II
(i) Defimcto Eodulfo, Elfredus rt% AngSa.—** GuUieàno ditc(
Glaber, dira-t-on, assure que les grands du royaume donnèrent la couronne à Louis-d'Oulre-mer, pour la posséder à titre d'héritage : ainsi , c*est par sa naissance 9 et non par élection j que son fils Lothaire est monté sur le trône.
La suite des évènemens montre évidemment que cet auteur s'est trompé. La coùtunke de TEtat était de partager la monarchie entre toùis les enfàns légi-^ times de celui qui tenait la couronné à titré d'héritage. On n'en usa j^s ainsi envers Charles, h*ère de Lothaire. La nation ne croyait donc pas qu'il eût des droits successifs; el par conséquènl, elle n'avait psfe rendu le sceptre héréditaire dans la maison de son père.
Normanniœ omnimodo suppUcavit id Ludovtcum nepotem sùum^ fiUum CaroU stulti, patris reoocaret in regnum. Tune UUus consilio Francif adundto conciKo in unum, Guillebnum Senonensem archiepiscapum in AngUam eut Ediçam reginam Francorum mUtunty utfiliurn suum Ludtmcum ad patemum regnum remitieret.. Prafatus archiepiscopus Ludooicum in Franciam adduxit* Cm Guii/eimus dux Normanniœ et Hugo dux Burgundiœ et Heiiertus comes Viromandensis et multi alii obçiam prœcesserunt , sesegue ilU continud submiserunt; eumque apud urbem Laudunum in regem inungi et coronari fecerunt* (Càroiticum Taronfnse.)
FroMxman procera^^.^ Suseipieates Ladooicum regem, usgue LaudUnum 'çiçita$em cum honore deduooeruntp ibique eum in regem eleoaverurU et corona^erunt. (Ghronicom Sithiens«.)
Totius regni primates elegeruntLudoçicumfilium çidelicet prœdicti régis Caroii, ungentes eum super se regem hœrediiario jure regnaturum. (Rôdtilphus Glaber, h i, c. 3.)
Vm« PROPOSITION.
Lttthaire, fils de Loois-d'Oatre-mer, est ëla roi par la nation.
L*an 954» I^onis-d'Outre-mer ëtant mort, la reine Gerbei^e, son épouse , eut recours à Hugues-le-Grand, qui lui promit de &ire donner la couronne à son fils Lotliaire. Il lui tint parole. Ce jeune prince fut sacré à Reims par la faveur de ce seigneur et des grands der£ut(i).