‹ Collection des manuscrits (volume 3)Chapitre 41 sur 51 · LETTRE DE M. BERRYER · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. BERRYER

A Versailles, le 6 février 1761.

Le Eoi a bien voulu, Monsieur, en considération du motif qui vous a engagé à céder au sieur Cadet les lettres de change qui vous ont été remises l'année dernière en Canada pour vos appointements, vous faire payer de celles que ce munitionnaire vous a données en échange, montant à vingt-trois mille cinq cent quatre-vingt-dix-huit livres. Je marque à M. Perrichon, trésorier général des colonies, qu'il peut les acquitter à leur échéance ; et, pour le mettre en état d'exécuter cet arrangement, je lui envoie une copie du bordereau que vous m'avez remis des traites qui y sont relatives et dont vous êtes porteur,

Berryer.

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LETTRE DE M. LE COMTE d'aRGENSON

Aux Ormes, le 19 février 1761.

(Autographe) — J'ai appris avec le plus sensible plaisir, Monsieur, votre élévation au grade de lieutenant-général. C'est une récompense et une distinction que vous avez bien justement méritées et que vous aurez la satisfaction de voir universellement aiDjjlaudies. J'y prends plus de part que personne en mon particulier par le désir que j'ai toujours eu que votre destination pour le Canada vous conduisît à ce terme. Je vous dois en même temps bien des remerciements de ce que vous avez fait pour le chevalier de Montreuil et pour M. de La Eochebeaucourt. J'ai remis à ce dernier, qui est ici, la lettre que vous m'avez adressée pour lui, et j'ai l'honneur de vous envoyer la réponse. Il est content et il doit l'être. Plus j'approfondis son caractère, plus j'y trouve de sagesse et de modération. Tout son désir est de servir, et je ne doute pas de vos boutés pour lui que vous n'y fassiez tout ce qui pourra dépendre de vous. Je le retiendrai cependant dans ce pays-ci, comme ça été votre sentiment, jusqu'à ce que son état soit décidé, de façon à pouvoir solliciter de l'emploi ; car avant ce temps-là, ce seroit lui occasionner une dépense inutile, et il se trouve enveloppé dans une cause commune au succès de laquelle vous emjjloierez certainement. Monsieur, toute votre activité et tout vos soins. Je vous i)rie de vouloir bien aussi vous

charger de faire rendre cette lettre à M. le chevalier de Montreuil, qui m'a écrit, mais dont j'ignore la demeure à Paris.

Soyez persuadé que je conserverai toute ma vie l'attachement aussi sincère qu'inviolable avec lequel j'ai l'honneur d'être, etc.

M. -P. d'Argenson.

LETTRE DE M, LE DUC DE CHOISEUL

A Versailles, le 24 février 1761.

Le Eoi voulant bien, Monsieur, faire recevoir chevalier de Saint-Louis le sieur chevalier de Bresse DuYerny, lieutenant en premier, avec rang de capitaine dans le corps royal de l'artillerie, je vous adresse la croix et l'ordre de Sa Majesté, dont vous avez besoin pour la lui conférer. Je vous prie de m'informer du jour qu'il aura prêté serment entre vos mains, et de lui en délivrer votre certificat.

• Le duc DE ClIOISEUL.

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