INTRODUCTION
O i les ouvrages que je publie de nouveau étaient des ouvrages purement de circonstance , il y aurait de la présomption à vouloir en occuper le public. Ecrits pour servir un but du moment, ces ouvrages devraient disparaître avec le but qui les a dictés. Mais ceux que j ai réunis dans Fédition actuelle, contiennent tous des principes généraux et toujours les mêmes principes : ces principes me paraissent applicables à toutes les formes de gouvernement. Ils peuvent donc n'être pas sans quelque utilité, même aujourd'hui que beaucoup de circonstances sont changées.
Il y en a une qui ne lest pas : c'est le besoin qu'éprouve la nation d'être libre, et de jouir des garanties que toute£ les in-
*ûtutuny> ffoliluiw*, qudqtre rwm quelle IMtrUmt , dinvmtt a&mrer m* étoym»,
Jf fum» a fMu d#§ G%i*érmuïtt* fum% dm \ummw$f \n$ur frfâmnàm t[im U* mal* riélmnl d'tMmm 'mnurtUmtw, quand U& eïmm »V*wtoi<wrt pas,
A Yépw\m oh U nwuvmmnt mtUmal â# i *jH<)f détourné (h m Ustuiunw imturéte fmr VifttMtMM de Itmimmp d%>mmv* $$t par Yé%uimtw du lAubUam, ml dégénéré mt n&iUtium tswwuWiVti , mm hul \wém et mm diw>iUm i\%$9 um pitttUm mmthmm §1 \mn inUmtimméti 4# lu tmlhn fut h dupe de <fu#f<jM£* utvmw* vrai* en eu%*inèmmf tnmïfam&fa \f»r i^^AUMUm qu'un m fritmiu
\a diurne de h muvemnulé du jM'upta devint un mslmment dit tyrannie f et , du* tant (pwk[m terni*, k J*w*jA* m kma vpimnwr au turnt du m muveraimtté,
Wotw mnmm p\m éekiré*. aujourd'hui.
On a tente naguères d exciter dans la masse nationale, avec d antres mots, aussi métaphysiques que celui de souveraineté du peuple, un enthousiasme qu'on aurait voulu rendre différent dans son symbole, et pareil dans sa violence à celui de 1 793. L on n a pas réussi. Le prestige des moto est brisé.
Je pen$e donc que des ouvrages destinés à revendiquer nos libertés en les appuyant sur des principes clairs, applicables, indépendans des formes , et qui tendent à nous préserva: dçs erreurs et des fraudes qui nous ont tant fait souffrir, serviront la cause à laquelle, depuis de longues années , j'ai consacré ma vie,
J avais d'abord conçu le projet, comme je lai dit ailleurs , de faire entrer dans cette collection tout ce que j avais écrit, même sous les gouvernemens antérieurs qui ont régi la France. J'aurais ainsi prouvé que,
m j ai chercha la liberté sou* divcr*et> for* mes , je n ai jamais chercha que la liberté* Beaucoup d'hoim ne* se *ont rapprochai de nos gouvernement* *ucce*sif* , pour leur prodiguer de* hommage* et le* inviter & prendre plu* de pouvoir* Je me *uis au*ai rapproché quelquefois de ce* gouvernemen* ; mai* pour répéter de* vérité* qui ne pouvaient me valoir aucune faveur, et pour avertir le* homme* pui**an* que la sûreté n'était pa* dan* Vexcè* de la puissance*
J'ai craint toute foi* (\w f *i je fai*ai* ré-
imprimer de* ouvrage* oh je développais les moyens de concilier la liberté qui con» vient au* nations moderne* , avec des formes républicaines trop empreintes jusqu'ici des souvenir* de l'antiquité , Ton ne me pétât des intentions qui ne sont pa* le* mienne», pui*que je pense que la monarchie constitutionnelle, lorsque le '»<"
voir ministériel est bien séparé du pouvoir royal, contient toutes les garanties de li*
berté désirables. J'ai donc renoncé à cette idée, qui me plaisait surtout y comme prouvant que je ne suis ni intéressé, ni disposé à désavouer aujourd'hui ce que j'ai pu écrire autrefois (i).
