bien aise de profiter d'un courrier que j\I. de Massiac dépêche à Brest, pour vous assurer qu'elle est extrêmement contente de tout ce qui lui revient du zèle que vous avez pour son service et de l'intelligence que vous faites paroître dans la conduite des commissions qui vous sont confiées. Vous en avez douné de nouvelles mar-
ques à l'affaire du 8 juillet, et M. le marquis de Montcalm en rend un compte si avantageux que je ne doute pas que Sa Majesté ne vous en donne incessamment de sa satisfaction.
Le maréchal duc de Belle-Isle.
LETTRE DE M. DE MASSIAC
A Versailles, le 23 septembre 1758.
M. le marquis de Montcalm nous a. Monsieur, mieux instruit que votre modestie ne vous a permis de le faii'e, de la part que vous avez eue à la journée du 8 juillet dernier et à la déroute des Anglois. Je n'ai point laissé ignorer au Eoi les services que vous lui avez rendus dans cette occasion, et Sa Majesté m'a chargé de vous en témoigner sa satisfaction et de vous assurer des bonnes dispositions où elle est de vous en donner des marques.
En mon jiarticulier, je ne négligerai rien pour en accélérer l'effet, et je vous prie de croire que ce sera toujours avec autant de plaisir que d'empressement de ma part.
MASSLA.C.
• LETTRE DE M. LE COMTE D'aRGEXSON
Aux Ormes, le 10 février 1759.
(Autographe) — On ne peut être plus touché que je ne l'ai été, Monsieur, des marques que j'ai reçues de votre attention pendant le cours de l'année dernière. J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 2 juillet, ainsi que son duplicata, et celle du 19 octobre avec les nouvelles qui y étoient jointes. J'ai pris toute la part possible aux succès que nos armes ont obtenus dans votre partie, et qui vous ont mérité, à si juste titre, le nouveau gi-ade qui vous a été accordé.
C'est de tout mon cceur que je vous en fais mou compliment, et je vous prie de croire que je partagerai toujours avec la plus grande sensibilité les événements qui pourront vous intéresser ; c'est une suite des sentiments que vous avez la bonté de me témoigner et que je mériterai toute ma vie par l'attachement aussi sincère qu'inviolable avec lequel, etc.
M. -P. d'Argenson,