J'ai dit, en annonçant cet ouvrage, que c'était par cette collection que je désirais que ma vie politique fût jugée. Je n ai , en conséquence, retranché aucun des pas* sages où j'avais exprimé nies opinions. Je dois cependant convenir avec franchise > que le désir de perfectionner ce que je publiais, m'a engagé souvent à y introduire des chançemens notables ; mais ils ne portent jamais sur la base de mes théories. Ib consistent en dévéloppemens de
(i) Le lecteur verra combien toute espèce de dësaveu est loin de ma pensée, s'il consulte fa page 238 de ce volume.
ces théories, en preuves nouvelles, soit de raisonnement, soit de fait, et en inférenées qu'autrefois j'avais ou moins clairement aperçues, ou moins soigneusement déduites.
Le premier volufne de ce recueil se compose presque en entier des réflexion*} sur les constitutions et les garanties , publiées peu de jours avant la promulgation de notre charte actuelle; mais j'y ai fait entrer, avec toute la portion de mes principes de politique que j'y avais ajoutée en i8i5, une foule de ilotes qui m ont été suggérées par mes observations postérieures.
Une de mes brochures sur la liberté de
la presse forme le dernier quart de ce premier volume. Elle n a que le mérite d'avoir ouvert la carrière , quand peu d'écrivains songaient à y marcher. L'on désirait la liberté de la presse plutôt parce
qu'on avait entendu vanter les résultats heureux que cette liberté a produits chez un peuple voisin , que parce qu'on en appréciait réellement les immenses bienfaits. • Nous avons acquis , depuis cette époque, bien plus de lumières sur cette matière. . Le second volume contient une réponse à un discours ministériel de 1 8 1 4 sur cette même liberté de la presse. Vient ensuite l'Essai sur la responsabilité des ministres. Cet essai n'était qu'une esquisse très-iinparfaite; et bien qu'il ait , malgré ses défauts , obtenu du public un accueil favorable, je me suis convaincu en le relisant, que beaucoup de corrections étaient nécessaires. Je dois ajouter que cette conviction n'a pas été l'effet des critiques qui ont été dirigées contre cet ouvrage. La théorie de la responsabilité était alors si peu connue , que je n'ai pas eu le bonheur de pouvoir profiter d'une seule des observations
qui m'ont été faites* L'on ne me trouvera converti ni sur la neutralité du pouvoir royal , condition essentielle et inséparable de l'inviolabilité royale, ni sur l'obéissance passive, dogme absurde, vide de sens, quand on le définit, exécrable, quand on Tapplique. Mes censeurs m'ont laissé la peine de chercher seul à découvrir les er~ reurs que j'avais commises ; car ils ne m'ont attaqué que sur ce que j'avais pu dire de juste et de vrai.
Les principes de politique étant réunis aux réflexions sur les constitutions et garanties , n'occupent point dans cette collection une place à part ; mais tout ce qui a rapport aux bases d une constitution ' libre en a été fidèlement extrait. J'aurais pu indiquer plus souvent, et démontrer avec plus de force que je n'ai cru conve» nable de le faire , le soin que j'avais pris de relever, dans cet ouvrage, les vices de
l'administration précédente de l'homme duquel j'avais accepté des fonctions. Publiés au commencement de son second règne, mes principes de politique étaient une protestation perpétuelle contre les abus du premier.
Je serais bien aise qu'un de nos courtisans , anciens ou nouveaux r un habitué des Tuileries impériales ou royales , produisît un second exemple d'une indépendance aussi complète, d'une persévérance aussi opiniâtre dans les mêmes principes , professée à côté du pouvoir, en sa présence , dans ses conseils ; j'aurais un courtisan de plus à estimer, et un de plus n'est pas peu de chose. Il m'eût été facile de comparer ma conduite dans cette circonstance, et lorsqu'un sentiment de devoir m'avait engagé à me réunir au gouvernement intérieur de la France , avec celle de beaucoup d'hommes, qui , aujourd'hui espèrent, en
vantant une courte résistance , effacer la mémoire â'um longue servilité. I*> lecteur §e forait amu*é, peut-être, si je lui avais montré ceux que , durant huit ou dix année», non» avion» vu» obéir avec une infatigable ardeur à tou» les caprice» de Napoléon , »e mouvoir dan» tous le» »ens, opérer dan» ton le» le» place» , «'adapter h tottf le» usage» , tour à tour auditeur» , préfets, intendan» de province», ministre», négociateur», proconsul», toujours également actif» et docile», zélé» pour le but et indifférent »ur le» moyen») »i je lui avais peint ce* homme», di»-je, témoignant ftoudain une horreur invincible à Tidée que le régime sous lequel il» s'étaient formé» se rétablirait. Rien de plus curieux apurement que de»Tigellins de douze an»
se réveillant des Traséas de trois mot», soit que leur conscience subite et tardive voulût solder un long arriéré , soit qu'ainsi
que les femmes trop sensibles, qui ont une faiblesse à se reprocher, ces convertis fussent plus en garde que d'autres contre leur nature, frêle devant le pouvoir (i); mais ce tableau, séduisant à retracer, m'aurait détourné d'objets plus graves , et je me bornerai adonner un seul conseil à ces hommes.
Quand ils se sont prosternes devant
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(i) On doit, ce me semble, diviser en deux classes tes qui ont servi Napoléon. Le plus grand nombre de qu'il a revêtus d'importantes fonctions an moment où il est pour h première fois arrivé à la puissance, a pn croire que raffermissement de sou autorité naissante était le malleur moyen de dicter la paix à PEurope et de calmer les factions de Pîntérieur, C'était une erreur , je le pense, et j'ai prouvé •ne telle était ma pensée; mais cette erreur, oui était excusable puisqu'elle était sincère , les ayant engagés dans la route glissante des concessions et de l'obéissance , ils ont suivi cette route en misant le bien qui dépendait d'eux , et en donnant même fréquemment, par des résistances partielles et soutenues , des preuves de conscience et de courage. Lors-
Napoléon , dès l'origine de sa puissance y ils l'ont fait spontanément. Les circonstances les auraient favorises , s'ils eussent voulu défendre , ou seulement ne pas attaquer les libertés nationales. Une constitution, très -imparfaite à la vérité , leur offrait cependant des moyens d'opposition , ils les ont brisés : d'un chef constitutionnel, ils ont fait un despote. Quand
qu'ils se rattachent maintenant k la liberté, on doit rendre nommage & leur bonne loi. Ib ont agi d'après leur conviction et sont éclaires par l'expérience.
Mais crux qui n'ont pas à nous citer une seule action courageuse, ceux qui jusqu'en 1814 ont toujours applaudi , toujours loué , et, ce qui pis est, toujours servi; ceux qui ont vanté la prospérité de la France , tandis qu'elle gémissait sous la tyrannie et .pliait sous le poids de se» victoires; oeut qui ont apporté sans cesse en tribut à la puissance la même fureur de servilité, ceux-là nous démontrent que ce n'était ni le bien de l'état , ni un faux système qui les avaient dirigés, jadis f et que s'ils sont éternellement esclaves , c'est par goAt > par nature et par calcul
nous nous sommes réunis à Bonaparte, en 18 1 5 , il n y avait point de constitution, tout annonçait une dictature militaire.
Nous avons essayé de transformer un despote en chef constitutionnel ; par pudeur , par prudence, nos adversaires devraient * cesser de nous accuser.
Dans le reste du second volume, se trouve tout ce que j'ai publié depuis la restauration de i8i5. J'étais assez enclin à retrancher la première et la plus courte de ces publications , je veux dire la doc- # trine politique propre à réunir les partis en France ; elle était dirigée contre des hommes qui me semblaient proclamer des principes d'un danger extrême. Depuis que ce danger n'est plus aussi grand, depuis qu'il est prouvé que ces principes ne sauraient s'établir, et que toute la force de la nation les repousse , depuis surtout que plusieurs de ceux nue
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je redoutais se sont montrés d'honorables défenseurs de nos libertés , toute animositë doit s'éteindre*
Cependant je crois que ce petit ouvrage a le mérite de caractériser assez bien l'époque à laquelle il a paru. C'est un fragment pour l'histoire d'une guerre terminée , et il sera peut-être curieux un jour de voir de quelles armes se servaient les combattons, et pur quels moyens l'armée la moins nombreuse était parvenue à balancer la victoire.
Je conviens d'ailleurs que j'attache à cette très-petite brochure un souvenir qui m'est agréable. J'ai le premier rompu le silence qui pesait sur notre patrie , depuis les événement de juillet ? 8i5. Durant plus d'une année , tout ce qui se disait , tout ce qui s'imprimait était dans le sens d'une minorité alors implacable; il était important de révéler à la majorité opprimée
qn elle était la majorité. J'ai ose le lui dire , car elle n'avait besoin que de le savoir , pour reprendre sa place et ses droits. L'événement n'a pas trompé mon attente.
Le compte rendu de la session de 1816 à 18 17 est en quelque sorte la continuation de cette histoire d'une lutte mémorable. L'intérêt en est dû en entier au ministère, qui , suivant une marche uniforme, calculée exclusivement pour l'intérêt de son pouvoir , est parvenu , par une progression d'une régularité admirable , à se séparer de tous les partis , de toutes les nuances qui divisent encore la nation , et à réunir contre lui > je ne dirai pas tous les vœux , mais toutes les opinions : si c'est un mérite à un ministère de mettre d accord tout le monde , ce mérite appartient à nos ministres.
Les questions sur la législation de la presse ,. publiées immédiatement après
des jugemens , pour le moins sévères , qui avaient frappé des écrivains, dont plusieurs étaient dignes d estime , ont donné l'éveil à l'opinion sur les doctrines étranges que les organes du gouverment av aient professées ; c'est la seule part de gloire que je réclame. Depuis la publication de ces questions, tout ce qui a rapport à la liberté de la presse a été tellement approfondi , que mes écrits antérieurs, comparés à ceux qui ont paru ensuite , et aux discours lumineux prouoncés à la tribune , soutiendraient mal sans doute le parallèle ; mais j'ai fait l'office d'une sentinelle avancée. J'ai crié aux armes , et j'ai peut-être préservé Tannée.
Aujourd'hui la bataille est gagnée , et il est consolant à ce sujet de considérer quels immenses progrès a faits La nation. Je me souviens du temps où la liberté de la presse paraissait, à beaucoup de gens ,
n'intéresser que les auteurs. Les ministres , Ses éternels adversaires, reprochaient à ses partisans de mettre en balance le repos de l'état, et les jouissances d'amour-propre ou de cupidité d'une classe peu nombreuse, qui réclamait pour sa vanité ou son profit des moyens de faire effet. On eût dit que les écrivains d'un pays n'écrivaient que pour eux-mêmes , que le résultat de lenrs x écrits ne pouvait être que leurs succès personnels , et alors sârià doute cent qui n'avaient nulle prétention à de pareils succès contemplaient avec assez d'indifférence la lutte de la presse contré le pou* voir. Chacun sait à présent que la liberté de la presse n'est autre chose que la publicité garantie , qu'elle est le seul moyen de publicité , que sans la publicité l'autorité peut tout , et qu'enchaîner la liberté de la presse , c'est mettre la vie , les propriétés y la personne de tous les Français
entre les mains de quelques ministres.
Ces vprités , connues comme elles le sont , rendront vaines toutes les tentatives destinées à prolonger des restrictions qui réunissent aujourd'hui au tort de l'injustice, le désavantagé de l'impuissance.
Nous aurons bien encore à supporter de temps à autre la répétition de ces lieux communs dits tant de fois que les phrases qui les expriment se forment, je suppose, d elles-mêmes , sur les lèvres de ceux qui les prononcent, sans qu'ils aient besoin d'y penser ; mais ces lieux communs seront sans effet. Leurs échos seront ridicules , et la France aura .la liberté de la presse , parce qu elle l'apprécie et quelle la mérite en l'appréciant.
Les derniers ouvrages que Ton trouvera dans ce recueil ont rapport aux élections. Les maximes établies, comme devant diriger les électeurs dans leurs choil , sont
indépendantes de tontes circonstances. Il sera certain dans cent ans, comme aujourd'hui , qu'A ne faut pas charger ceux qui profitent des mesures arbitraires , de réprimer les mesures arbitraires; ceux qui s'enrichissent par les dépenses publiques , de limiter les dépenses publiques ; ceux qui sont payés par le produit des impôts; de diminuer la masse des impôts; ceux qui doivent leur fortune et leur lustre aux prérogatives de l'autorité , de s'opposer à l'accroissement des prérogatives de l'autorité.
Quant aux événemens que je m étais permis d'annoncer , j'ai au ministère et à ses défenseurs l'obligation d'avoir vu mes prédictions devenir de l'histoire. Sans doute ie me suis trompé dans uueloues
conjectures de détail. En parlant des moyens que l'on emploierait pour influer sur les élections , j avais dit que les dis-
cour* feraient spécieux , les «légations plausible» f et le* roses d'autant plus adroi~ tes , qu'elles auraient 1 air de la bonhomie et de la candeur. Je dois reconnaître que les discours n ont pas été spécieux , que les allégations n'ont pas été plausibles , et que les ruses, maladroites, n'ont eu nullement un air de candeur et de bonhomie.
Mais j'ai eu toutefois raison pour l'ensemble, \jfon s'est servi contre les hommes qui jouissaient de l'estime nationalo , des moyens que j'avais indiqués : on les a renforcés d'autres moyens que j'avais eu la politesse de ne pas prévoir, 11 en résulte que mes avis , un peu amplifiés , seront utiles pour une autre année:
Depujs les élections, ce qui se passe fait encore honneur à ma prévoyance. Né voyons-nous pas les partisans des lois d'exception arriver avec leurs locutions con-
sacrées , louant les principes , écartant leurs conséquences y admirant la règle f appuyant sa violation , érudits dans Vapologie de l'arbitraire , apôtres doucereux delà rigueur f et légitimes héritiers de nos législatures successives dans ce qu'un noble pair appelait , avec une vérité piquante , l'oraison funèbre de la
Ainsi donc , soit que Ton considère ces deux ouvrages Comme Un avertissement ou comme on récit , leur réimpression pourra être utile , ou pour le passé , ou pour 1 avenir .
J'avais eu l'idée de joindre à chaque ouvrage une notice historique , exposant ce qui avait eu lieu , ce qu'on avait à craindre, ce qu'on pouvait espérer à chaque époque , les fautes qu'on avait commises, les inçonvéniens résultant de ces fautes , et les hasards inattendus , mais
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heureux; qui, malgré beaucoup d'erreurs et quelques intentions alarmantes, nous ont ramenés toujours dans la route constitutionnelle ; mais je me suis aperçu que j'entreprenais de la sorte une histoire de la révolution depuis quatre années , et ce sujet demande à être traité avec plus d'étendue , et plus de maturité. Je me suis donc contenté de mettre en note les faits qui se sont présentés à ma mémoire , et les observations que m ont suggérées des discussions, des attaques ou des réfuta* tions postérieures»
Il ne me reste, en terminant cette introduction , qua réitéra* aux amis de la liberté une invitation que je leur adressais , quand nous avions bien moins de motifs d'espoir (i)«
« Quelque active que soit Finquisi—
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h tion, leur disais-je, avec quelque soin » que ses précautions se multiplient, les » hommes éclairés conservent toujours » mille moyens de se faire entendre. Le » despotisme n'est redoutable que lors- » qu'il étouffe la raison dans son enfance : » il peut alors arrêter les progrès de l'espèce » humaine et la retenir dans une longue » imbécillité; mais, lorsque la raison s'est » mise en marche, elle est invincible : il .**•■ qu'on moment pourUpr^cri»
» avec fruit ; ce moment passé, tous les y » efforts sont vains, la lutte intellectuelle » est engagée , l'opinion se sépare du pou- » voir, la vérité se fait jour dans tous les » esprits.
» Missionnaires de cette vérité éternelle, » si la route est interceptée, redoublez » de zèle , redoublez d efforts ; que la lu- » mière perce de toutes parts ! Obscurcie* » quelle reparaisse! repoussée, quelle re<
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» Tienne ! qu'elle 5e reproduise , se mul- » tiplie, se transforme ! qu'elle soit infa- » tigable comme la persécution ! que les » uns marchent avec courage! que les » autres se glissent arec adresse ! que la » vérité se répande, tantôt retentissante » et tantôt répétée tout bas! que toutes » les raisons se coalisent , que toutes » les espérances se raniment, que tous » travaillent, que tous servent, que tous ^attendent! Il n'y a pas de prescription » pour les idées utiles, dit un homme il- » lustre (1) ; il n'y a donc point de près- » cription pour la liberté* »